Le Master in Finance de l'ESSEC, un bon investissement ? Témoignages

Pourquoi faire un Master in Finance ? De nombreux candidats issus d’universités, d’écoles de commerce ou d’ingénieur se posent régulièrement cette question. En effet, ces programmes promettent des carrières en finance à leurs étudiants, mais la communication est rare sur les débouchés réels. 

Ces programmes valent-ils l'investissement en temps et en argent - avec des frais de scolarité souvent supérieurs à 20k€ ?

AlumnEye a interviewé 4 diplômés du Master in Finance de l'ESSEC pour apporter des éléments de réponse concret sur leur expérience au sein de ce programme très prisé.

Ils racontent, quelques années après leur diplôme, comment cette formation les a aidé à concrétiser leur projet professionnel, que ce soit en M&A, Transaction Services, Trading, Asset Management ou en Fonds d’Investissement. 

Les 4 diplômés interviewés travaillent aujourd'hui dans des domaines très différents :

  • Trading Equity Derivatives chez TD Securities après un passage chez Deutsche Bank et Nomura
  • Buy-Side Analyst chez Ofi Asset Management
  • Graduate en Commodities à Singapour
  • Private Debt @IFE Mezzanine après quelques années chez EY en TS et un stage chez Rothschild en M&A

Les éléments qui ressortent de ces interviews concernant le MIF de l'ESSEC :

  • Une forte technicité en finance : Marché, Corporate ou Asset Management
  • Une professionnalisation accélérée permettant d’être rapidement opérationnel
  • Une réputation de longue date auprès des recruteurs les plus sélectifs
  • L’accès à un réseau actif d’anciens
  • Un campus de Singapour bien implanté et reconnu par les institutions financières

 

Découvrez sans plus tarder ces témoignages, et n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire !


Comment intégrer un MBA aux Etats-Unis ? Lequel choisir ?

Vous rêvez de devenir entrepreneur, PDG ou investisseur en Private Equity et pour cela vous souhaitez faire un MBA ? Très bien, mais où ? C’est la question que se posent beaucoup de jeunes professionnels devant le nombre grandissant d’écoles proposant cette formation.  Si les matières enseignées sont souvent similaires d’un MBA à l’autre (finance, comptabilité, marketing), il est difficile de choisir la formation qui vous conviendra le mieux et les différents classements ne vous avanceront pas plus. Plutôt que de choisir son MBA selon des classements, il est bien plus judicieux de choisir le MBA où l’entreprise de vos rêves a ses habitudes de recrutement, c’est-à-dire où les dirigeants de l’entreprise ont fait leurs classes et où les alumni déjà en poste vous favoriseront.

 

Comment intégrer un MBA ?

Le processus de candidature est relativement standard. Il existe 3 périodes de candidature par an, dont la plus importante se termine en Décembre-Janvier (selon les écoles).

Vous aurez besoin des éléments suivants afin de postuler :

  • Relevés de notes et diplômes : relevés officiels de votre école montrant vos notes et mentions ;
  • TOEFL / IELTS : pour les écoles américaines, le TOEFL est généralement le test requis ;
  • GMAT : la plus importante section de ce test pour les écoles de commerce est la partie quantitative. Au total, vous devrez avoir un score élevé pour intégrer les meilleures écoles, plus de 700, et dans de nombreux cas plus de 720 ;
  • Dossier de candidature / questions de motivation : vous devrez rédiger un essai décrivant vos expériences professionnelles, études antérieures et votre histoire personnelle ainsi que la manière dont elles sont pertinentes avec le programme que vous visez ;
  • Lettres de recommandation : vous devrez normalement fournir deux lettres de recommandation soutenant votre candidature au programme ;
  • CV : un CV professionnel est requis ;
  • Expérience professionnelle : indispensable pour la plupart des programmes. La majorité des candidats aux MBA ont déjà accumulé plusieurs années d’expériences et cherchent à accélérer leur carrière. Vous devez démontrer en quoi vos expériences précédentes combinées au programme spécifique auquel vous postulez vous permettront d’atteindre vos objectifs professionnels ;
  • Entretien : la plupart des écoles de premier rang voudront vous recevoir en entretien avant de vous accepter dans leur programme ;
  • Aides financières / Bourses : un MBA est un investissement important. Comptez entre 150 000$ et 200 000$ (frais de scolarité et coût de la vie durant le programme).

