Quick advice for your Summer Internship

Starting your Summer Internship?

Here are a few tips I learnt from coaching over 2000 candidates

1. Attitude. This is worth 100 times every other advice. Be positive. Embrace feedbacks and quickly use them to improve. Ask for work, help your co-interns.

2. Proofread every document you produce. Being a "good" summer intern vs a "bad" one is often times a function of how many small mistakes you do. Print everything, read it 2 or 3 times and then only send it to your boss.

3. Go the extra mile. Always try to add value, even when you perform grunt work. When compiling data, highlight key insights. When drafting slides, suggest an executive summary.

4. Network. Knowing people inside the bank will be decisive to get a returning offer. Indeed, if your team cannot hire you because they don't have a headcount, you will need another team to sponsor you. Don't wait until the end of the Summer, it will be too late.

5. Realise your are constantly evaluated. The Summer Internship is a 10-week interview. Every interaction do matter: lunches, drinks, conferences, projects and trainings.

The last one is more personal: don't be a stupid wannabe-shark. No one will hire you. And if you do get hired, you won't get respect from your team.

Good luck !


Faire du M&A en province : où postuler ?

Impliquées dans des méga-deals tels que le rachat de Luxottica par Essilor pour 24 milliards d’euros ou l’acquisition de Westfield par Unibail-Rodamco pour 21 milliards d’euros, les grandes banques d’affaires internationales telles que Goldman Sachs, BNP Paribas, Rothschild et Lazard reçoivent, chaque année, des milliers de candidatures où seuls les meilleurs éléments sont retenus. Ces établissements prestigieux sont les acteurs privilégiés des grandes opérations de rapprochements industriels, mais ils ne représentent pas l’ensemble des acteurs du conseil en M&A. Il s’agit en réalité d’un arbre qui cache une forêt de boutiques M&A réparties sur l’ensemble de l’Hexagone, dont l’activité soutenue mérite une attention particulière. Qu’elles soient des structures indépendantes, ou de simples antennes de boutiques parisiennes, les équipes M&A en province présentent un ancrage local important et permettent d’être au plus près d’entrepreneurs attentifs à un accompagnement sur-mesure.

Trouver un stage en M&A est difficile, en particulier lorsqu’il s’agit de sa première expérience en finance. AlumnEye vous propose aujourd’hui une liste non exhaustive de structures hors de Paris, pouvant vous permettre d’explorer ce métier si demandé.

LA4Lire aussi : Pourquoi le M&A ? les 5 raisons qui en font la voie royale de la banque d’affaires

 

Un nombre de deals très important dans le Small et Mid cap

 

En M&A, on a l’habitude de différencier les tailles de deals selon 3 segments de valorisation d’entreprises :

  • Le Large market : Transactions de plus de 500 millions d’euros
  • Le Mid market : Transactions comprises entre 50 et 500 millions d’euros
  • le Small market : Transactions comprises entre 0,5 et 50 millions d’euros

 

Selon le Magazine des Affaires, le M&A Large cap français a été particulièrement prolifique en 2017 avec 29 opérations supérieures au milliard d’euros. Cependant, les segments Small & Mid cap français restent les plus dynamiques et ont représenté en nombre plus de 90% des opérations la même année. Les boutiques spécialisées en M&A Small cap sont une centaine en France et s’adressent quasi-exclusivement aux petites et moyennes entreprises ou aux branches d’activités des ETI et des Grandes Entreprises.

 

 Pourquoi travailler dans une boutique Small ou Mid cap ?

 

Les banquiers conseils en M&A Small  et Mid cap ont rapidement dans leur carrière une exposition aux clients très forte. L’accompagnement du client dans le process de cession ou d’acquisition d’une l’entreprise cible ainsi que dans les négociations des modalités de la transaction prend une place significative, là où certaines banques Large cap mobiliseront les analystes et associates sur des problématiques essentiellement techniques. Concrètement, en M&A Small cap, les analystes feront face à une charge de travail tout aussi importante, avec la possibilité de travailler sur un nombre important de deals, sans être pour autant sectorisé. Les tâches sont très diverses et permettent, selon les cas, de prendre part à l’ensemble des étapes du process de cession ou d’acquisition d’une PME :

  • Préparation des rendez-vous client
  • Rédaction du mémorandum de présentation
  • Valorisation sous Excel de la société à céder ou à acquérir
  • Gestion de la data-room
  • Gestion des échanges avec les parties prenantes de la transaction (DAF, expert-comptable, avocat d’affaires, repreneur et banques)

 

Les boutiques Small cap sont de plus en plus souvent adossées à un réseau international de boutiques. C’est notamment le cas pour les boutiques MBA Capital et Linkers toutes deux membres du réseau international « M&A Worldwide », ou la boutique Aelios Finance qui en 2016 s’est alliée à 22 boutiques dans le monde sous la bannière Oaklins pour former le sixième acteur mondial sur le segment des PME, derrière Deloitte et Rothschild, selon le classement de Thomson Reuters. Cette dynamique grandissante de la mutualisation des boutiques à une échelle internationale s’explique par une fréquence d’opérations transfrontalières, dites « cross-border », qui s’accroît d’année en année. En effet, « souvent, les entrepreneurs préfèrent vendre et faire des acquisitions à l’étranger plutôt qu’auprès d’un concurrent local pour croître et préserver leur entreprise et l’emploi », indique Björn Voigt, le fondateur de la boutique allemande M&A Experts et président du réseau M&A Worldwide.

