Entretien en Finance de marché : les 10 livres à lire

SumZero, un réseau social pour des investisseurs buyside, a demandé à ses membres de partager leurs livres préférés sur l’investissement dans leurs profils utilisateurs.
La liste est basée sur 1,120 réponses et les livres ont été classés du moins recommandé au plus recommandé. Vous pouvez la considérer comme une reading list si vous comptez faire carrière en Finance de marché.

À noter que certains de ces livres ont un coût non négligeable, par exemple « Margin of safety » se vend au moins 900 € d’occasion.

 

1. « The Essays of Warren Buffett » by Lawrence Cunningham

Étant le livre le plus dédicacé par Warren Buffett, sa popularité et sa longévité attestent de l’intérêt généralisé pour cette compilation unique des pensées de Buffett. Ce livre est à la fois exhaustif, non répétitif et facile d’accès. Les lecteurs nouveaux et expérimentés obtiendront une éducation précieuse en parcourant cette compilation classique des meilleurs écrits de Warren.

 

2. « Poor Charlie’s Almanack » by Charlie Munger

Poor Charlie’s Almanack contient l’esprit et la sagesse de Charlie Munger : ses discussions, ses conférences et ses commentaires publics. Il a été écrit et compilé avec les encouragements et la coopération de Charlie Munger et de Warren Buffett. Installez-vous dans votre fauteuil préféré et profitez de l’humour unique, de l’esprit et de l’intuition que Charlie Munger apporte au monde des affaires et à celui de l’investissement. Avec Charlie comme guide, vous êtes sur le point d’entreprendre un voyage extraordinaire vers de meilleurs investissements, de meilleures prises de décision et une réflexion sur le monde et la vie en général. La vision unique du monde de Charlie, ce qu’il appelle une approche multidisciplinaire, est un modèle auto-développé pour une pensée claire et simple tout en étant loin d’être simpliste.

 

 Lire aussi : Les plus grosses pertes du Trading : la finance de marché déconnectée

 

3. « One up on Wall Street » by Peter Lynch

Le gestionnaire de fonds le plus performant d’Amérique raconte comment les investisseurs moyens peuvent se démarquer en utilisant leurs connaissances. Selon Lynch, les opportunités d’investissements sont partout. Du supermarché au lieu de travail, nous rencontrons des produits et des services toute la journée. En faisant attention nous pouvons trouver des entreprises dans lesquelles investir avant que les analystes professionnels ne les découvrent. Une fois découvertes, les investisseurs peuvent trouver des «tenbaggers», les actions qui s’apprécient dix fois plus vite par rapport à l’investissement initial. Quelques tenbaggers transformeront un portefeuille d’actions moyennes en un portefeuille à la performance exceptionnelle.

 

4. « Reminiscences of a Stock Operator » by Edwin Lefevre

Reminiscences of a stock operator est un récit fictif de la vie du trader en Securities Jesse Livermore. Malgré l’ancienneté du livre, il continue d’offrir des idées sur l’art du trading et de la spéculation. Chez Jack Schwagers Market Wizards, Reminiscences of a stock operator est considéré comme une source d’apprentissage majeure du stock trading pour les traders expérimentés comme pour les nouveaux. Le livre raconte l’histoire de la progression de Livermore, qui passe du day trading dans les boutiques de New England Bucket jusqu’à devenir market speculator, market maker et marker manipulator. L’histoire se poursuit jusqu’à Wall Street où il a fait et défait sa fortune plusieurs fois. Tout au long de sa route, Livermore découvre plusieurs leçons qu’il partage au lecteur avec plaisir.

 

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5. « Common Stocks and Uncommon Profits » by Philip Fisher

Très respecté et admiré, Philip Fischer fait partie des investisseurs les plus influents de l’histoire. Ses philosophies d’investissements ne sont pas seulement étudiées et appliquées par les financiers d’aujourd’hui, elles sont aussi considérées comme une référence quasi biblique. Ce livre est une lecture indispensable et ce depuis sa première date de publication en 1958.

 

Lire aussi : Quelle question poser à la fin d’un entretien en finance ? M&A, Trading, etc.

