Etudiant en école post-bac, il décroche un Summer chez Barclays

Issu d’une école de commerce post-bac, Thomas est actuellement en année de césure. Cet été, il aura la chance de participer au Summer Internship de Barclays en Investment Banking. Comment cet étudiant d’une école « non-target » a-t-il réussi à obtenir cette offre ? Dans cette interview, il vous raconte ses process, mais surtout ce qui, selon lui, a fait la différence.

Bonne lecture !

 

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Thomas, je suis étudiant dans une école de commerce post-bac et je suis actuellement en année de césure. Avant de commencer mes études supérieures, et parallèlement au lycée, j’étais footballeur professionnel. J’étais au centre de formation d’une équipe de Ligue 2 et je faisais partie de l’équipe nationale des U19. Après le Baccalauréat, je me suis dirigé un peu par hasard vers une école de commerce post-bac et c’est lors de ma 2ème année que j’ai décidé de m’orienter vers la finance. J’avais de très bons résultats, ce qui m’a donné la possibilité de faire un échange universitaire à Warwick, au Royaume-Uni. C’était très intéressant, car il y avait beaucoup d’événements de networking et c’est à ce moment que j’ai commencé à réellement m’intéresser aux Summers. Actuellement en césure, j’ai eu l’opportunité de faire un stage chez Air Liquide en trésorerie avant de devenir stagiaire en M&A dans une top boutique parisienne. J’ai commencé à candidater aux Springs et Summers assez tôt, notamment dans les Américaines (j’étais en process chez Morgan Stanley), avant de décrocher finalement une offre de Summer chez Barclays.

 

Peux-tu nous parler de ton process chez Morgan Stanley ?

Morgan Stanley a été une petite expérience très enrichissante. J’ai participé à un évènement qui m’a permis d’intégrer le processus de recrutement du Summer Program 2018, mais malheureusement je ne suis pas allé au bout. Cela dit, ce fut pour moi un très bel entraînement pour mes entretiens chez Barclays.

 

Air Liquide, M&A, Morgan Stanley, Barclays… Comment expliques-tu cette réussite qui peut sembler un peu surprenante ?

Je pense que Warwick m’a bien aidé pour décrocher mon Summer Internship, notamment parce que l’école était beaucoup plus target que la mienne, apportant ainsi plus de crédibilité à mon CV. Il y avait énormément d’évènements networking, ce qui m’a permis de rencontrer des professionnels, d’en savoir plus sur les métiers, sur les process, et de me créer un réseau. Aussi, mon passé de sportif de haut niveau suscite souvent la curiosité et la sympathie des personnes avec qui je discute, aussi bien les garçons que les filles pour le coup. Tous ces éléments me permettent d’accroître mes chances de temps en temps. Je reçois également beaucoup de refus, mais c’est le jeu !

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Parlons un peu de ton stage actuel : comment ça se passe en M&A ?

Je dirais que ça se passe bien, enfin j’espère que mon travail est satisfaisant. Les missions sont très variées, j’adore ça. Je travaille sur 6-7 dossiers, tous dans des secteurs différents. Certains concernent des projets et/ou des entreprises basées en France, d’autres en Afrique, d’autres aux USA. Je bosse sur des sujets de M&A, des sujets de financement et refinancement, un dossier en levée de fonds, etc. C’est extrêmement diversifié. Après, ça va tellement vite entre les dossiers que l’on a pas forcément le temps de bien comprendre tous les enjeux, il faut donc profiter du moindre moment de calme pour prendre un peu de recul, prendre le temps de relire des documents, de comprendre 2-3 points, de faire des recherches sur Internet pour obtenir plus d’informations, et surtout pour éviter de poser des questions bêtes aux analystes !

 

Au quotidien, ça donne quoi ?

Les semaines passent très vite et le rythme est soutenu même si ça reste très variable. C’est aussi ça que j’aime. Le travail et les missions arrivent de manière aléatoire et c’est vraiment différent des tâches redondantes que l’on peut faire d’une semaine à l’autre dans d’autres secteurs. Ici, c’est vraiment rare de faire quelque chose de routinier, les seules choses redondantes ce sont les “markets updates” à faire. Bien sûr, il y a une partie du travail qui peut parfois être moins amusante, fastidieuse et intellectuellement inintéressante, mais c’est très rare.  J’ai énormément appris en très peu de temps.

 

L’ambiance est bonne malgré ce rythme soutenu ?