LA4Lire aussi : M&A : pourquoi pas une boutique ? Où postuler ?

 

AlumnEye a sélectionné pour vous une liste non-exhaustive de boutiques Small et Mid cap ayant établi leurs bureaux en province.

 

  • Eurallia Finance

Forte de 18 années d’expériences, la boutique Eurallia Finance est composée de 21 associés pour 18 bureaux répartis sur l’ensemble de l’hexagone. Avec plus de 800 opérations réalisées depuis sa création, Eurallia Finance fait figure de leader en nombre d’opérations de cession et d’acquisition de PME-PMI. La boutique occupe la 1ère place du classement M&A Small Cap en France selon fusaq.com avec 53 transactions en 2017.

Bureaux : Annecy, Bordeaux, Chamalières, Clermont-Ferrand, Epinal, La Ciotat, Lyon, Marseille, Montpellier, Mulhouse, Nantes – La Rochelle, Orléans, Paris, Perpignan, Rennes, Rilleux-la-Pape, Valence et Villeurbanne.

 

 

  • In Extenso Finance & Transmission

Par son appartenance au groupe Deloitte – In Extenso, In Extenso Finance & Transmission (IEFT) s’appuie sur un réseau dense et puissant en France et à l’international. Constitué d’une équipe de 30 professionnels en fusion-acquisition, IEFT est reconnu comme un acteur de référence dans le conseil en acquisition, cession et transmission d’entreprise et compte un track record de plus de 600 opérations  depuis 2003.

Bureaux : Angers, Bordeaux, Cannes, Epinal, Nantes, Lille, Lyon, Marseille, Montpelier, Paris, Perpignan, et Strasbourg.

 

 

  • Banque Populaire Ingénierie Financière

Disposant d’un maillage national sur tous les métiers de l’Ingénierie Financière, la Banque Populaire lança en 2016 la marque ombrelle « Banque Populaire Ingénierie Financière » qui regroupe les métiers de conseils en fusion-acquisition, capital investissement régional et financements structurés. Banque Populaire Ingénierie Financière s’affirme comme un acteur majeur de la transmission avec 28 opérations réalisées en 2017.

Bureaux : Besançon, Bordeaux, Bourges, Chambéry, Châteauroux, Lille, Lyon, Metz, Montigny le Bretonneux, Nantes, Nice, Niort, Paris, Perpignan, Rennes et Toulouse. 

 

 

  • SODICA Corporate Finance

SODICA Corporate Finance est la filiale à 100% du groupe Crédit Agricole, elle est spécialisée dans le conseil en fusions-acquisitions Mid-cap. Son track record, tous secteurs d’activités confondus, s’établit à plus de 340 transactions conseillées. Elle joue donc un rôle majeur dans le rapprochement des entreprises tant sur le plan hexagonale qu’à l’échelle internationale. En effet, SODICA CF peut faire bénéficier à ses clients de son réseau à l’international (90 pays) afin de leur apporter la meilleure contrepartie. SODICA CF a développé une expertise reconnue dans les secteurs viticole, agroalimentaire, aéronautique, médical, luxe, technologie de l’information et tourisme.

Bureaux : Montrouge, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Strasbourg et Toulouse et Paris.

 

 

  • e-Ris

Service spécialisé dans l’intermédiation d’opérations de petites capitalisations (small-caps ), e-RIS est une base de données en ligne regroupant les offres de cession d’entreprise. Le Groupe Crédit Agricole complète son offre de conseil en fusion-acquisition grâce à son réseau de bureaux d’expertise en transmission d’entreprises localisées au sein de ses Caisses Régionales. Ce réseau, nommé « e-Ris », représente un acteur majeur du conseil en M&A Small Cap avec 24 opérations réalisées en 2017. Le réseau e-Ris est constitué d’une équipe d’environ 30 experts sur l’ensemble de l’hexagone.

Bureaux : Angers, Annecy, Beauvais, Bordeaux, Clermont Ferrand, Grenoble, Lyon, Nantes, Paris, Reims, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse et Troyes.

 

 

  • Oaklins

Fin 2016, Aelios Finance et certains membres de l’alliance M&A International ont fusionné pour créer Oaklins, l’une des plus importantes banques d’affaires indépendantes mid-market au monde avec 700 professionnels, dont 32 basés en France à Paris, Lyon et Toulouse. Oaklins compte 15 groupes sectoriels dédiés, dans 40 pays à travers le monde. Oaklins a réalisé plus de 1500 transactions ces 5 dernières années.