 

6. « Security Analysis » by Benjamin Graham and David L. Dodd

Cette nouvelle sixième édition, basée sur la version classique de 1940, est améliorée avec 200 pages supplémentaires de commentaires de certains des principaux money managers de Wall Street. Ces maîtres d’investissements expliquent pourquoi les principes et techniques de Graham et Dodd sont encore très pertinents même dans des marchés différents de ceux d’aujourd’hui. La liste des contributeurs comprend :

  • Seth A. Klarman, président de The Baupost Group, L.L.C. Et auteur de Margin of Safety
  • James Grant, fondateur Grant’s Interest Rate Observer, associé général de Nippon Partners
  • Jeffrey M. Laderman, rédacteur pendant vingt-cinq ans de BusinessWeek
  • Roger Lowenstein, auteur de : The Making of American Capitalist, When America Aged, Outside Director, et Sequoia Fund
  • Howard S. Marks, CFA, président et cofondateur, Oaktree Capital

 

7. « The most important thing illuminated » by Howard Marks

Que vous ayez déjà lu The Most Important Thing plusieurs fois ou que vous le découvriez, ce livre vous donnera un regard sans précédent sur la façon dont les principaux investisseurs américains prennent des décisions et réussissent financièrement.

 

Lire aussi : Étudiant à l’IESEG, il décroche une offre dans une américaine

 

8. « You can be a stock market genius » by Joel Greenblatt

 

Vous êtes sur le point de découvrir les opportunités d’investissements manquées des portfolio managers, des professeurs d’écoles de commerce et des principaux experts en investissement. Découvrez les domaines inexplorés où l’investisseur individuel a un énorme avantage par rapport aux magiciens de Wall Street. Voici votre carte au trésor personnelle pour des situations particulières dans lesquelles de grands bénéfices sont possibles parmi les cas suivants : Spin-offs, Restructurings, Merger Securities, Rights Offerings, Recapitalizations, Bankruptcies, Risk Arbitrage.

 

9. « The intelligent investor » by Benjamin Graham

Le plus grand conseiller en investissement du vingtième siècle, Benjamin Graham, a enseigné et inspiré des personnes dans le monde entier. La philosophie de Graham en matière de value investing, qui protège les investisseurs contre les erreurs substantielles et leur enseigne à développer des stratégies à long terme, a fait du livre The Intelligent Investor la bible du stock market depuis sa première publication en 1949.

 

10. « Margin of Safety » by Seth Klarman

Prenant son titre de l’avertissement souvent répété de Benjamin Graham pour investir toujours avec une marge de sécurité, Margin of Safety de Klarman explique la philosophie de la value investing et peut-être plus important encore, la logique derrière démontrant pourquoi cette approche réussit alors que d’autres non. Le plan d’action de Klarman, s’il est suivi avec précaution, offre à l’investisseur la forte possibilité de réussite en matière d’investissement avec un risque limité.

Margin of Safety vous montre non seulement comment investir, mais comment réfléchir profondément à l’investissement pour comprendre la raison d’être des règles, pour comprendre pourquoi elles fonctionnent, quand elles fonctionnent et pourquoi parfois elles ne fonctionnent pas.

 

Inspiré d’un article de Business Insider, Hedge Fund Reading List: Hundreds of investors say these 10 finance books are must-reads.

 


Comment Goldman Sachs recrutait ses Analystes en 1985

Goldman Sachs a toujours été une marque extrêmement forte dans l'imaginaire des candidats.
Cette réputation s'est construite sur la durée, grâce à une marque employeur parfaitement maîtrisée.

En 1985, Goldman Sachs publiait une vidéo de recrutement à propos de sa division Fixed Income.

Les plus attentifs apercevront John Corzine, ancien CEO de Goldman Sachs, à 7mn30

 

http://www.youtube.com/watch?v=zYIwdcEMUr0

 

A noter : la musique, exceptionnelle.


Ken Griffin, CEO de Citadel parle de Hedgefunds et de Régulation

Bloomberg a réalisé une interview de Ken Griffin, le CEO de Citadel, un des hedgefunds les plus respectés de Wall Street, avec $25 milliards sous gestion et la réputation d'être un des plus agressifs du monde.

Dans cette interview, Griffin aborde :

  • les enjeux pour Citadel dans un contexte difficile pour l'industrie des Hedgefunds
  • Comment Citadel continue à générer de l'alpha et quelles sont les stratégies
  • sa perspective sur les évolutions de la régulation du système financier aux Etats-Unis
  • l'impact du Machine Learning et de l'Intelligence Artificielle dans son métier
  • sa vision des principaux challenges pour le futur des Etats-Unis

https://www.youtube.com/watch?v=3WG00XcLFJs


"J'ai décroché un Summer grâce au Master in Finance de l'ESSEC" : témoignage d'un ingénieur

Comment démarrer une carrière en Finance lorsque l’on vient d’une école d’ingénieur ? Pour tenter de répondre à cette question, AlumnEye a rencontré Mohamed, ingénieur de formation, et actuellement étudiant au Master in Finance de l’ESSEC. Son témoignage très instructif vous permettra de comprendre quelle stratégie vous devez adopter afin de connaître une trajectoire similaire à la sienne. L’apport d’une formation complémentaire en Finance, ici le Master in Finance de l’ESSEC, fut décisif dans sa réussite. Il vous explique pourquoi.