J’apprécie beaucoup l’ambiance. Les analystes sont bienveillants et ça fait toujours plaisir de recevoir des remerciements lorsque l’on rend un travail. On se sent utile et valorisé. Je trouve qu’il y a également beaucoup de confiance. Parfois (je dis bien parfois) on a beaucoup de liberté sur le drafting de slides. Ça fait vraiment plaisir de savoir que notre travail est de qualité, et qu’il va être utile. L’ambiance entre les stagiaires est très bonne. On n’hésite pas à s’entraider, à se partager les tips qui font gagner un temps fou. C’est vraiment différent des clichés que j’ai pu lire sur la finance et le M&A en particulier. Au final, aucun stagiaire ne travaille sur le même dossier qu’un autre, mais ça reste super collaboratif. Pas besoin d’aller en startup pour avoir l’esprit “team work”.

 

Que gardes-tu de tes années foot ?

Quelque part le sport m’a aidé pour l’état d’esprit. Quand j’ai découvert le monde de la finance et notamment le M&A, pour moi, c’était un milieu totalement fermé et inaccessible. À partir de ce moment, c’était un challenge, comme de devenir joueur professionnel. J’ai tout donné pour y accéder. C’était devenu une obsession, j’étais à la recherche de la moindre information, à préparer toutes les questions. C’était un travail long et fastidieux, mais qui a fini par payer. Et comme je l’ai dit juste avant, cela reste un atout pour moi lors des entretiens, j’ai des choses sympas à raconter, on se souvient de moi.

 

Quels ont été, selon toi, les éléments clés pour décrocher ton Summer chez Barclays ?

J’ai réfléchi et construit mon parcours avec des expériences professionnelles en adéquation avec mon objectif de carrière, donc un stage en contrôle financier chez Air Liquide qui était très formateur et après du M&A dans une structure reconnue sont les premiers éléments clés. Le networking m’a également aidé dans la mesure où, par exemple, un alumni de Warwick chez Barclays m’a accompagné tout au long du process et m’a conseillé pour mon CV. Après ça, c’était à moi seul de faire mes preuves, comme n’importe quel candidat lambda. Mais ce qui m’a réellement aidé à décrocher cette offre, c’était le travail effectué en amont. J’avais la volonté de réussir et de décrocher un Summer et j’ai cherché tout ce qui pouvait m’aider à y arriver.

 

Comment as-tu fait pour te préparer au processus de recrutement ?

La première étape, c’était la formation AlumnEye. Je l’ai trouvé très enrichissante et elle m’a donné toutes les clés pour réussir. Ensuite, j’ai contacté quelques alumni de Warwick afin de pouvoir être en contact avec au moins un banquier par banque, et qu’ils puissent m’épauler tout au long du process de recrutement. Puis j’ai préparé toutes les questions basiques auxquelles il faut s’attendre et toutes les questions techniques plus précises sur la branche que je visais. Il est important de préparer tout cela avant, car une fois le process de recrutement lancé, on n’a plus le temps de préparer toutes ces questions, ça va très vite. Chez Morgan Stanley, j’ai eu affaire à un process de recrutement très classique. Barclays avait un process un peu différent, car j’ai seulement eu une étude de cas, un test numérique, ainsi que des entretiens plus orientés fit, et enfin l’interview vidéo pour laquelle j’avais préparé toutes les questions auparavant. La seule raison pour laquelle les choses se sont faites presque naturellement, c’est l’entraînement et la préparation que j’avais effectués.

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Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui n’est pas dans une école cible ?

Quand tu as un objectif en tête, il ne faut pas le lâcher, il faut devenir obsédé par ça. Tu te dois de chercher le plus d’informations possible, pour cela il faut lire des forums, des blogs, savoir comment présenter son CV, connaître toutes les étapes, faire du networking, et ne rien laisser au hasard. Sois aussi préparé moralement aux refus, car ils seront nombreux au début. Tu seras sûrement démotivé, mais c’est justement à ce moment-là qu’il ne faut pas perdre espoir, et au contraire, redoubler d’efforts, parce que le travail paie toujours ! Courage !

 

Merci à Thomas pour cette interview !


Le Luxembourg cherche ses futurs talents en Finance

Depuis 20 ans, la place financière de Luxembourg, caractérisée par son environnement stable et innovant, est un centre d’investissement idéal et sans conteste, un carrefour d’attraction des talents.

 

Luxembourg, the financial place to be

 

Le Luxembourg est le deuxième centre financier au monde et le premier en Europe avec ses 144 banques internationales, plus de 860 promoteurs de fonds, 320 assureurs et réassureurs, sa dizaine d’institutions de paiements, sans oublier 9 des 10 plus grosses sociétés de private equity (Blackstone, The Carlyle Group, TPG Global …) et de promoteurs immobiliers. Un véritable hub à la fois financier, mais aussi technologique puisque doté de 23 data center, de centaines de sociétés de consulting et d’une pépinière de startup en fintech qui collabore avec leurs consœurs de la finance.