Oaklins dispose de 60 bureaux basés dans les principales places financières du monde (Londres, New York, Chicago, Los Angeles, Montréal, Hong Kong, Shanghai, Tokyo, Seoul, New Delhi, Istanbul, Tel Aviv, Hambourg, Francfort, Berlin, Zurich, Milan, Turin, Amsterdam, Oslo, Stockholm, Copenhague, Dublin, Madrid…).

 

 

  • Synercom France

Créé en 1986, Synercom France est l’un des premiers cabinets indépendants français spécialisés dans le conseil en cession, acquisition et évaluation d’entreprises. Le cabinet a concrétisé plus de 800 opérations tous secteurs d’activités confondus.

Le réseau Synercom France couvre le territoire national avec 8 bureaux régionaux situés à Aix-en Provence, Beaune, Lyon, Mulhouse, Nantes, Paris, Poitiers et Toulouse.

 

 

  • MBA Capital

de la volonté de trois cabinets bordelais, lyonnais et parisien, MBA Capital est, aujourd’hui, le regroupement d’une vingtaine de professionnels du conseil en haut de bilan. Cette banque d’affaires indépendante fait figure d’acteur historique du conseil en M&A. MBA Capital accompagne ses clients PME/ETI en France et à l’international grâce à ses partenaires du réseau “M&A Worldwide”, un réseau de boutiques M&A implantées dans 40 pays et regroupant 400 consultants.

Bureaux : Bordeaux, Caen, Lille, Lyon, Marseille, Mulhouse, Paris, Rennes et Strasbourg.

 

 

  • KPMG Corporate Finance

A l’instar de son concurrent Deloitte qui offre un service de conseil en fusions-acquisitions sur les segments Small & Mid cap, KPMG France offre également un service de conseils en M&A dédié aux PME-ETI à travers sa structure KPMG Corporate Finance qui rassemble 65 professionnels, dont 7 associés. S’appuyant sur son réseau international de cabinets d’audit et de conseil exerçant dans 154 pays, KPMG CF détient un véritable avantage concurrentiel qui lui permet de réaliser plus de 40 opérations par an.

Bureaux : Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpelier, Nantes, Nice,  Paris, Strasbourg, Toulouse, etc.

 

  • Clairfield International

 

Clairfield International est une boutique spécialisée sur les entreprises de taille moyenne. Cette structure compte plusieurs centaines de collaborateurs à travers le monde, avec une activité soutenue en France. Bien qu’ayant son antenne principale à Paris, Clairfield possède 3 autres bureaux français à Lyon, Marseille et Nantes. Une opportunité de découvrir le M&A, mais aussi d’autres métiers de la banque d’affaires, tels que les levées de fonds ou des missions de valorisation.

Bureaux : Paris, Lyon, Marseille, Nantes, et plusieurs autres structures à l’international

 

 

Anthony LANDREAU-AGLAOR, étudiant à l’IAE Dijon

 


Classement 2018 des masters en finance du Financial Times: la France toujours à l'honneur, à quel prix ?

Comme à son habitude, le Financial Times publie cette année son très attendu classement des masters en Finance. Très belle performance des Business Schools tricolores puisque le top 5 mondial est exclusivement constitué d’écoles françaises.

Le MSc in International Finance d’HEC Paris retrouve la 1ère place qui était occupée par l’EDHEC l’an dernier. Cette dernière perd deux places mais maintient sa position dans le top 3 mondial.

Les Masters en Finance de l’ESCP et de Skema gagnent chacun deux places tandis que l’ESSEC recule de deux places et ferme les portes de ce top 5. On notera également une belle performance de Grenoble École de Management qui gagne 5 places dans ce classement.

LA4Lire aussi : Pourquoi faire un Master Spécialisé Finance à HEC, ESSEC, ESCP ?

 

Le top 10 du classement 2018 du FT :

Source : Financial Times

Outre-manche, le constat est un peu plus amer : si l’Université d’Oxford se maintient à la 11ème place, Warwick Business School perd 4 places. Seule exception, Imperial College qui gagne 3 places et retrouve à nouveau le top 10.

On peut légitimement s’interroger sur la crédibilité d’un classement qui met le MIT 3 places derrière Skema. Une analyse des critères est donc indispensable.

LA4  Lire aussi : Les 10 critères de sélection pour un master en finance

 

Il est effectivement surprenant de voir certaines écoles devancer de très prestigieuses institutions comme le MIT ou Oxford.

Si l’on ajuste par exemple ce classement uniquement en fonction des salaires moyens à la sortie des programmes, le top 10 se voit significativement modifié.

Cette fois, on retrouvera le MIT en première position, suivi de près par HEC Paris. Seules les « 3 parisiennes » parviennent à se faire une place au sein de ce nouveau top 10 où la Bocconi, l’Université de Saint Gallen et Oxford refont leur apparition. Exit donc les Skema et autres anomalies.

LA4Lire aussi : Etudiant en école post-bac, il décroche un summer chez Barclays

Les critères du classement établis par le FT sont importants pour comprendre ces variations. Et chaque critère pourrait en réalité faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre.

