Numerical Tests SHL/Kenexa : comment se préparer ?

« Dear Mike,

I am delighted to inform you that your application has been progressed to the next stage of the recruitment process. We would like to invite you to complete a numerical reasoning test online, which you can access using this email.« 

Vous avez reçu cet email avec en objet le nom de la banque dont vous rêvez toutes les nuits, mais vous n’osez même pas cliquer sur le lien, de peur de déclencher le compte à rebours de ce fameux numerical reasoning test online ?

afraid computer

On vous a dit que 75% des candidats étaient éliminés à l’issue de ces tests et vous ne souhaitez par ruiner vos chances ? Cet article est fait pour vous !

 

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10 conseils pour préparer les tests numériques en ligne

 

Les tests numériques sont des QCM numériques à effectuer en temps limité. La difficulté principale de ces tests réside dans la vitesse à laquelle il est nécessaire de répondre ainsi que dans la bonne compréhension des énoncés des questions. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le plus difficile n’est pas dans les calculs à effectuer : avec en général 20 questions à traiter en 20 minutes, ou 35 questions en 45 minutes,  il s’agit d’aller le plus vite possible tout en restant précis dans ses réponses.

Vous n’avez jamais fait de test numérique auparavant ? Essayez gratuitement ici afin d’avoir une idée plus précise de leur contenu.

LA4  Lire aussi : Comment se préparer aux Verbal Reasoning Tests ?

 

Nous avons établi la liste des conseils indispensables à la réussite de ces tests numériques.

1. Il est indispensable de se préparer : ces tests numériques sont la première étape à passer dans le processus de recrutement, avant même que le recruteur n’ait accès à votre CV ! Concrètement, vous pouvez être disqualifié à ce niveau là alors même que vous aviez mis toutes les chances de votre côté en préparant un CV impeccable ou en peaufinant et personnalisant votre Lettre de Motivation. AlumnEye prépare ses candidats de manière efficace à cet exercice.

QCM AlumnEye2. Les questions posées sont sous forme de QCM. Plusieurs réponses proposées sont faites pour déstabiliser les candidats, ou les faire douter de leur calcul. Souvent ces réponses correspondent à un calcul existant, mais ne répondant pas exactement à la question posée. Le diable est dans les détails et souvent vos erreurs viendront d’un énoncé lu trop vite.

3. Goldman Sachs est la seule banque ne demandant pas de test numérique en ligne à ses candidats.

4. Les questions des tests numériques sont rédigées par deux éditeurs de tests majeurs : SHL et Kenexa (anciennement PSL). Les questions sont donc semblables d’une banque à l’autre. Ce point doit vous encourage à préparer sérieusement les tests avant de les passer : en effet, vous pouvez retomber sur des questions déjà étudiées, ou très semblables, ce qui vous fait gagner un temps précieux.

5. La calculatrice est autorisée, même lors des Assessment Center.

LA4  Lire aussi : Les 9 erreurs à éviter lors des tests numériques

6. Il est important de se mettre en conditions pour bien performer : trouver un endroit calme, portable éteint et brouillon pour les calculs.

7. Si vous êtes à court de temps, il est conseillé de répondre aux dernières questions de manière aléatoires, plutôt que de ne pas y répondre.

Numerical Tests AlumnEye

8. Certains recruteurs refont passer les tests numériques une deuxième fois lors de l’Assessment Center. Ils comparent ensuite ces résultats avec vos résultats aux tests en ligne. Cette vérification vise à détecter les candidats ayant passé leurs tests en ligne à plusieurs, ou encore les candidats les ayant fait faire par un tiers. Ces pratiques peuvent donc se retourner contre vous.

9. Notez les résultats intermédiaires qui peuvent vous faire économiser du temps sur les questions à venir.

10. Voici une liste de ressources à votre disposition en ligne pour préparer les tests numériques en ligne :

Entraînement aux tests numériques

SHL practice tests

                        CEB’S SHL practice tests

Kenexa practice tests

Talent Q practice tests

Cut-e practice tests

Aptitude Graduate Product UK

 

LA4  Lire aussi : Comment se préparer aux Verbal Reasoning Tests


Question d'entretien: comment se déroule une transaction en M&A ?

A de nombreuses reprises lors de votre processus de recrutement, on vous demandera comment se déroule une transaction en fusions-acquisitions. En effet, votre interviewer souhaite tester votre connaissance du métier. Il est important de pouvoir raconter de manière fluide ce processus, et d’identifier les tâches qui reviennent au banquier M&A au cours de ce processus. Cette question, moins fréquente que la fameuse question « Pourquoi le M&A ? », pourra également être posée en entretien en Private Equity.