Dans le top 8 des centres internationaux en private wealth management, la place financière luxembourgeoise a su se spécialiser dans les services bancaires, la banque privée, les fonds d’investissements, les véhicules de placement, les assurances et pensions, la finance islamique, le financement climatique et du développement durable [1].

 

Un contexte international, idéal pour évoluer

 

Travailler au Luxembourg est une expérience stimulante et peut constituer, grâce à la présence de nombreuses entreprises multinationales, un tremplin pour une carrière internationale. Selon une étude menée par Internations.org, Luxembourg a même été élu 5ème meilleure destination au monde et 1ère destination en Europe pour les expatriés.

Le Grand-Duché de Luxembourg, et notamment sa capitale, offrent un environnement vraiment cosmopolite : 43 % des quelque 500 000 habitants sont d’origine étrangère, et 60 % de la population de la ville de Luxembourg provient en effet de 143 pays différents. Selon le Statec, 48 000 personnes travaillent directement et 30 000 indirectement pour le secteur financier. 23 % de ces employés ont la nationalité luxembourgeoise. Les 77 % restant se composent de résidents étrangers et de frontaliers [2].

Aujourd’hui, la Finance fait partie des secteurs qui embauchent le plus d’étrangers et de frontaliers (58 %) et pour cause, le Luxembourg dispose des plus hauts standards de vie internationaux en termes de salaires, de pouvoir d’achat et de package salarial pour attirer ces talents venus de l’étranger.

Le centre financier recrute en permanence du personnel qualifié et multilingue. En ce qui concerne les permis de travail pour des ressortissants de pays non-membre de l’Union européenne, le Luxembourg a opté pour des mesures facilitant son obtention pour les personnes hautement qualifiées.

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Les compétences recherchées 

 

Les institutions financières, qu’il s’agisse de banques privées (Natixis, BGL BNP, Edmond de Rothschild, ING Luxembourg …), de banques de fonds (Crédit Suisse, EIB, J.P Morgan, RBC, Morgan Stanley …) les Family offices (BDO, SGG …) de sociétés de gestion de fonds d’investissement (EFA, Helvinger Hoss Prussen …) ou d’assureurs du domaine de l’Assurance-vie (La Bâloise, Swiss Life, Axa, Allianz, Lombard Int., AG2R …), sont les principaux acteurs du marché. Le secteur du Private Equity & Real Estate a également le vent en poupe. Par conséquent, on assiste à une demande de profils expérimentés dans ces domaines.

Les entreprises sont amenées à rechercher des comptables expérimentés du fait de la fiscalité locale. La connaissance du tissu économique et fiscal (Lux GAAP, TVA, Intrastat, Statec, etc.) est considérée comme un réel atout pour les entreprises [3].

Bien évidemment, les profils juniors peuvent aussi intégrer la place luxembourgeoise, surtout s’ils disposent d’une première expérience dans une société anglo-saxonne financière et de la maîtrise des langues (anglaises, françaises ou allemandes, ainsi que des langues rares, selon la nationalité de l’entreprise), ce qui leur permettra de se démarquer. En effet, le Grand-Duché demeure une place internationale composée d’entreprises étrangères et locales souhaitant se développer à l’international.

Depuis plusieurs années, le Luxembourg constate des développements de la réglementation sur les fonds d’investissement. Cela se traduit notamment par de nouveaux reportings et une distinction entre les fonctions Risk management et Compliance (conformité) [3]. Le poste de Compliance Officer est en plein boom. Sont recherchés en particulier les profils ayant fait du droit avec une bonne maîtrise de la culture financière et opérationnelle.

Les banques privées sont toujours intéressées par des profils rares spécialisés par marché géographique de Relationship Managers (Hunters) disposant de leur propre portefeuille clients et d’un réseau d’apporteurs d’affaires. Enfin, dans son étude, Hays a constaté une demande accrue en back ou middle office et de Comptables Bancaires capables de prendre en charge les reportings réglementaires [3].

Avec la spécialisation par métiers et une demande élevée en technicité, il devient de plus en plus difficile de recruter les meilleurs profils. C’est pourquoi les RH luxembourgeois privilégient le plus souvent les contacts directs avec les talents. Ils souhaitent accélérer les processus de recrutement, notamment lors de soirées de recrutement comme Plug&Work à Paris, ou lors de salon comme le Moovijob Tour Luxembourg. Ce genre d’évènements permet aux profils de toutes disciplines de parler opportunités et projets avec des équipes techniques et RH. Des contrats sont même très souvent proposés en l’espace d’une soirée à ces outsiders internationaux venus apporter leurs compétences au Luxembourg.