On peut tout d’abord identifier quelques points qui handicapent les écoles françaises :

  • En s’intéressant au ranking du service carrière des écoles, on remarque que peu d’étudiants français portent le leur dans leurs cœurs. Ainsi, des masters bien classés comme ceux de l’EDHEC ou de l’ESSEC se retrouvent hors du top 10 des meilleurs services carrières
  • Le critère de l’expérience internationale est lui aussi à relativiser. La possibilité d’effectuer un échange lors de son Master mérite-t-elle une pondération équivalente à l’employabilité ?
  • Le classement prend également en compte un certain nombre de critères dont l’importance est faite relative pour un candidat : le pourcentage de femmes dans le corps professoral, la durée du programme ou encore le pourcentage de professeurs titulaires d’un doctorat

Plus généralement, le classement sonde les promotions diplômées il y a 3 ans. Il est donc tourné vers le passé et ne prend pas en compte les innovations pédagogiques récentes.

Il est également possible d’expliquer l’hégémonie française dans le classement par plusieurs critères :

  • Le Master in Finance est un format académique européen, le Bachelor ou le MBA étant plus populaires outre-Atlantique
  • Le critère de la « value for money » qui rapporte les frais de scolarités des programmes sur leurs durées favorise de facto les établissements de l’Hexagone, moins onéreux que leurs contreparties anglo-saxonnes
  • L’excellence française dans le domaine financier peut aussi expliquer la mainmise des écoles tricolores : la technicité de leurs étudiants est très appréciée des recruteurs

LA4Lire aussi : Le Master in Finance de l’ESSEC, un bon investissement ?

À ce propos, on peut  s’étonner de l’absence des Masters de la LSE, de la London Business School ou même du Master 203 de l’Université Paris-Dauphine. Ces différents programmes, dont la réputation n’est plus à faire, placent pourtant leurs étudiants dans les institutions financières les plus prestigieuses. On comprend donc les critiques adressées à ce classement.

La réelle problématique sous-jacente à ce classement réside dans sa façon de juger de la valeur d’un Master. S’agit-il de la valeur d’une formation aux yeux d’un recruteur, d’un futur étudiant ou du directeur d’un programme ? Un classement pour qui ? Un classement pour quoi ?

En conclusion, il serait idiot de choisir son Master en Finance à partir du seul classement, sans en exclure les critères les plus aberrants ou inutiles. Bien souvent, le témoignage des Alumni d’un programme en dit bien davantage sur la réalité du placement des étudiants, la qualité des professeurs, l’ambiance de la promotion et la perception des recruteurs.


"Les tips qui m’ont permis de décrocher un Summer Internship..."

Elève de dernière année à l’école d’ingénieur CentraleSupelec, une étudiante nous explique comment elle a réussi à faire de son background scientifique un atout pour les process de recrutement en finance. Elle revient également sur la stratégie qu’elle a adoptée pour obtenir le Summer Internship dont elle rêvait dans une américaine. 

 

Peux-tu nous présenter ton parcours ? 

J’ai obtenu un bac S dans un lycée à Clermont-Ferrand, puis j’ai effectué une classe préparatoire Mathsup/Mathspé en région parisienne. À la suite de cela, j’ai intégré l’école d’ingénieur CentraleSupelec, où je me suis beaucoup investie dans la vie associative. On y trouve beaucoup d’occasions de s’épanouir, d’apprendre à gérer des projets et ces expériences m’ont permis de mûrir.

 

Tu as effectué des stages à la BNP CIB : qu’en as-tu tiré ?

Mon premier stage de césure s’est déroulé chez BNP Cash Management. J’étais assistante de Gestion de Projet sur l’ouverture de comptes pour les entreprises. Ce fut une opportunité de découvrir de nombreux acteurs de la banque : commerciaux, juridiques, informatiques, gestionnaires des risques, etc. Les projets concernaient des milliers d’entreprises dans toute l’Europe. J’ai beaucoup appris sur l’organisation de la banque en général et le travail dans un contexte international.

J’ai ensuite effectué un stage au sein d’une équipe de trading de BNP Paribas dont la mission était de travailler sur un ensemble de produits dérivés. C’était une petite équipe chaleureuse et accueillante. La salle de marché est un environnement qui demande beaucoup de concentration car la moindre erreur peut être fatale. Mais on ne s’y ennuie jamais et on travaille avec des personnes vraiment très intéressantes. C’est une expérience qui ne m’a pas déçue.

 

Comment t’es venue l’idée de travailler en finance de marché ? 

L’idée m’est venue en première année d’école d’ingénieur lors de rencontres avec le club Finance et Consulting de mon école. Ils mettent à disposition des élèves de nombreux documents qui aident à découvrir les métiers de la finance. Grâce à eux j’ai réalisé que la salle de marché pouvait concilier mes deux centres d’intérêt : les mathématiques appliquées et l’actualité politique et économique. A l’époque, ma culture financière était tellement médiocre que je n’avais pas été acceptée au sein du club mais je ne me suis pas démotivée pour autant. Je ne le regrette pas.

 

Quelles sont les difficultés que tu as dû surmonter pendant tes différents stages ? 