 

Si vous voulez travailler dans la Tech … Allez à la Ross School of Business (Université du Michigan) ou à la Fuqua School of Business (Duke)

La Silicon Valley n’a pas toujours été la terre promise des MBA où ils furent pendant longtemps persona non grata. Vous n’aviez pas besoin d’un diplôme clinquant pour fonder Microsoft mais seulement d’une bonne idée et d’un garage !  La méfiance de Steve Jobs envers les costumes trois pièces était réelle et le meilleur gage de votre appartenance à la contre-culture geek était d’avoir arrêté l’université. Cette période semble désormais révolue au regard de l’évolution des entreprises de la tech. Aujourd’hui ces entreprises recrutent des MBA à tour de bras. Cela peut surprendre mais Amazon recrute davantage d’étudiants des 10 meilleures universités américaines que les géants de Wall Street, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Une large partie d’entre eux venait de Ross (la firme basée à Seattle est devenue le recruteur n°1 de l’université). Pour Peter Faricy, vice-président d’Amazon Marketplace et doyen des diplômés de Ross chez Amazon, c’est sans conteste le programme de collaboration des MBA de Ross avec les équipes d’Amazon au sein de l’entreprise qui a fait la différence. Si Faricy a été impressionné par les qualités analytiques développées par les étudiants, c’est surtout l’éthique du travail, la ténacité et l’humilité des élèves qui ont retenu son attention. Ces qualités sont indispensables pour réussir chez Amazon selon lui. Concernant Apple, parmi le top 10 des dirigeants, trois proviennent de Fuqua dont Tim Cook, Jeff Williams le vice-président senior des opérations et Eddy Cue le vice-président sénior des logiciels et services internet. Apple garde ses habitudes dans cette école puisqu’elle a recruté pas moins de 32 diplômés de Fuqua depuis 5 ans. Le plus intéressant est qu’Apple, Amazon ou Microsoft restent loyales à ces écoles puisqu’elles ont recruté pas moins de 207 diplômés en 2017.

 

Si vous voulez travailler chez McKinsey ou Boston Consulting Group … Allez à la Kellogg School of Management (Université Northwestern).

Les MBA de cette école sont particulièrement demandés par les grands cabinets de conseil où ils ont recruté 34% de leurs diplômés l’année dernière, un pourcentage plus important qu’à Harvard (23%) et Stanford (16%). Les plus gros recruteurs à Kellogg en 2017 étaient dans l’ordre le Boston Consulting Group, McKinsey, Bain et Deloitte. En 5 ans, McKinsey a embauché 274 diplômés de Kellogg ! Liza Kirkpatrick, la doyenne associée au programme MBA de l’école explique cette performance par la forte culture du problem solving et du travail en équipe, mais avec un regard toujours critique et tourné vers le client. Ce qui étonne à Kellogg c’est l’importance d’un recrutement par entretien très personnalisé fondé sur les qualités humaines du candidat et son comportement dans l’entreprise. On comprend clairement pourquoi ces étudiants sont si prisés par les grands cabinets de conseil.
LA4Lire aussi : Les 5 étapes pour intégrer le conseil en stratégie

Si vous voulez travailler chez Procter & Gamble … Allez à la Kelley School of Business (Université de l’Indiana).