 

Oriane Martin, Moovijob

 

  • [1] Luxembourg for Finance, Working in Luxembourg’s financial industry, 2016
  • [2] Statec, Tableau sur l’Emploi salarié par branche d’activité 1995 -2017 au Luxembourg
  • [3] Hays, études de rémunération au Luxembourg, 2017


Le Master in Finance de l'ESSEC, un bon investissement ? Témoignages

Pourquoi faire un Master in Finance ? De nombreux candidats issus d’universités, d’écoles de commerce ou d’ingénieur se posent régulièrement cette question. En effet, ces programmes promettent des carrières en finance à leurs étudiants, mais la communication est rare sur les débouchés réels. 

Ces programmes valent-ils l'investissement en temps et en argent - avec des frais de scolarité souvent supérieurs à 20k€ ?

AlumnEye a interviewé 4 diplômés du Master in Finance de l'ESSEC pour apporter des éléments de réponse concret sur leur expérience au sein de ce programme très prisé.

Ils racontent, quelques années après leur diplôme, comment cette formation les a aidé à concrétiser leur projet professionnel, que ce soit en M&A, Transaction Services, Trading, Asset Management ou en Fonds d’Investissement. 

Les 4 diplômés interviewés travaillent aujourd'hui dans des domaines très différents :

  • Trading Equity Derivatives chez TD Securities après un passage chez Deutsche Bank et Nomura
  • Buy-Side Analyst chez Ofi Asset Management
  • Graduate en Commodities à Singapour
  • Private Debt @IFE Mezzanine après quelques années chez EY en TS et un stage chez Rothschild en M&A

Les éléments qui ressortent de ces interviews concernant le MIF de l'ESSEC :

  • Une forte technicité en finance : Marché, Corporate ou Asset Management
  • Une professionnalisation accélérée permettant d’être rapidement opérationnel
  • Une réputation de longue date auprès des recruteurs les plus sélectifs
  • L’accès à un réseau actif d’anciens
  • Un campus de Singapour bien implanté et reconnu par les institutions financières

 

Découvrez sans plus tarder ces témoignages, et n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire !


Comment intégrer un MBA aux Etats-Unis ? Lequel choisir ?

Vous rêvez de devenir entrepreneur, PDG ou investisseur en Private Equity et pour cela vous souhaitez faire un MBA ? Très bien, mais où ? C’est la question que se posent beaucoup de jeunes professionnels devant le nombre grandissant d’écoles proposant cette formation.  Si les matières enseignées sont souvent similaires d’un MBA à l’autre (finance, comptabilité, marketing), il est difficile de choisir la formation qui vous conviendra le mieux et les différents classements ne vous avanceront pas plus. Plutôt que de choisir son MBA selon des classements, il est bien plus judicieux de choisir le MBA où l’entreprise de vos rêves a ses habitudes de recrutement, c’est-à-dire où les dirigeants de l’entreprise ont fait leurs classes et où les alumni déjà en poste vous favoriseront.

 

Comment intégrer un MBA ?

Le processus de candidature est relativement standard. Il existe 3 périodes de candidature par an, dont la plus importante se termine en Décembre-Janvier (selon les écoles).

Vous aurez besoin des éléments suivants afin de postuler :

  • Relevés de notes et diplômes : relevés officiels de votre école montrant vos notes et mentions ;
  • TOEFL / IELTS : pour les écoles américaines, le TOEFL est généralement le test requis ;
  • GMAT : la plus importante section de ce test pour les écoles de commerce est la partie quantitative. Au total, vous devrez avoir un score élevé pour intégrer les meilleures écoles, plus de 700, et dans de nombreux cas plus de 720 ;
  • Dossier de candidature / questions de motivation : vous devrez rédiger un essai décrivant vos expériences professionnelles, études antérieures et votre histoire personnelle ainsi que la manière dont elles sont pertinentes avec le programme que vous visez ;
  • Lettres de recommandation : vous devrez normalement fournir deux lettres de recommandation soutenant votre candidature au programme ;
  • CV : un CV professionnel est requis ;
  • Expérience professionnelle : indispensable pour la plupart des programmes. La majorité des candidats aux MBA ont déjà accumulé plusieurs années d’expériences et cherchent à accélérer leur carrière. Vous devez démontrer en quoi vos expériences précédentes combinées au programme spécifique auquel vous postulez vous permettront d’atteindre vos objectifs professionnels ;
  • Entretien : la plupart des écoles de premier rang voudront vous recevoir en entretien avant de vous accepter dans leur programme ;
  • Aides financières / Bourses : un MBA est un investissement important. Comptez entre 150 000$ et 200 000$ (frais de scolarité et coût de la vie durant le programme).