Lorsque l’on n’étudie pas dans une école de commerce ou lorsque l’on ne prépare pas un master en finance réputé, on se sent moins « armé ». C’est une importante source de stress. Chaque salle de marché à Paris comme à Londres a ses « target schools ». Quand on sympathise avec les candidats, on réalise vite qu’ils viennent en majorité des mêmes écoles. Il ne faut pas se laisser décourager par ce constat.

LA4Lire aussi : Etudiant en école post-bac, il décroche un summer chez Barclays

 

Quels ont été les moments forts des différents processus auxquels tu as pu participer ? 

J’ai participé à trois assessment centers à Londres. C’est stressant car on a l’impression que chaque minute de la journée compte mais ces expériences n’en sont que plus enrichissantes. On rencontre des personnes intéressantes dans un cadre très stimulant. Cela ressemble un peu à la télé réalité : les candidats sont sympas, on est bien accueillis, il y a même des moments assez drôles et conviviaux, mais on sait tous qu’à la fin, il n’en restera même pas la moitié.

 

Il existe des évènements de networking organisés par les banques spécifiquement pour les femmes et/ou les ingénieurs. As-tu eu l’occasion de participer à l’un d’eux ?

Au cours de la formation AlumnEye, on nous prépare aux évènements de Networking organisés par les différentes banques. C’est en suivant leurs conseils que je me suis inscrite aux événements destinés aux femmes s’intéressant à la finance de marché. Pour être précise, j’ai même postulé à tous les événements pour femmes ou ingénieurs d’une dizaine de banques différentes car je ne voulais pas rater d’opportunités.

Je me souviens d’un événement appelé « Women who trade » au cours duquel une femme appartenant à une équipe de structuring nous racontait sa carrière. Elle nous conseillait de ne rien lâcher car elle avait réussi à devenir Executive Director tout en élevant deux enfants ! Ces événements sont très motivants car nous y rencontrons d’autres candidates mais également des femmes qui se trouvaient à notre place quelques années auparavant et qui ont réussi à atteindre les objectifs que nous nous fixons.

LA4Lire aussi : Conseils Summer Internship et Offcycle : 8 clés pour décrocher son offre

 

En quoi ces évènements t’ont-ils aidée ?

Au cours de ces événements, j’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont donné de précieux conseils pour bien préparer mes process. Les professionnels qui participent à ces évènements se sont trouvés quelques années en arrière dans la même posture que nous, et c’est pourquoi ils comprennent nos difficultés. J’ai même assisté à un entretien blanc improvisé au milieu d’un cocktail.

 

Tu as décroché un Summer Internship en Sales & Trading. Peux-tu nous en dire plus ?

J’ai postulé aux Summer Internships dans une dizaine de banques via leurs plateformes internet respectives. J’ai suivi à la lettre les conseils d’AlumnEye en ce qui concerne CV et lettre de motivation. Au bout de quelques semaines, j’ai été contactée pour planifier les premiers entretiens téléphoniques. À partir de là, tout s’est passé très vite : 1er entretien téléphonique, 2ème entretien téléphonique et enfin assessment center dans les bureaux de la banque à Canary Wharf. Il faut rester concentré jusqu’à la dernière ligne droite !

A ce titre, la formation AlumnEye m’a permis de préparer mes process de recrutement de façon méthodique. Les process ont de nombreuses étapes et les banques attendent des candidats rigoureux et bien préparés. AlumnEye nous explique de A à Z quelles sont les différentes étapes et comment les aborder. De plus, AlumnEye permet de rencontrer d’autres candidats, on peut réviser en groupe, s’échanger des astuces et aller ensemble aux événements de Networking.

J’ai finalement été frappée par la diversité des profils et des origines des candidats. Je pense que c’est une grande spécificité des banques anglo-saxonnes.

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En quoi ton background d’ingénieur t’a-t-il été utile pour tes process ou tes stages ? 

Pendant mon stage au sein d’une équipe de trading, j’ai dû m’approprier très vite les différents logiciels des traders (il y en a beaucoup). Je pense que mes études d’ingénieurs m’ont aidée à être rapide et efficace dans ces tâches.

Par la suite, les traders m’ont demandé des programmes VBA pour les aider dans leurs tâches quotidiennes. C’est le genre de choses que tout ingénieur qui a suivi des cours d’algorithmique peut faire assez facilement.

 

Certaines filles pensent que la finance est un métier très masculin, es-tu d’accord avec ça ? 

Il y a quelques métiers de la finance où l’on rencontre encore peu de femmes, c’est vrai ! Mais cela ne veut pas dire que ces métiers ne sont pas faits pour nous ! Je me souviens d’une trader de produits exotiques chez BNP Paribas. Elle était tout à fait souriante et féminine mais c’était probablement l’une des personnes les plus dynamiques et rigoureuses de toute cette salle de marché.

 

 

Comment fait-on pour s’imposer dans des équipes où les gens ont des égos parfois surdimensionnés ?

Je pense que l’important est de connaître ses atouts, ses faiblesses et de jouer là-dessus.