Les géants des produits de grande consommation n’attirent plus les foules des MBA qui préfèrent aujourd’hui le consulting, les start-ups, les géants des nouvelles technologies ou le private equity. Exception faite d’une entreprise légendaire de 177 ans et au succès toujours intact : Procter & Gamble. Le courant passe entre Kelley et P&G, l’université étant son plus grand vivier de chefs de produit aux Etats-Unis. Parmi les 172 alumni de Kelley chez Procter, Marc S. Pritchard en est le doyen et il siège également au conseil des dirigeants de l’université. Les liens avec l’entreprise ne s’arrêtent pas là puisque le cours des MBA « Marketing Performance and Productivity Analysis » pourrait simplement se nommer « Se préparer à travailler chez P&G ». La proximité géographique de Kelley avec le siège social de P&G à Cincinnati (à environ 200 km) favorise cette bonne entente. Les étudiants de Kelley sont demandés par les entreprises du Midwest du fait de leur capacité à travailler dur, mais également à travers leur humilité, une caractéristique qui manque parfois à leurs homologues des côtes Est et Ouest.

 

Si vous voulez créer votre entreprise … Allez à la Harvard Business School.

 Cela peut être surprenant mais les investissements importants qu’Harvard a consentis dans entrepreneuriat ces dernières années sont en train de porter leurs fruits et l’école se pose en concurrente directe des universités de la côte Ouest dans ce domaine. L’école offre 33 cours sur l’entrepreneuriat, seule la finance en a davantage ! Un prix annuel des entrepreneurs a même été lancé avec une récompense de 300 000$, et l’école encourage les créateurs d’entreprise en leur accordant une réduction des frais de scolarité allant de 10 à 20 000$. Son congrès biannuel sur l’entrepreneuriat rassemble des entrepreneurs à tous les stades de développement et le programme d’immersion au cœur des entreprises permet à des « start-uppers » aguerris de donner des cours chaque semaine aux étudiants. Un alumni de la promotion 2014 raconte que, motivé au départ par le MBA d’Harvard en prévision d’une promotion au sein d’un fonds de private equity dans lequel il travaillait, il s’apprête finalement à lancer sa start-up cette année.  Harvard propose aux étudiants de s’associer par groupes de six pour créer une start-up, mettant à disposition leurs locaux, tout en investissant 5000$ en capital-développement dans le projet. Et ça marche ! Selon les chiffres de l’école, les diplômés ont levé pas moins de 1,494,771,499$ en seulement 5 ans ! De plus, Harvard s’est classée première dans le classement des universités par la bible américaine des « start-uppers » Entrepreneur Magazine, devant la Rice University, alors que l’école s’est longtemps refusée à y participer. De plus Harvard possède l’un des carnets d’anciens le plus important du monde avec des personnalités comme Mark Zuckerberg, Bill Gates ou encore un certain Lloyd Blankfein.
LA4Lire aussi : Goldman Sachs Summer Internship : conseils de Lloyd Blankfein
 

Si vous voulez travaillez en Private Equity … Allez à la Stanford Graduate School of Business ou à la Columbia Business School

Les postes en private equity sont souvent les plus difficiles d’accès et rares sont les écoles dans le monde qui se targuent d’y mener facilement. Alors que les MBA des écoles de la côte Est paraissent comme plus avantageux du fait de leur proximité avec New York, Stanford a su faire la différence depuis quelques années et a prouvé qu’elle n’était pas seulement le vivier de la Silicon Valley. En 2016, Stanford a placé 12% de ses diplômés en private equity dépassant ainsi Wharton (8,5%), Booth (5,1%) et Columbia (5%). Seule Harvard fait légèrement mieux avec 13%, mais Stanford reste devant en termes de salaire médian avec 177 k$ par an contre 150 k$ pour Harvard. Bonus compris, on atteint des sommes pouvant aller jusqu’à 385 k$ contre 255 k$ à Harvard. Madhav V. Rajan, le doyen associé, explique cette réussite par l’étroite collaboration entre le MBA et les acteurs du secteur afin de faire coïncider parfaitement les enseignements avec les attentes des fonds. Plusieurs fonds majeurs de private equity comptent parmi leurs fondateurs des diplômés de Stanford aujourd’hui.