 

Si vous voulez travailler dans la Tech … Allez à la Ross School of Business (Université du Michigan) ou à la Fuqua School of Business (Duke)

La Silicon Valley n’a pas toujours été la terre promise des MBA où ils furent pendant longtemps persona non grata. Vous n’aviez pas besoin d’un diplôme clinquant pour fonder Microsoft mais seulement d’une bonne idée et d’un garage !  La méfiance de Steve Jobs envers les costumes trois pièces était réelle et le meilleur gage de votre appartenance à la contre-culture geek était d’avoir arrêté l’université. Cette période semble désormais révolue au regard de l’évolution des entreprises de la tech. Aujourd’hui ces entreprises recrutent des MBA à tour de bras. Cela peut surprendre mais Amazon recrute davantage d’étudiants des 10 meilleures universités américaines que les géants de Wall Street, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Une large partie d’entre eux venait de Ross (la firme basée à Seattle est devenue le recruteur n°1 de l’université). Pour Peter Faricy, vice-président d’Amazon Marketplace et doyen des diplômés de Ross chez Amazon, c’est sans conteste le programme de collaboration des MBA de Ross avec les équipes d’Amazon au sein de l’entreprise qui a fait la différence. Si Faricy a été impressionné par les qualités analytiques développées par les étudiants, c’est surtout l’éthique du travail, la ténacité et l’humilité des élèves qui ont retenu son attention. Ces qualités sont indispensables pour réussir chez Amazon selon lui. Concernant Apple, parmi le top 10 des dirigeants, trois proviennent de Fuqua dont Tim Cook, Jeff Williams le vice-président senior des opérations et Eddy Cue le vice-président sénior des logiciels et services internet. Apple garde ses habitudes dans cette école puisqu’elle a recruté pas moins de 32 diplômés de Fuqua depuis 5 ans. Le plus intéressant est qu’Apple, Amazon ou Microsoft restent loyales à ces écoles puisqu’elles ont recruté pas moins de 207 diplômés en 2017.

 

Si vous voulez travailler chez McKinsey ou Boston Consulting Group … Allez à la Kellogg School of Management (Université Northwestern).

Les MBA de cette école sont particulièrement demandés par les grands cabinets de conseil où ils ont recruté 34% de leurs diplômés l’année dernière, un pourcentage plus important qu’à Harvard (23%) et Stanford (16%). Les plus gros recruteurs à Kellogg en 2017 étaient dans l’ordre le Boston Consulting Group, McKinsey, Bain et Deloitte. En 5 ans, McKinsey a embauché 274 diplômés de Kellogg ! Liza Kirkpatrick, la doyenne associée au programme MBA de l’école explique cette performance par la forte culture du problem solving et du travail en équipe, mais avec un regard toujours critique et tourné vers le client. Ce qui étonne à Kellogg c’est l’importance d’un recrutement par entretien très personnalisé fondé sur les qualités humaines du candidat et son comportement dans l’entreprise. On comprend clairement pourquoi ces étudiants sont si prisés par les grands cabinets de conseil.

LA4Lire aussi : Les 5 étapes pour intégrer le conseil en stratégie

Si vous voulez travailler chez Procter & Gamble … Allez à la Kelley School of Business (Université de l’Indiana).

Les géants des produits de grande consommation n’attirent plus les foules des MBA qui préfèrent aujourd’hui le consulting, les start-ups, les géants des nouvelles technologies ou le private equity. Exception faite d’une entreprise légendaire de 177 ans et au succès toujours intact : Procter & Gamble. Le courant passe entre Kelley et P&G, l’université étant son plus grand vivier de chefs de produit aux Etats-Unis. Parmi les 172 alumni de Kelley chez Procter, Marc S. Pritchard en est le doyen et il siège également au conseil des dirigeants de l’université. Les liens avec l’entreprise ne s’arrêtent pas là puisque le cours des MBA « Marketing Performance and Productivity Analysis » pourrait simplement se nommer « Se préparer à travailler chez P&G ». La proximité géographique de Kelley avec le siège social de P&G à Cincinnati (à environ 200 km) favorise cette bonne entente. Les étudiants de Kelley sont demandés par les entreprises du Midwest du fait de leur capacité à travailler dur, mais également à travers leur humilité, une caractéristique qui manque parfois à leurs homologues des côtes Est et Ouest.

 

Si vous voulez créer votre entreprise … Allez à la Harvard Business School.