Je ne pense pas correspondre au stéréotype du « requin » mais je joue sur d’autres traits de caractère. J’aime rire, parler d’actualité, je suis toujours prête à filer un coup de main. Dans la salle de marchés, les gens ont apprécié cela et c’est ainsi que j’ai trouvé ma place.

 

Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui se retrouvent aujourd’hui dans la même situation que toi il y a un an ?

Je leur conseillerais de chercher à faire un maximum de rencontres avec des professionnels du métier et de profiter de ces occasions pour poser un tas de questions. C’est le meilleur moyen d’acquérir une bonne compréhension du milieu de la finance de marché et c’est ce que les recruteurs apprécient !

 


Etudiant en école post-bac, il décroche un Summer chez Barclays

Issu d’une école de commerce post-bac, Thomas est actuellement en année de césure. Cet été, il aura la chance de participer au Summer Internship de Barclays en Investment Banking. Comment cet étudiant d’une école « non-target » a-t-il réussi à obtenir cette offre ? Dans cette interview, il vous raconte ses process, mais surtout ce qui, selon lui, a fait la différence.

Bonne lecture !

 

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Thomas, je suis étudiant dans une école de commerce post-bac et je suis actuellement en année de césure. Avant de commencer mes études supérieures, et parallèlement au lycée, j’étais footballeur professionnel. J’étais au centre de formation d’une équipe de Ligue 2 et je faisais partie de l’équipe nationale des U19. Après le Baccalauréat, je me suis dirigé un peu par hasard vers une école de commerce post-bac et c’est lors de ma 2ème année que j’ai décidé de m’orienter vers la finance. J’avais de très bons résultats, ce qui m’a donné la possibilité de faire un échange universitaire à Warwick, au Royaume-Uni. C’était très intéressant, car il y avait beaucoup d’événements de networking et c’est à ce moment que j’ai commencé à réellement m’intéresser aux Summers. Actuellement en césure, j’ai eu l’opportunité de faire un stage chez Air Liquide en trésorerie avant de devenir stagiaire en M&A dans une top boutique parisienne. J’ai commencé à candidater aux Springs et Summers assez tôt, notamment dans les Américaines (j’étais en process chez Morgan Stanley), avant de décrocher finalement une offre de Summer chez Barclays.

 

Peux-tu nous parler de ton process chez Morgan Stanley ?

Morgan Stanley a été une petite expérience très enrichissante. J’ai participé à un évènement qui m’a permis d’intégrer le processus de recrutement du Summer Program 2018, mais malheureusement je ne suis pas allé au bout. Cela dit, ce fut pour moi un très bel entraînement pour mes entretiens chez Barclays.

 

Air Liquide, M&A, Morgan Stanley, Barclays… Comment expliques-tu cette réussite qui peut sembler un peu surprenante ?

Je pense que Warwick m’a bien aidé pour décrocher mon Summer Internship, notamment parce que l’école était beaucoup plus target que la mienne, apportant ainsi plus de crédibilité à mon CV. Il y avait énormément d’évènements networking, ce qui m’a permis de rencontrer des professionnels, d’en savoir plus sur les métiers, sur les process, et de me créer un réseau. Aussi, mon passé de sportif de haut niveau suscite souvent la curiosité et la sympathie des personnes avec qui je discute, aussi bien les garçons que les filles pour le coup. Tous ces éléments me permettent d’accroître mes chances de temps en temps. Je reçois également beaucoup de refus, mais c’est le jeu !

LA4Lire aussi : HireVue et l’entretien vidéo en banque d’investissement : mode ou futur standard dans le recrutement ?

 

Parlons un peu de ton stage actuel : comment ça se passe en M&A ?

Je dirais que ça se passe bien, enfin j’espère que mon travail est satisfaisant. Les missions sont très variées, j’adore ça. Je travaille sur 6-7 dossiers, tous dans des secteurs différents. Certains concernent des projets et/ou des entreprises basées en France, d’autres en Afrique, d’autres aux USA. Je bosse sur des sujets de M&A, des sujets de financement et refinancement, un dossier en levée de fonds, etc. C’est extrêmement diversifié. Après, ça va tellement vite entre les dossiers que l’on a pas forcément le temps de bien comprendre tous les enjeux, il faut donc profiter du moindre moment de calme pour prendre un peu de recul, prendre le temps de relire des documents, de comprendre 2-3 points, de faire des recherches sur Internet pour obtenir plus d’informations, et surtout pour éviter de poser des questions bêtes aux analystes !

 

Au quotidien, ça donne quoi ?

Les semaines passent très vite et le rythme est soutenu même si ça reste très variable. C’est aussi ça que j’aime. Le travail et les missions arrivent de manière aléatoire et c’est vraiment différent des tâches redondantes que l’on peut faire d’une semaine à l’autre dans d’autres secteurs. Ici, c’est vraiment rare de faire quelque chose de routinier, les seules choses redondantes ce sont les “markets updates” à faire. Bien sûr, il y a une partie du travail qui peut parfois être moins amusante, fastidieuse et intellectuellement inintéressante, mais c’est très rare.  J’ai énormément appris en très peu de temps.