 

De nombreux MBA existent à travers le monde et de plus en plus d’écoles en proposent. Cependant, en fonction de vos ambitions et du secteur que souhaitez intégrer, il est nécessaire de choisir la bonne université. Cet article avait pour but de vous présenter quelques MBA américains mais bien d’autres, et notamment dans nos chères Business Schools françaises, peuvent également répondre à vos besoins.


Master in Finance de l'ESSEC : les secrets des Alumni

Le Master in Finance de l'ESSEC, classé #3 mondial par le Financial Times en 2017, sélectionne tous les ans des talents du monde entier pour un programme d'une année dédié à la finance.

Adapté aux profils venant d'école d'ingénieur comme d'école de commerce ou d'université, le Master in Finance de l'ESSEC s'adresse aux candidats souhaitant évoluer en Finance de Marché, Finance d'Entreprise ou Asset Management.

Nous avons reçus, chez AlumnEye, 4 Alumni du programme qui travaillent actuellement en Trading, en Asset Management et en Fonds d'investissement. Ils nous parlent de leur expérience au Master in Finance de l'ESSEC, de la sélection, des spécificités du programme, de la compétition avec les étudiants de la Grande Ecole, de leur métier actuel en Trading, en Asset Management, ou en Fonds d'investissement après une expérience en M&A.

Plus spécifiquement, les questions abordées par le public lors de ce live facebook s'organisaient en 3 grandes sections.

1. Sur la sélection des candidats au Master in Finance de l'ESSEC

  • Un score au Tage Mage inférieur à 300 est-il éliminatoire ?
  • Est ce qu’il est possible d’y entrer après un M1 et une année de césure dans une école de commerce du Top 10 ?
  • Que peut attendre le jury en plus des arguments qu'on peut trouver sur la brochure du Master in Finance de l'ESSEC ?
  • Quel intérêt pour un ingénieur de faire un Master in Finance ?

2. Durant le Master in Finance de l'ESSEC

  • Est il vrai que le Master in Finance de l'ESSEC est plus orienté finance de marché que finance d'entreprise ?
  • Comment avez-vous choisi entre le campus de Paris et le campus de Singapour ? Peut-on vraiment trouver un job à Singapour ?
  • Quelle force a le Master in Finance de l'ESSEC face à ceux de l'ESCP ou de l'EMLYON ?

3. Après le Master in Finance de l'ESSEC

  • Quelle est la réalité du réseau ESSEC à la sortie du Master in Finance ?
  • La marque ESSEC vous a-t-elle aidé lors de vos changements de métiers respectifs ?

Le son n'est pas excellent au début mais s'améliore, n'hésitez pas à laisser vos questions en commentaire !

https://youtu.be/jG9pObiP-rk.


Pourquoi démarrer en M&A ?

Le métier du M&A a le vent en poupe : Goldman Sachs n'a jamais eu autant de candidatures, les Masters en Finance se multiplient et n'ont jamais été autant à la mode, AlumnEye n'a jamais rempli ses formations aussi vite et les banquiers M&A ont rarement été autant sollicités par de jeunes wannabes pour intégrer le métier.

Pourquoi démarrer en M&A ? Quelles raisons poussent les jeunes diplômés à ambitionner une carrière de banquier en fusions-acquisitions ?

D'abord, en quoi consiste le métier ? Les équipes de M&A conseillent à l'acquisition ou à la cession d'entreprises, de filiales, de business units ou d'actifs d'entreprises. Les questions principales auxquelles répond le banquier sont : à quel prix doit se faire la transaction ? quel processus de vente mettre en place pour négocier au mieux ? quelle "equity story" vendre aux acquéreurs ?

Les raisons qui poussent les jeunes candidats à considérer une carrière dans la banque d'affaires, et notamment en M&A, sont multiples.

