Depuis 20 ans, la place financière de Luxembourg, caractérisée par son environnement stable et innovant, est un centre d’investissement idéal et sans conteste, un carrefour d’attraction des talents.

 

Luxembourg, the financial place to be

 

Le Luxembourg est le deuxième centre financier au monde et le premier en Europe avec ses 144 banques internationales, plus de 860 promoteurs de fonds, 320 assureurs et réassureurs, sa dizaine d’institutions de paiements, sans oublier 9 des 10 plus grosses sociétés de private equity (Blackstone, The Carlyle Group, TPG Global …) et de promoteurs immobiliers. Un véritable hub à la fois financier, mais aussi technologique puisque doté de 23 data center, de centaines de sociétés de consulting et d’une pépinière de startup en fintech qui collabore avec leurs consœurs de la finance.

Dans le top 8 des centres internationaux en private wealth management, la place financière luxembourgeoise a su se spécialiser dans les services bancaires, la banque privée, les fonds d’investissements, les véhicules de placement, les assurances et pensions, la finance islamique, le financement climatique et du développement durable [1].

 

Un contexte international, idéal pour évoluer

 

Travailler au Luxembourg est une expérience stimulante et peut constituer, grâce à la présence de nombreuses entreprises multinationales, un tremplin pour une carrière internationale. Selon une étude menée par Internations.org, Luxembourg a même été élu 5ème meilleure destination au monde et 1ère destination en Europe pour les expatriés.

Le Grand-Duché de Luxembourg, et notamment sa capitale, offrent un environnement vraiment cosmopolite : 43 % des quelque 500 000 habitants sont d’origine étrangère, et 60 % de la population de la ville de Luxembourg provient en effet de 143 pays différents. Selon le Statec, 48 000 personnes travaillent directement et 30 000 indirectement pour le secteur financier. 23 % de ces employés ont la nationalité luxembourgeoise. Les 77 % restant se composent de résidents étrangers et de frontaliers [2].

Aujourd’hui, la Finance fait partie des secteurs qui embauchent le plus d’étrangers et de frontaliers (58 %) et pour cause, le Luxembourg dispose des plus hauts standards de vie internationaux en termes de salaires, de pouvoir d’achat et de package salarial pour attirer ces talents venus de l’étranger.

Le centre financier recrute en permanence du personnel qualifié et multilingue. En ce qui concerne les permis de travail pour des ressortissants de pays non-membre de l’Union européenne, le Luxembourg a opté pour des mesures facilitant son obtention pour les personnes hautement qualifiées.

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Les compétences recherchées 

 

Les institutions financières, qu’il s’agisse de banques privées (Natixis, BGL BNP, Edmond de Rothschild, ING Luxembourg …), de banques de fonds (Crédit Suisse, EIB, J.P Morgan, RBC, Morgan Stanley …) les Family offices (BDO, SGG …) de sociétés de gestion de fonds d’investissement (EFA, Helvinger Hoss Prussen …) ou d’assureurs du domaine de l’Assurance-vie (La Bâloise, Swiss Life, Axa, Allianz, Lombard Int., AG2R …), sont les principaux acteurs du marché. Le secteur du Private Equity & Real Estate a également le vent en poupe. Par conséquent, on assiste à une demande de profils expérimentés dans ces domaines.

Les entreprises sont amenées à rechercher des comptables expérimentés du fait de la fiscalité locale. La connaissance du tissu économique et fiscal (Lux GAAP, TVA, Intrastat, Statec, etc.) est considérée comme un réel atout pour les entreprises [3].

Bien évidemment, les profils juniors peuvent aussi intégrer la place luxembourgeoise, surtout s’ils disposent d’une première expérience dans une société anglo-saxonne financière et de la maîtrise des langues (anglaises, françaises ou allemandes, ainsi que des langues rares, selon la nationalité de l’entreprise), ce qui leur permettra de se démarquer. En effet, le Grand-Duché demeure une place internationale composée d’entreprises étrangères et locales souhaitant se développer à l’international.

Depuis plusieurs années, le Luxembourg constate des développements de la réglementation sur les fonds d’investissement. Cela se traduit notamment par de nouveaux reportings et une distinction entre les fonctions Risk management et Compliance (conformité) [3]. Le poste de Compliance Officer est en plein boom. Sont recherchés en particulier les profils ayant fait du droit avec une bonne maîtrise de la culture financière et opérationnelle.

Les banques privées sont toujours intéressées par des profils rares spécialisés par marché géographique de Relationship Managers (Hunters) disposant de leur propre portefeuille clients et d’un réseau d’apporteurs d’affaires. Enfin, dans son étude, Hays a constaté une demande accrue en back ou middle office et de Comptables Bancaires capables de prendre en charge les reportings réglementaires [3].

Avec la spécialisation par métiers et une demande élevée en technicité, il devient de plus en plus difficile de recruter les meilleurs profils. C’est pourquoi les RH luxembourgeois privilégient le plus souvent les contacts directs avec les talents. Ils souhaitent accélérer les processus de recrutement, notamment lors de soirées de recrutement comme Plug&Work à Paris, ou lors de salon comme le Moovijob Tour Luxembourg. Ce genre d’évènements permet aux profils de toutes disciplines de parler opportunités et projets avec des équipes techniques et RH. Des contrats sont même très souvent proposés en l’espace d’une soirée à ces outsiders internationaux venus apporter leurs compétences au Luxembourg.

 

Oriane Martin, Moovijob

 

  • [1] Luxembourg for Finance, Working in Luxembourg’s financial industry, 2016
  • [2] Statec, Tableau sur l’Emploi salarié par branche d’activité 1995 -2017 au Luxembourg
  • [3] Hays, études de rémunération au Luxembourg, 2017