 

L’ambiance est bonne malgré ce rythme soutenu ?

J’apprécie beaucoup l’ambiance. Les analystes sont bienveillants et ça fait toujours plaisir de recevoir des remerciements lorsque l’on rend un travail. On se sent utile et valorisé. Je trouve qu’il y a également beaucoup de confiance. Parfois (je dis bien parfois) on a beaucoup de liberté sur le drafting de slides. Ça fait vraiment plaisir de savoir que notre travail est de qualité, et qu’il va être utile. L’ambiance entre les stagiaires est très bonne. On n’hésite pas à s’entraider, à se partager les tips qui font gagner un temps fou. C’est vraiment différent des clichés que j’ai pu lire sur la finance et le M&A en particulier. Au final, aucun stagiaire ne travaille sur le même dossier qu’un autre, mais ça reste super collaboratif. Pas besoin d’aller en startup pour avoir l’esprit “team work”.

 

Que gardes-tu de tes années foot ?

Quelque part le sport m’a aidé pour l’état d’esprit. Quand j’ai découvert le monde de la finance et notamment le M&A, pour moi, c’était un milieu totalement fermé et inaccessible. À partir de ce moment, c’était un challenge, comme de devenir joueur professionnel. J’ai tout donné pour y accéder. C’était devenu une obsession, j’étais à la recherche de la moindre information, à préparer toutes les questions. C’était un travail long et fastidieux, mais qui a fini par payer. Et comme je l’ai dit juste avant, cela reste un atout pour moi lors des entretiens, j’ai des choses sympas à raconter, on se souvient de moi.

 

Quels ont été, selon toi, les éléments clés pour décrocher ton Summer chez Barclays ?

J’ai réfléchi et construit mon parcours avec des expériences professionnelles en adéquation avec mon objectif de carrière, donc un stage en contrôle financier chez Air Liquide qui était très formateur et après du M&A dans une structure reconnue sont les premiers éléments clés. Le networking m’a également aidé dans la mesure où, par exemple, un alumni de Warwick chez Barclays m’a accompagné tout au long du process et m’a conseillé pour mon CV. Après ça, c’était à moi seul de faire mes preuves, comme n’importe quel candidat lambda. Mais ce qui m’a réellement aidé à décrocher cette offre, c’était le travail effectué en amont. J’avais la volonté de réussir et de décrocher un Summer et j’ai cherché tout ce qui pouvait m’aider à y arriver.

 

Comment as-tu fait pour te préparer au processus de recrutement ?

La première étape, c’était la formation AlumnEye. Je l’ai trouvé très enrichissante et elle m’a donné toutes les clés pour réussir. Ensuite, j’ai contacté quelques alumni de Warwick afin de pouvoir être en contact avec au moins un banquier par banque, et qu’ils puissent m’épauler tout au long du process de recrutement. Puis j’ai préparé toutes les questions basiques auxquelles il faut s’attendre et toutes les questions techniques plus précises sur la branche que je visais. Il est important de préparer tout cela avant, car une fois le process de recrutement lancé, on n’a plus le temps de préparer toutes ces questions, ça va très vite. Chez Morgan Stanley, j’ai eu affaire à un process de recrutement très classique. Barclays avait un process un peu différent, car j’ai seulement eu une étude de cas, un test numérique, ainsi que des entretiens plus orientés fit, et enfin l’interview vidéo pour laquelle j’avais préparé toutes les questions auparavant. La seule raison pour laquelle les choses se sont faites presque naturellement, c’est l’entraînement et la préparation que j’avais effectués.

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Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui n’est pas dans une école cible ?

Quand tu as un objectif en tête, il ne faut pas le lâcher, il faut devenir obsédé par ça. Tu te dois de chercher le plus d’informations possible, pour cela il faut lire des forums, des blogs, savoir comment présenter son CV, connaître toutes les étapes, faire du networking, et ne rien laisser au hasard. Sois aussi préparé moralement aux refus, car ils seront nombreux au début. Tu seras sûrement démotivé, mais c’est justement à ce moment-là qu’il ne faut pas perdre espoir, et au contraire, redoubler d’efforts, parce que le travail paie toujours ! Courage !

 

Merci à Thomas pour cette interview !


Le Luxembourg cherche ses futurs talents en Finance

Depuis 20 ans, la place financière de Luxembourg, caractérisée par son environnement stable et innovant, est un centre d’investissement idéal et sans conteste, un carrefour d’attraction des talents.

 

Luxembourg, the financial place to be

 

Le Luxembourg est le deuxième centre financier au monde et le premier en Europe avec ses 144 banques internationales, plus de 860 promoteurs de fonds, 320 assureurs et réassureurs, sa dizaine d’institutions de paiements, sans oublier 9 des 10 plus grosses sociétés de private equity (Blackstone, The Carlyle Group, TPG Global …) et de promoteurs immobiliers. Un véritable hub à la fois financier, mais aussi technologique puisque doté de 23 data center, de centaines de sociétés de consulting et d’une pépinière de startup en fintech qui collabore avec leurs consœurs de la finance.