Le prestige social du M&A

Le prestige social est sans aucun doute la première raison, devant l'argent. En effet, la reconnaissance sociale du métier de banquier d'affaires est très forte. Certes, la crise financière de 2008 a écorché l'image de "la finance" au sens large. Pour autant, en discutant récemment avec un farouche détracteur de la "finance internationale", force est de constater que ma question "et si votre fils/fille décrochait un job chez Goldman Sachs, vous en penseriez quoi ?" a fait réfléchir. Et pour cause, qu'on l'aime où qu'on le déteste, ce secteur jouit d'une reconnaissance sociale forte. Même les militants "Occupy Wall Street" reconnaissent une certaine sophistication à ceux dont ils dénoncent le goût prononcé pour le gain et la chose capitaliste.

Les salaires en M&A

La rémunération est un critère important pour les jeunes diplômés. Et pour cause, les salaires en junior en M&A sont très élevés. Par exemple, un Analyste 1 débute sa carrière avec un salaire annuel brut situé entre 70k€ et 110k€ de package. Ces montants comportent une grande partie de variable, les fameux "bonus", qui sont nettement plus élevés dans les équipes M&A que dans les autres équipes produit (Leveraged Finance, DCM, ECM).

LA4Lire aussi : Les banquiers d'affaires gagnent-ils trop d'argent ?

 

La progression salariale en M&A

Au delà de la rémunération, les perspectives salariales sur le long terme sont excellentes, et cette progression salariale est "garantie" en M&A : tous les ans, la base fixe progresse fortement, grâce à des grilles de salaire liées aux progression en grade d'Analyste (2 ou 3 ans), Associate (3 ans) et Vice President.

C'est une réalité souvent négligée par les juniors qui ne réalisent pas que dans beaucoup de métiers, ces augmentations doivent être négociées chaque année, et sont loin d'être automatiques. Cette réalité dépasse le métier du M&A et s'applique plus généralement à la Banque d'Affaires, au Conseil en Stratégie, à l'Audit et au Transaction Services.

Les débouchés après un début de carrière en M&A

Après quelques années en M&A, plusieurs débouchés professionnels sont possibles :

  • en buy-side :
    • Private Equity
    • Hedge Fund
    • Asset Management
  • en M&A interne au sein d'un Corporate
  • dans une autre fonction de la banque (Coverage, COO, etc.)
  • dans l'entrepreneuriat

Plusieurs de ces métiers - notamment le buyside ou le M&A interne - ne sont pas accessibles aux juniors en sortie d'école, d'où le passage souvent obligé en M&A.

A noter qu'il est possible d'accéder à ces débouchés en venant d'autres équipes que le M&A. Ainsi, il est possible de rentrer en Private Equity en passant par une équipe de Leveraged Finance, ou bien après quelques années de Conseil en Stratégie. Il est également possible de rentrer dans des fonds small et mid cap en passant par une équipe de Transaction Services.

L'intérêt du job en M&A

Le métier du M&A a pour réputation de permettre de travailler sur les enjeux les plus stratégiques des entreprises. Et pour cause, les équipes M&A sont à l'origine des acquisitions ou cessions stratégiques qui font la une du Financial Times ou des Echos en France. La réalité du travail des juniors est beaucoup plus nuancée sur l'aspect "intéressant" : les tâches de formatting, les PIB, les profils, les markups incessants, et le binding font partie des tâches ingrates qui peuplent les journées (et les nuits) des stagiaires et jeunes analystes.

La courbe d'apprentissage en M&A

Les sujets couverts lors des premières années d'Analyste sont extrêmement divers et permettent une courbe d'apprentissage très forte. Concrètement :

  • Les situations sont multiples : buyside, take private, IPO, sell-side, carve out, etc.
  • Les compétences de modélisation sur Excel se renforcent au fil des opérations : merger model, LBO, operating model, etc.
  • La compréhension sectorielle s'enrichit, que l'on soit en équipe sectorielle en voyant de nombreux acteurs du même secteur, ou en équipe généraliste, en couvrant de nombreux secteurs différents.