 Cela peut être surprenant mais les investissements importants qu’Harvard a consentis dans entrepreneuriat ces dernières années sont en train de porter leurs fruits et l’école se pose en concurrente directe des universités de la côte Ouest dans ce domaine. L’école offre 33 cours sur l’entrepreneuriat, seule la finance en a davantage ! Un prix annuel des entrepreneurs a même été lancé avec une récompense de 300 000$, et l’école encourage les créateurs d’entreprise en leur accordant une réduction des frais de scolarité allant de 10 à 20 000$. Son congrès biannuel sur l’entrepreneuriat rassemble des entrepreneurs à tous les stades de développement et le programme d’immersion au cœur des entreprises permet à des « start-uppers » aguerris de donner des cours chaque semaine aux étudiants. Un alumni de la promotion 2014 raconte que, motivé au départ par le MBA d’Harvard en prévision d’une promotion au sein d’un fonds de private equity dans lequel il travaillait, il s’apprête finalement à lancer sa start-up cette année.  Harvard propose aux étudiants de s’associer par groupes de six pour créer une start-up, mettant à disposition leurs locaux, tout en investissant 5000$ en capital-développement dans le projet. Et ça marche ! Selon les chiffres de l’école, les diplômés ont levé pas moins de 1,494,771,499$ en seulement 5 ans ! De plus, Harvard s’est classée première dans le classement des universités par la bible américaine des « start-uppers » Entrepreneur Magazine, devant la Rice University, alors que l’école s’est longtemps refusée à y participer. De plus Harvard possède l’un des carnets d’anciens le plus important du monde avec des personnalités comme Mark Zuckerberg, Bill Gates ou encore un certain Lloyd Blankfein.
LA4Lire aussi : Goldman Sachs Summer Internship : conseils de Lloyd Blankfein
 

Si vous voulez travaillez en Private Equity … Allez à la Stanford Graduate School of Business ou à la Columbia Business School

Les postes en private equity sont souvent les plus difficiles d’accès et rares sont les écoles dans le monde qui se targuent d’y mener facilement. Alors que les MBA des écoles de la côte Est paraissent comme plus avantageux du fait de leur proximité avec New York, Stanford a su faire la différence depuis quelques années et a prouvé qu’elle n’était pas seulement le vivier de la Silicon Valley. En 2016, Stanford a placé 12% de ses diplômés en private equity dépassant ainsi Wharton (8,5%), Booth (5,1%) et Columbia (5%). Seule Harvard fait légèrement mieux avec 13%, mais Stanford reste devant en termes de salaire médian avec 177 k$ par an contre 150 k$ pour Harvard. Bonus compris, on atteint des sommes pouvant aller jusqu’à 385 k$ contre 255 k$ à Harvard. Madhav V. Rajan, le doyen associé, explique cette réussite par l’étroite collaboration entre le MBA et les acteurs du secteur afin de faire coïncider parfaitement les enseignements avec les attentes des fonds. Plusieurs fonds majeurs de private equity comptent parmi leurs fondateurs des diplômés de Stanford aujourd’hui.

 

De nombreux MBA existent à travers le monde et de plus en plus d’écoles en proposent. Cependant, en fonction de vos ambitions et du secteur que souhaitez intégrer, il est nécessaire de choisir la bonne université. Cet article avait pour but de vous présenter quelques MBA américains mais bien d’autres, et notamment dans nos chères Business Schools françaises, peuvent également répondre à vos besoins.


Master in Finance de l'ESSEC : les secrets des Alumni

Le Master in Finance de l'ESSEC, classé #3 mondial par le Financial Times en 2017, sélectionne tous les ans des talents du monde entier pour un programme d'une année dédié à la finance.

Adapté aux profils venant d'école d'ingénieur comme d'école de commerce ou d'université, le Master in Finance de l'ESSEC s'adresse aux candidats souhaitant évoluer en Finance de Marché, Finance d'Entreprise ou Asset Management.

Nous avons reçus, chez AlumnEye, 4 Alumni du programme qui travaillent actuellement en Trading, en Asset Management et en Fonds d'investissement. Ils nous parlent de leur expérience au Master in Finance de l'ESSEC, de la sélection, des spécificités du programme, de la compétition avec les étudiants de la Grande Ecole, de leur métier actuel en Trading, en Asset Management, ou en Fonds d'investissement après une expérience en M&A.

Plus spécifiquement, les questions abordées par le public lors de ce live facebook s'organisaient en 3 grandes sections.

1. Sur la sélection des candidats au Master in Finance de l'ESSEC

  • Un score au Tage Mage inférieur à 300 est-il éliminatoire ?
  • Est ce qu’il est possible d’y entrer après un M1 et une année de césure dans une école de commerce du Top 10 ?
  • Que peut attendre le jury en plus des arguments qu'on peut trouver sur la brochure du Master in Finance de l'ESSEC ?
  • Quel intérêt pour un ingénieur de faire un Master in Finance ?