Dans le top 8 des centres internationaux en private wealth management, la place financière luxembourgeoise a su se spécialiser dans les services bancaires, la banque privée, les fonds d’investissements, les véhicules de placement, les assurances et pensions, la finance islamique, le financement climatique et du développement durable [1].

 

Un contexte international, idéal pour évoluer

 

Travailler au Luxembourg est une expérience stimulante et peut constituer, grâce à la présence de nombreuses entreprises multinationales, un tremplin pour une carrière internationale. Selon une étude menée par Internations.org, Luxembourg a même été élu 5ème meilleure destination au monde et 1ère destination en Europe pour les expatriés.

Le Grand-Duché de Luxembourg, et notamment sa capitale, offrent un environnement vraiment cosmopolite : 43 % des quelque 500 000 habitants sont d’origine étrangère, et 60 % de la population de la ville de Luxembourg provient en effet de 143 pays différents. Selon le Statec, 48 000 personnes travaillent directement et 30 000 indirectement pour le secteur financier. 23 % de ces employés ont la nationalité luxembourgeoise. Les 77 % restant se composent de résidents étrangers et de frontaliers [2].

Aujourd’hui, la Finance fait partie des secteurs qui embauchent le plus d’étrangers et de frontaliers (58 %) et pour cause, le Luxembourg dispose des plus hauts standards de vie internationaux en termes de salaires, de pouvoir d’achat et de package salarial pour attirer ces talents venus de l’étranger.

Le centre financier recrute en permanence du personnel qualifié et multilingue. En ce qui concerne les permis de travail pour des ressortissants de pays non-membre de l’Union européenne, le Luxembourg a opté pour des mesures facilitant son obtention pour les personnes hautement qualifiées.

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Les compétences recherchées 

 

Les institutions financières, qu’il s’agisse de banques privées (Natixis, BGL BNP, Edmond de Rothschild, ING Luxembourg …), de banques de fonds (Crédit Suisse, EIB, J.P Morgan, RBC, Morgan Stanley …) les Family offices (BDO, SGG …) de sociétés de gestion de fonds d’investissement (EFA, Helvinger Hoss Prussen …) ou d’assureurs du domaine de l’Assurance-vie (La Bâloise, Swiss Life, Axa, Allianz, Lombard Int., AG2R …), sont les principaux acteurs du marché. Le secteur du Private Equity & Real Estate a également le vent en poupe. Par conséquent, on assiste à une demande de profils expérimentés dans ces domaines.

Les entreprises sont amenées à rechercher des comptables expérimentés du fait de la fiscalité locale. La connaissance du tissu économique et fiscal (Lux GAAP, TVA, Intrastat, Statec, etc.) est considérée comme un réel atout pour les entreprises [3].

Bien évidemment, les profils juniors peuvent aussi intégrer la place luxembourgeoise, surtout s’ils disposent d’une première expérience dans une société anglo-saxonne financière et de la maîtrise des langues (anglaises, françaises ou allemandes, ainsi que des langues rares, selon la nationalité de l’entreprise), ce qui leur permettra de se démarquer. En effet, le Grand-Duché demeure une place internationale composée d’entreprises étrangères et locales souhaitant se développer à l’international.

Depuis plusieurs années, le Luxembourg constate des développements de la réglementation sur les fonds d’investissement. Cela se traduit notamment par de nouveaux reportings et une distinction entre les fonctions Risk management et Compliance (conformité) [3]. Le poste de Compliance Officer est en plein boom. Sont recherchés en particulier les profils ayant fait du droit avec une bonne maîtrise de la culture financière et opérationnelle.

Les banques privées sont toujours intéressées par des profils rares spécialisés par marché géographique de Relationship Managers (Hunters) disposant de leur propre portefeuille clients et d’un réseau d’apporteurs d’affaires. Enfin, dans son étude, Hays a constaté une demande accrue en back ou middle office et de Comptables Bancaires capables de prendre en charge les reportings réglementaires [3].

Avec la spécialisation par métiers et une demande élevée en technicité, il devient de plus en plus difficile de recruter les meilleurs profils. C’est pourquoi les RH luxembourgeois privilégient le plus souvent les contacts directs avec les talents. Ils souhaitent accélérer les processus de recrutement, notamment lors de soirées de recrutement comme Plug&Work à Paris, ou lors de salon comme le Moovijob Tour Luxembourg. Ce genre d’évènements permet aux profils de toutes disciplines de parler opportunités et projets avec des équipes techniques et RH. Des contrats sont même très souvent proposés en l’espace d’une soirée à ces outsiders internationaux venus apporter leurs compétences au Luxembourg.

 

Oriane Martin, Moovijob

 

  • [1] Luxembourg for Finance, Working in Luxembourg’s financial industry, 2016
  • [2] Statec, Tableau sur l’Emploi salarié par branche d’activité 1995 -2017 au Luxembourg
  • [3] Hays, études de rémunération au Luxembourg, 2017