Pour illustrer cet article. Prenons le cas d’un fonds de Private Equity cherchant à céder une des entreprises de son portefeuille.
La première étape du processus est le choix d’une banque d’affaires mandatée par le fonds de PE pour vendre l’entreprise. On dit que la banque a un mandat de sell-side. Elle va donc identifier les potentiels acheteurs intéressés par la cible et préparer un premier document, le teaser, présentant l’entreprise et ses performances. Ce document porte bien son nom, il est là pour susciter l’intérêt de l’acquéreur, sans rentrer dans les détails. Pour prévenir toute fuite d’information sur le fait que cette entreprise est en vente, un NDA (Non-Disclosure Agreement) ou CA (Confidentiality Agreement) est envoyé avec le teaser.

L’étape suivante est la sélection d’une liste plus restreinte d’acquéreurs potentiels ayant fait part de leur intérêt après avoir pris connaissance du teaser. La banque leur fait alors parvenir un IM (Investment Memorandum) plus communément appelé « pitch book ». Ce document contient les informations sur le développement stratégique de l’entreprise, une analyse macroéconomique, une analyse de l’industrie dans laquelle elle se situe, un descriptif de l’entreprise (ses actionnaires et son organisation), sa stratégie de vente et de production, et une analyse financière de l’entreprise. Le travail du banquier est de compiler l’information et de produire ce document. C’est un travail de longue haleine qui peut prendre plusieurs mois, en général rédigé avant même l’envoi du teaser.
Les acquéreurs potentiels fortement intéressés par la cible après lecture de l’IM font une première offre qui n’a pas de valeur juridique, en anglais non-binding bid. Cette offre n’engage pas l’acquéreur et il peut encore se rétracter à ce niveau du processus de vente. Toutefois, elle traduit un intérêt important et permet de sélectionner des candidats sérieux pour l’acquisition. Le banquier veut cependant garder un maximum de candidats à l’acquisition de manière à faire monter les enchères dans la suite du processus de vente. Il est important de noter qu’à cette étape, un fonds de PE peut négocier l’exclusivité, de manière à travailler de manière sereine sur la transaction.

 

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LA4  Lire aussi : Les 8 secteurs M&A à connaître en entretien

 

Les acquéreurs potentiels accèdent alors à la Data Room. La Data Room est un lieu où sont regroupées toutes les informations confidentielles de l’entreprise. Aujourd’hui, la plupart des data room sont virtuelles et accessibles par internet. Afin de traiter toute cette information, procédure appelée Due Diligence, ou encore « Due Dil », les acquéreurs font appels à des experts dans chaque domaine de compétences : cabinets d’audit (équipes de Transaction Services et de Fiscalistes), cabinets d’avocat et banquiers conseil en buy-side. L’enjeu de la Due Diligence est d’identifier les risques liés à la transaction, ainsi que la validité des projections sur des points financiers comme la structure de capital, le besoin en fonds de roulement (Working Capital) et les dépenses d’investissement (CAPEX). La revue de la due diligence concerne également le business plan de l’entreprise et les projections de ratios financiers. Un autre point important est l’ajustement de l’EBITDA en ne tenant pas compte des évènements non usuels, comme la cession d’une filiale par exemple. C’est en général cet EBITDA normalisé qui sera utilisé pour la valorisation par les banquiers.

L’acquéreur potentiel doit alors déterminer le prix qu’il est prêt à offrir pour l’acquisition. La valorisation est prise en charge soit en interne par un département de M&A dédié, soit en externe par une banque mandatée en buy-side.

Cette analyse s’appuie sur les méthodes de valorisation classiques, et notamment sur l’analyse des multiples sur les transactions comparables. Les multiples les plus utilisés sont EV/EBITDA, EV/EBIT, EV/EBITDAR, EV/trafic pour les sites web, … On regarde quels sont les moyennes, médianes, minimums et maximums de ces multiples sur les transactions comparables et on applique ces multiples aux données financières de la cible analysée. Evidemment, on utilise à ce moment là les données financières issues de la Due Diligence (EBITDA ajusté par exemple). Afin de compléter cette analyse sur les multiples, les banquiers effectuent un DCF (Discounted Cash Flows). En Private Equity, on utilisera la méthode du « Multiple de sortie » pour calculer la Valeur Terminale (là où on pourra utiliser un taux de croissance à perpétuité dans les autres cas). Dans tous les cas, ces analyses nous donnent une Valeur d’Entreprise, et il faut alors passer à l’Equity Value. La formule, à maîtriser absolument pour vos entretiens, est la suivante :

Enterprise Value = Equity Value + Net Debt + Preferred Stocks + Minority Interest + Unfunded Pension Liabilities – Associates (=Investments in unconsolidated entities)

Tout au long du processus de vente, des réunions ont lieu entre le management de la cible et les potentiels acquéreurs. Elles ont pour but de discuter les résultats de la due diligence, des questions de valorisation, d’ajustement de l’EBITDA (ou tout autre métrique) et de familiariser le management avec les potentiels acquéreurs.