2. Durant le Master in Finance de l'ESSEC

  • Est il vrai que le Master in Finance de l'ESSEC est plus orienté finance de marché que finance d'entreprise ?
  • Comment avez-vous choisi entre le campus de Paris et le campus de Singapour ? Peut-on vraiment trouver un job à Singapour ?
  • Quelle force a le Master in Finance de l'ESSEC face à ceux de l'ESCP ou de l'EMLYON ?

3. Après le Master in Finance de l'ESSEC

  • Quelle est la réalité du réseau ESSEC à la sortie du Master in Finance ?
  • La marque ESSEC vous a-t-elle aidé lors de vos changements de métiers respectifs ?

Le son n'est pas excellent au début mais s'améliore, n'hésitez pas à laisser vos questions en commentaire !

https://youtu.be/jG9pObiP-rk.


Pourquoi démarrer en M&A ?

Le métier du M&A a le vent en poupe : Goldman Sachs n'a jamais eu autant de candidatures, les Masters en Finance se multiplient et n'ont jamais été autant à la mode, AlumnEye n'a jamais rempli ses formations aussi vite et les banquiers M&A ont rarement été autant sollicités par de jeunes wannabes pour intégrer le métier.

Pourquoi démarrer en M&A ? Quelles raisons poussent les jeunes diplômés à ambitionner une carrière de banquier en fusions-acquisitions ?

D'abord, en quoi consiste le métier ? Les équipes de M&A conseillent à l'acquisition ou à la cession d'entreprises, de filiales, de business units ou d'actifs d'entreprises. Les questions principales auxquelles répond le banquier sont : à quel prix doit se faire la transaction ? quel processus de vente mettre en place pour négocier au mieux ? quelle "equity story" vendre aux acquéreurs ?

Les raisons qui poussent les jeunes candidats à considérer une carrière dans la banque d'affaires, et notamment en M&A, sont multiples.

Le prestige social du M&A

Le prestige social est sans aucun doute la première raison, devant l'argent. En effet, la reconnaissance sociale du métier de banquier d'affaires est très forte. Certes, la crise financière de 2008 a écorché l'image de "la finance" au sens large. Pour autant, en discutant récemment avec un farouche détracteur de la "finance internationale", force est de constater que ma question "et si votre fils/fille décrochait un job chez Goldman Sachs, vous en penseriez quoi ?" a fait réfléchir. Et pour cause, qu'on l'aime où qu'on le déteste, ce secteur jouit d'une reconnaissance sociale forte. Même les militants "Occupy Wall Street" reconnaissent une certaine sophistication à ceux dont ils dénoncent le goût prononcé pour le gain et la chose capitaliste.

Les salaires en M&A

La rémunération est un critère important pour les jeunes diplômés. Et pour cause, les salaires en junior en M&A sont très élevés. Par exemple, un Analyste 1 débute sa carrière avec un salaire annuel brut situé entre 70k€ et 110k€ de package. Ces montants comportent une grande partie de variable, les fameux "bonus", qui sont nettement plus élevés dans les équipes M&A que dans les autres équipes produit (Leveraged Finance, DCM, ECM).

LA4Lire aussi : Les banquiers d'affaires gagnent-ils trop d'argent ?

 

La progression salariale en M&A

Au delà de la rémunération, les perspectives salariales sur le long terme sont excellentes, et cette progression salariale est "garantie" en M&A : tous les ans, la base fixe progresse fortement, grâce à des grilles de salaire liées aux progression en grade d'Analyste (2 ou 3 ans), Associate (3 ans) et Vice President.

C'est une réalité souvent négligée par les juniors qui ne réalisent pas que dans beaucoup de métiers, ces augmentations doivent être négociées chaque année, et sont loin d'être automatiques. Cette réalité dépasse le métier du M&A et s'applique plus généralement à la Banque d'Affaires, au Conseil en Stratégie, à l'Audit et au Transaction Services.

Les débouchés après un début de carrière en M&A

Après quelques années en M&A, plusieurs débouchés professionnels sont possibles :

  • en buy-side :
    • Private Equity
    • Hedge Fund
    • Asset Management
  • en M&A interne au sein d'un Corporate
  • dans une autre fonction de la banque (Coverage, COO, etc.)
  • dans l'entrepreneuriat

Plusieurs de ces métiers - notamment le buyside ou le M&A interne - ne sont pas accessibles aux juniors en sortie d'école, d'où le passage souvent obligé en M&A.

A noter qu'il est possible d'accéder à ces débouchés en venant d'autres équipes que le M&A. Ainsi, il est possible de rentrer en Private Equity en passant par une équipe de Leveraged Finance, ou bien après quelques années de Conseil en Stratégie. Il est également possible de rentrer dans des fonds small et mid cap en passant par une équipe de Transaction Services.