Au delà de ces apprentissages relatifs au métier du M&A, le banquier d'affaires développe d'autres compétences très utiles par la suite :

  • Capacité de travail : tout recruteur qui fait passer un entretien à un banquier M&A sait qu'il n'a pas à s'inquiéter sur sa capacité de travail. C'est une qualité précieuse pour un entrepreneur qui se lance comme pour un investisseur en Private Equity lorsqu'un deal s'accélère.
  • Qualité de production de livrables : le banquier M&A est un maître du PowerPoint. Il est névrosé des doubles espaces, PhD en alignement de logo, et docteur honoris causa en markups inutiles. Le PDF du banquier M&A est bullet proof.
  • Fiabilité à toute épreuve : le quotidien du banquier M&A est la gestion de dates butoirs sur plusieurs dossiers en simultané. La qualité ultime d'un junior en M&A est donc sa fiabilité : elle se traduit par le respect des deadlines, la qualité du travail livré ainsi qu'une communication systématique dès qu'un obstacle intervient. Le pire étant les Analystes qui cachent la poussière sous le tapis pour que l'on découvre les problèmes la veille du rendez-vous client.
  • Forte résistance au stress : à force de situations générant beaucoup de stress, le banquier M&A a développé une aptitude étonnante à ne pas céder à la pression. Il est capable de délivrer sous tension, entouré des supérieurs hiérarchiques qui n'hésitent pas, eux, à bien faire sentir l'urgence et la pression qu'ils prennent de la part du Partner ou du client.
  • Maturité/sophistication business : trop souvent sous-estimée, la capacité à parler à un client, à mettre un costume à sa taille, à interagir avec des C-levels sans passer pour le stagiaire de la machine à café. Petite précision : cette "sophistication" ne veut pas dire pour autant que le banquier maîtrise son sujet.

Le réseau construit en M&A

Il se construit d'abord au sein de son équipe. Les réputations se forgent lors des années d'Analyste et Associate en M&A et perdurent de nombreuses années. C'est à ce moment que sont identifiés les "stars", les "besogneux", les "génies", les "fumistes", et les "assassins", ceux pour qui aucun junior ne veut plus jamais travailler.

Ces réputations individuelles se construisent également avec les équipes que l'on croise sur les différents deals. Il n'est pas rare de voir un Analyste rejoindre un fonds de Private Equity avec lequel il a travaillé sur une grosse transaction.

L'intérêt de ce réseau est qu'il se diversifie avec le temps : au fil des années, certains évoluent dans d'autres banques, rejoignent des fonds d'investissement, vont "monter la startup" ou reprendre la boîte familiale (la méritocratie, ça va un moment). D'autres enfin sortent des circuits traditionnels pour aller monter un bar, un restaurant ou encore un magazine (véridique : Socialter a été monté par un ancien Analyste M&A de chez BAML et Philosophie Magazine par un ancien banquier M&A de chez UBS).

 

L'ambiance en M&A

Le M&A est un métier où l'on retrouve un esprit d'école. Concrètement : une promotion d'Analyste a le même âge, les mêmes centres d'intérêts, les mêmes sujets de discussion, et parfois les mêmes réseaux d'école. Le sentiment d'être "au front" ensemble sur les dossiers difficiles forge des amitiés improbables. Cette proximité aide à tenir psychologiquement les horaires et la charge de travail et retient parfois d'excellents éléments qui seraient tentés de quitter le bateau.

Pour toutes ces raisons, les jeunes diplômés n'ont jamais été aussi nombreux à postuler en M&A, malgré la frénésie qui entoure le secteur des nouvelles technologies couplée à l'attractivité forte du Conseil en Stratégie.


Classement des écoles de commerce du FT 2017 : les françaises brillent moins

Lundi est sorti le très attendu classement du Financial Times. Il s’agit du classement européen des meilleures écoles de commerce.