En cas d’accord entre la cible et un acquéreur, les deux parties signent un document appelé SPA (Share Purchase Agreement). Ce document est très important et comprend de nombreuses clauses qui peuvent être très techniques. Après la signature de ce document et la clôture de la transaction, les équipes de transaction services vont effectuer la PPA (Purchase Price Allocation), c’est-à-dire soumettre les actifs de l’entreprise acquise à un test de validité, ou impairment test, puis passer des Write-up et allouer le Goodwill.

Ainsi le processus de transaction M&A est plus complexe que ce qu’il ne paraît lorsqu’une transaction fait la Une dans les journaux. Il implique de très nombreuses parties, qui engagent leur responsabilité sur différents domaines de compétence.

N’hésitez pas à corriger les imprécisions ou à compléter cet article !

Mike

Cet article est inspiré d’un post de Wall Street Oasis.

LA4  Lire aussi : Qu’est ce que le M&A en Real Estate ?


CV: Les 13 Conseils pour ne pas se tirer une balle dans le pied. Voire la jambe, pour certains.

Faire un CV complet, c’est bien, c’est important. Oui, mais voilà, pour postuler en Banque, ça n’est pas suffisant. Le niveau d’exigence est si élevé que la moindre coquille sera discriminante, voire éliminatoire. D’où la nécessité d’avoir un CV affuté auquel vous aurez consacré de nombreuses heures de travail, un soin particulier ainsi que plusieurs relectures par vos pairs.

D’expérience, on ne trouve qu’un nombre extrêmement limité de CV sans coquilles. Or c’est cela qui fera la différence lors de votre candidature. Cet article vous donne des éléments pour passer cette première étape haut la main.

1. Ne pas inscrire d’objectif, du type « Objectif : décrocher un stage en M&A ». Si vous envoyez votre CV, il est déjà suffisamment évident que vous voulez ce poste. Vous n’avez pas assez d’espace sur une page pour le superflu.

2. Le CV doit être court : une page. Seuls les banquiers expérimentés avec un CV listant les deals sur lesquels ils ont travaillé pourront se permettre de s’étendre sur 2 pages.

3. Le formatting doit être soigné, aéré net et sobre. Pour la banque et le conseil, ne rien tenter de folklorique visuellement, un CV doit être sobre et professionnel.

4. Ne pas faire de phrases entières, les employeurs ne les liront pas. Les plus courtes seraient les meilleures. Il est temps d’oublier le traditionnel triptyque sujet verbe complément. En anglais, utiliser le passé (handled, realized…).

5. Renseigner une adresse mail professionnelle. Rappel : berlusconi28@hotmail.com n’a rien de pro ou de rassurant.

6. Ne pas surcharger d’adjectifs ou d’adverbes : l’emphase cache souvent une faiblesse structurelle.

7. Ne pas mentionner des activités ou des expériences professionnelles qui n’ont pas leur place dans un CV. Chez AlumnEye, on a déjà vu passer un « bodybuilding » dans la liste des Intérêts d’un candidat en Banque.

8. Ne pas mettre de photo, c’est à proscrire si vous postulez dans une banque anglo-saxonne. Si vous n’avez pas un physique de radio, vous pouvez toutefois ajouter une photo, surtout si vous postulez pour un poste de Sales en France.

9. Ne pas mentionner des informations personnelles non nécessaires, comme le statut marital, la religion, voire le numéro de sécurité sociale : vous donnerez ce genre d’infos lorsque vous épouserez le recruteur. Pas avant.

10. Ne pas mettre de références, cela fait perdre de la place. Le recruteur les demandera de toute manière s’il le souhaite.

 

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11. Ne pas mentir sur votre CV : Les background check sont monnaie courante. Ils ont lieu après l’obtention de votre offre et consistent en une vérification minutieuse de toutes les informations que vous avez fournies. Si l’employeur décèle une anomalie, vous risquez de remettre en cause cette offre.

12. Toujours envoyer son CV sous format PDF, sauf mention contraire, essentiellement pour des questions d’affichage du formatting. Après la conversion en PDF, faire attention que votre CV fasse bien 1 page.

13. Les erreurs les plus courantes à traquer : éliminer les doubles espaces, harmoniser les polices de vos titres et sous-titres, vérifier que la taille des tirets est la même, et que vous êtes cohérents sur les points finaux en fin de phrase.

Maintenant, maîtrisez votre CV sur le bout des doigts, et soyez prêts à développer chaque ligne que vous y avez glissée, que ce soit dans un ascenseur, en forum de recrutement, ou en entretien. 

Une fois cette étape passée, vous êtes prêts pour postuler à un séminaire AlumnEye.

   Lire aussi : Les tests standardisés (GMAT, TAGE, MAGE, TOEIC, …) Lesquels passer et lesquels mettre sur son CV