L'intérêt du job en M&A

Le métier du M&A a pour réputation de permettre de travailler sur les enjeux les plus stratégiques des entreprises. Et pour cause, les équipes M&A sont à l'origine des acquisitions ou cessions stratégiques qui font la une du Financial Times ou des Echos en France. La réalité du travail des juniors est beaucoup plus nuancée sur l'aspect "intéressant" : les tâches de formatting, les PIB, les profils, les markups incessants, et le binding font partie des tâches ingrates qui peuplent les journées (et les nuits) des stagiaires et jeunes analystes.

La courbe d'apprentissage en M&A

Les sujets couverts lors des premières années d'Analyste sont extrêmement divers et permettent une courbe d'apprentissage très forte. Concrètement :

  • Les situations sont multiples : buyside, take private, IPO, sell-side, carve out, etc.
  • Les compétences de modélisation sur Excel se renforcent au fil des opérations : merger model, LBO, operating model, etc.
  • La compréhension sectorielle s'enrichit, que l'on soit en équipe sectorielle en voyant de nombreux acteurs du même secteur, ou en équipe généraliste, en couvrant de nombreux secteurs différents.

Au delà de ces apprentissages relatifs au métier du M&A, le banquier d'affaires développe d'autres compétences très utiles par la suite :

  • Capacité de travail : tout recruteur qui fait passer un entretien à un banquier M&A sait qu'il n'a pas à s'inquiéter sur sa capacité de travail. C'est une qualité précieuse pour un entrepreneur qui se lance comme pour un investisseur en Private Equity lorsqu'un deal s'accélère.
  • Qualité de production de livrables : le banquier M&A est un maître du PowerPoint. Il est névrosé des doubles espaces, PhD en alignement de logo, et docteur honoris causa en markups inutiles. Le PDF du banquier M&A est bullet proof.
  • Fiabilité à toute épreuve : le quotidien du banquier M&A est la gestion de dates butoirs sur plusieurs dossiers en simultané. La qualité ultime d'un junior en M&A est donc sa fiabilité : elle se traduit par le respect des deadlines, la qualité du travail livré ainsi qu'une communication systématique dès qu'un obstacle intervient. Le pire étant les Analystes qui cachent la poussière sous le tapis pour que l'on découvre les problèmes la veille du rendez-vous client.
  • Forte résistance au stress : à force de situations générant beaucoup de stress, le banquier M&A a développé une aptitude étonnante à ne pas céder à la pression. Il est capable de délivrer sous tension, entouré des supérieurs hiérarchiques qui n'hésitent pas, eux, à bien faire sentir l'urgence et la pression qu'ils prennent de la part du Partner ou du client.
  • Maturité/sophistication business : trop souvent sous-estimée, la capacité à parler à un client, à mettre un costume à sa taille, à interagir avec des C-levels sans passer pour le stagiaire de la machine à café. Petite précision : cette "sophistication" ne veut pas dire pour autant que le banquier maîtrise son sujet.

Le réseau construit en M&A

Il se construit d'abord au sein de son équipe. Les réputations se forgent lors des années d'Analyste et Associate en M&A et perdurent de nombreuses années. C'est à ce moment que sont identifiés les "stars", les "besogneux", les "génies", les "fumistes", et les "assassins", ceux pour qui aucun junior ne veut plus jamais travailler.

Ces réputations individuelles se construisent également avec les équipes que l'on croise sur les différents deals. Il n'est pas rare de voir un Analyste rejoindre un fonds de Private Equity avec lequel il a travaillé sur une grosse transaction.

L'intérêt de ce réseau est qu'il se diversifie avec le temps : au fil des années, certains évoluent dans d'autres banques, rejoignent des fonds d'investissement, vont "monter la startup" ou reprendre la boîte familiale (la méritocratie, ça va un moment). D'autres enfin sortent des circuits traditionnels pour aller monter un bar, un restaurant ou encore un magazine (véridique : Socialter a été monté par un ancien Analyste M&A de chez BAML et Philosophie Magazine par un ancien banquier M&A de chez UBS).

 

L'ambiance en M&A

Le M&A est un métier où l'on retrouve un esprit d'école. Concrètement : une promotion d'Analyste a le même âge, les mêmes centres d'intérêts, les mêmes sujets de discussion, et parfois les mêmes réseaux d'école. Le sentiment d'être "au front" ensemble sur les dossiers difficiles forge des amitiés improbables. Cette proximité aide à tenir psychologiquement les horaires et la charge de travail et retient parfois d'excellents éléments qui seraient tentés de quitter le bateau.

Pour toutes ces raisons, les jeunes diplômés n'ont jamais été aussi nombreux à postuler en M&A, malgré la frénésie qui entoure le secteur des nouvelles technologies couplée à l'attractivité forte du Conseil en Stratégie.