Dans le haut du classement, à part HEC qui garde sa 2ème place, les autres écoles françaises ont toutes baissées : INSEAD passe de la 3ème à la 5ème place tandis que l’ESCP perd une place et s’installe à la 13ème.

Déjà pénalisées par le changement de méthodologie dans l’établissement du classement des Masters in Management, qui compte pour 1/4 de la note globale, les écoles françaises se retrouvent donc mécaniquement (en majorité) à perdre des places dans ce classement.

 

Un top 20 sans grande surprise

Dans le haut du tableau, pas beaucoup de changement. Si la London Business School occupe toujours la tête du classement, les écoles du top 20 restent globalement les mêmes, avec quelques légères variations.
L’EDHEC conserve sa 14ème place alors Grenoble Ecole de Management sort du top 20 pour retourner à la 21ème place. Par ailleurs, Warwick continue à monter en prenant 7 places pour s’installer à la 15ème place, s’affirmant comme une école de premier plan. Enfin l’EMLyon, à la porte du top 20 l’année dernière,  en sort pour laisser la place à l’Imperial College qui ferme ce classement des 20 premiers.

 

Une année compliquée pour l’ESSEC 

L’ESSEC, reconnue en France et par les recruteurs, faisant partie du groupe fermé des « 3 parisiennes » continue sa baisse déjà constatée dans les autres classements du Financial Times de cette année. Malgré un MS Finance qui se classe encore à la 3ème place, dans ce classement global l’école perd 5 places et sort du top 20 pour atterrir à 23ème place.

Le Top 20, source : rankings.ft.com

LA4  Lire aussi : Pourquoi faire un Master Spécialisé Finance à HEC, ESSEC, ESCP ?

 

Quant à Kedge, elle perd 7 places pour venir fermer ce top 40.

Les françaises à la peine

Dans la suite du classement, à quelques rares exceptions près comme Neoma qui prend 4 places à la 46ème place ou l’ESC Rennes rentré l’année dernière qui progresse de 10 places pour atteindre la 53ème, les écoles françaises perdent toutes du terrain.

Rentrée l’année dernière, l’Universite Paris Dauphine se place à la 76ème place, alors que l’IESEG tombe à la 61ème.

A noter tout de même l’entrée de l’ISC Paris qui vient clôturer ce classement.

 source : rankings.ft.com

Finalement, ce sont l’Espagne et le Royaume-Uni qui tirent leur épingle du jeu. Avec 3 écoles dans le top 10, l’IE Business School, l’IESE et l’ESADE, l’Espagne se place sur le devant de la scène et ce malgré le fait que 81% de ses étudiants partent travailler à l’étranger. Le Royaume-Uni confirme sa domination en ayant le plus d’universités dans le top 20 (6 universités), avec toutefois 67% de ses diplômés qui partent après leurs études. Au contraire de la France, qui garde 49% de ses diplômés.

Enfin, le conseil et la finance restent les secteurs les plus choisis par ces étudiants d’écoles de commerce, même si l’industrie attire de plus en plus.

Mais, une question subsiste : quel crédit donner à ce classement, où Dauphine pourtant très reconnue par les recruteurs se retrouve dans le bas du tableau ?


Préparer le CFA : quand, où, comment ?

Le Chartered Financial Analyst (CFA) est un diplôme délivré par le CFA Institute qui permet de renforcer un profil orienté Finance. Cet examen difficile est bien considéré par les recruteurs tant dans les pays anglo-saxons qu’en Asie et en Europe, et comporte plusieurs niveaux (I, II et III). Beaucoup d’étudiants se tournent vers AlumnEye et se posent des questions concernant l’intérêt de ce diplôme pour leur carrière et les opportunités qu’il ouvre : « Le CFA est-il nécessaire pour décrocher un premier emploi ? Quelles sont mes chances de réussir ? Ne vaut-il pas mieux entrer d’abord dans la vie active avant de préparer cet examen ? Comment réviser le CFA et à partir de quel moment ? »

A votre service, AlumnEye répond à toutes vos questions.