Bonne lecture !

Peux-tu nous présenter ton parcours ainsi que tes stages ?

Je suis ingénieur généraliste, diplômé de l’IMT ATLANTIQUE (ex Mines Nantes). Je pense être un exemple patent de la diversité des profils présents en banque d’investissement parce que j’ai effectué une spécialité en automatique informatique industrielle avant de rejoindre l’ESSEC, spécialité qui est un tant soit peu éloignée des marchés financiers. J’ai effectué des stages d’ingénieur pur et dur, de l’optimisation des processus d’archivage à la SNCF au développement d’un système embarqué innovant pour l’automobile à Altran en passant par la création d’interface graphique générique à IAV Automotive à Berlin. J’ai intégré à la rentrée 2016 le Master in Finance de l’ESSEC.

Où en es-tu d’un point de vue professionnel ?

Je m’en sors plutôt bien, j’ai atteint mes objectifs à court terme à savoir décrocher un Summer Internship en Sales & Trading à Londres. Je ferai partie de la prochaine promotion de Summer Analyst en trading chez HSBC et j’ai la ferme intention de convertir ce stage en Graduate Program. D’autres personnes de ma promotion sont également dans ce cas.

Qu’est-ce qui était le plus dur pour toi durant tes recherches de job ?

Comme vous devriez le savoir, les bons stages en banque d’investissement sont pourvus très tôt dans l’année. La difficulté principale qui se heurte généralement à nous est la charge de travail considérable qu’un Master comme celui de l’ESSEC demande pour être à niveau. C’est un programme très intensif qui demande du temps de travail et quand c’est couplé à une recherche active de stage, rigueur et méthodologie deviennent rapidement indispensables. Pour y arriver, il faut avoir une motivation inébranlable pendant plusieurs mois et la formation AlumnEye dispensée en début d’année dans le Master in Finance de l’ESSEC est un réel moteur pour atteindre les résultats escomptés.

Pourquoi avoir fait le Master in Finance de l’ESSEC ?

Pour être tout à fait honnête, les grandes banques d’investissement sont pour la plupart très réglementées (comme le marché) et il y a beaucoup de candidats pour très peu d’élus. Avoir une formation comme le Master in Finance de l’ESSEC dans son CV est quasiment indispensable (il y a des exceptions) lorsqu’on veut accéder rapidement à des postes de Front Office. Bien entendu dans mon cas, c’était également pour acquérir les connaissances financières qui me manquaient. Les professeurs qui viennent à 50% de l’industrie nous permettent d’être rapidement opérationnels et nous inculquent les connaissances clés.

LA4Lire aussi : Pourquoi faire un Master Spécialisé Finance à HEC, ESSEC ou ESCP ? Témoignage

 

Peux-tu nous raconter un peu ton année au Master in Finance de l’ESSEC ?

Comme je l’ai dit précédemment, c’est assez intensif. On a commencé les cours en Août et ça s’est enchaîné crescendo depuis. Les cours sont en anglais et couvrent aussi bien la finance d’entreprise que la finance de marché. Les directeurs du programme l’ont élaboré de telles sortes qu’un étudiant qui sort du programme aura les connaissances de bases dans les deux secteurs, même si durant l’année on se spécialise dans une des disciplines (on peut également prendre une spécialisation Asset Management). L’effectif est assez diversifié avec beaucoup d’internationaux, c’est assez représentatif des effectifs qu’on retrouve en banque. J’ai eu des cours très intéressants mais j’ai également dégagé du temps pour m’investir sur la vie du campus. J’ai d’ailleurs rejoint ESSEC Transaction, l’association de finance de l’ESSEC et j’assiste à de nombreuses conférences qui me permettent de réfléchir sur mon projet à long terme.

Qu’est-ce que tu as le plus aimé durant cette année ?

La finance, la finance et encore la finance. Depuis que je suis arrivé au Master in Finance de l’ESSEC, chaque jour est une nouvelle aventure. L’avantage d’avoir fait un Master in Finance, c’est d’avoir principalement des cours qui m’intéressent. De plus à l’ESSEC, nous pouvons choisir une grande partie de nos cours donc on n’a pas trop de mal à se lever le matin pour y aller. En outre, certains me qualifieront de masochiste mais j’apprécie également la fin des trimestres (lorsque tous les examens s’enchaînent) parce que tout le monde se retrouve et s’entraide et ça renforce les liens dans la promotion.