 

Le CFA, pour qui ?

Pour avoir quelques chiffres en tête, 200 000 candidats du monde entier s’inscrivent chaque année à cet examen difficile. Il représente un atout à l’international car le CFA est reconnu par les recruteurs du monde entier, indépendamment de l’Ecole dont le candidat est issu. Le CFA est même fortement recommandé pour l’obtention de certains postes dans les pays anglo-saxons, même s’il n’est pas une condition sine qua non à l’embauche en France.

15% des candidats sont encore étudiants. En effet, il faut être titulaire d’un Bachelor pour se présenter et il n’est pas impossible de se lancer dès le Master, en parallèle des cours. De plus en plus d’écoles de renom et d’universités françaises comprennent l’intérêt de ce label : le CFA Institute a d’ailleurs créé un partenariat avec les 3 parisiennes (HEC, l’ESSEC et l’ESCP-Europe), ainsi qu’avec l’Insead, Paris-Dauphine, Panthéon-Sorbonne ou encore Neoma Business School à travers le CFA University Recognition Program.

Le niveau 1 du CFA comporte 240 questions de type QCM. Pour passer l’examen, il faut plus de 70% de bonnes réponses.

Une grande variété de matières sont abordées à l’examen : Méthodes de calcul quantitatives, (Quantitative Methods), Economie (Economics), Finance d’entreprise (Corporate Finance) et Gestion de portefeuille (Portfolio Management). L’examen teste aussi les connaissances du candidat sur les décisions liées à l’investissement avec des épreuves telles Investissements en actions (Equity Investments), Investissements à taux fixe (Fixed Income) et Produits dérivés (Derivatives), Investissements alternatifs (Alternative Investments). Attendez-vous à affronter également des matières plus déroutantes comme l’éthique et les standards professionnels (Ethical and Professional Standards), où une approche intuitive sera insuffisante pour réussir.

 LA4Lire aussi : Les tests standardisés (GMAT, CFA, TOEIC…). Lesquels passer et lesquels mettre sur son CV

La certification CFA : un label international pour une carrière en finance

Dans le secteur financier, il n’existe pas de label comparable en termes de reconnaissance internationale. Ce diplôme est un gage de valeur qui garantit des compétences et connaissances pratiques relatives aux décisions d’investissement. La certification CFA comporte 3 niveaux (ou « levels »).

De nombreux candidats voient long-terme dès leurs études et se demandent s’il est bon de se lancer en tant qu’étudiant. Les avis sont partagés, mais passer la certification CFA durant votre cursus comporte 3 principaux points positifs : 

  • Un avantage décisif sur les autres candidats: votre CV sera sensiblement au-dessus du lot lors d’une candidature de stage de fin d’études ou pour une première embauche, notamment si vous avez un niveau 2 ou 3. Le niveau 1 n’est que peu discriminant.
  • Une dimension internationale de fait, qui viendra appuyer votre diplôme de Master quelle que soit la cote de votre Ecole
  • Un emploi du temps bien plus flexible qu’une fois en CDI

 

Comment se préparer ?

  • Premier conseil, gérer son planning de révisions. Deux sessions annuelles accueillent les candidats du Level I du CFA : au mois de juin et au mois de décembre. Il ne faut pas sous-estimer la charge de travail qu’implique une telle préparation : entre 250 et 300 heures de travail recommandées ! Ainsi, si vous vous inscrivez en juin, mieux vaut voir large et commencer la préparation dès novembre ou décembre.
  • Ne pas prendre cet examen à la légère : seuls 43% des candidats ont réussi l’examen Level I de juin 2017. Rassemblez les supports pédagogiques pertinents, et profitez des périodes de cours les moins chargées pour réviser un maximum.
 LA4Lire aussi : Faut-il passer son CFA pendant ses études ? 

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