Es-tu satisfait du Master in Finance de l’ESSEC ?

Je suis globalement très satisfait de mon choix, cela correspond à mes attentes et le niveau de technicité est assez élevé. J’ai fait des rencontres enrichissantes grâce à la pluralité des programmes qui figurent au Master in Finance de l’ESSEC et je me suis également construit un bon réseau. Le Master offre tous les outils pour construire sa carrière et ouvre les portes des plus grandes banques d’investissement. Lorsqu’on entre au Master in Finance de l’ESSEC, on intègre le groupe ESSEC, on intègre une famille qui s’entraide et qui sera présent tout au long de sa carrière. C’est une spécificité propre à l’ESSEC et qu’on ne retrouve pas toujours dans les autres écoles.

LA4Lire aussi : Les 10 critères de sélection pour un Master en Finance

 

En quoi le Master in Finance de l’ESSEC a-t-il été décisif dans ta réussite ?

Comme je l’ai dit précédemment, le Master in Finance de l’ESSEC m’a permis de démontrer un réel intérêt pour la finance aux différents recruteurs. Il m’a ouvert les portes des grandes banques d’investissement et m’a permis d’acquérir les connaissances nécessaires pour réussir mes interviews. Il nous octroie une certaine légitimité et fait intervenir des professeurs de l’industrie qui complètent (par leur vision réelle du marché) les cours théoriques. Mais c’est également le réseau d’anciens auquel on a accès qui nous permet souvent de mieux se préparer aux entretiens. Par exemple, j’ai contacté une ancienne du Master actuellement en poste chez HSBC avant mon interview. Elle m’a explicité les spécificités de HSBC et en quoi ça pourrait être intéressant pour ma carrière. Quand on intègre un Master in Finance, on intègre surtout ce réseau.

Beaucoup de gens se posent des questions quant à l’utilité et la pertinence de faire un Master in Finance, quel est ton avis ?

Une formation comme le Master in Finance de l’ESSEC est un véritable accélérateur de carrière et élargi considérablement le spectre des métiers auxquels on peut être éligible. Hormis les cours, les workshops et les rencontres avec les banques, les différentes conférences qu’on a au cours de l’année nous permettent également de réfléchir à long terme. On ne nous prépare pas juste pour obtenir les meilleurs stages, on nous prépare au job qu’on aura dans 5/10 ans. Ceci étant dit, si vous faites déjà parti d’une des écoles ciblées par les banques, que vous avez des stages en finance et que votre bagage technique est complet, je vois mal ce que pourrait vous apporter une formation supplémentaire à part le fait d’agrandir votre réseau. S’il vous manque l’une des compétences que j’ai citées, je vous conseille de postuler.

Quel est ton regard sur la considération qu’ont les recruteurs (aussi bien du Master in Finance que de banques) pour les ingénieurs comme toi ?

Les ingénieurs sont très appréciés par les banques, surtout à Londres. Nous avons pour la plupart effectué plusieurs stages et cela nous permet comme ils le disent eux même de « Think different ». Nos profils sont très valorisés aussi bien en marché qu’en finance d’entreprise. La plupart des français qui travaillent sur les produits dérivés dans les banques sont des ingénieurs avec une double compétence en finance. En M&A, c’est notre méthodologie et notre précision qui sont mis à l’honneur. En ce qui concerne les recruteurs du Master in Finance, ils sont conscients des attentes du marché et de l’attractivité qu’ont les ingénieurs auprès des entreprises. Ma promotion actuelle est par exemple constituée à plus de 40% d’ingénieurs. Ils sont de plus en plus prisés surtout depuis la digitalisation des entreprises. Evidemment, les profils d’écoles de commerce sont tout autant demandés, mais je pense que c’est cette diversité qui est appréciée, aussi bien en entreprise qu’au sein du  Master in Finance.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à quelqu’un ayant un profil similaire au tien, et qui souhaite faire de la finance en passant par un Master in Finance ?

C’est sûrement le meilleur choix qu’il pourrait effectuer pour sa future carrière. Il doit surtout gommer de son esprit le traditionnel « mais j’y connais rien » et prendre d’ores et déjà le Hull ou le Vernimmen comme livre de chevet. Il devra se focaliser uniquement sur les meilleurs Masters, et l’ESSEC en fait partie à travers son Master in Finance, avec un programme adapté à notre profil. Je lui conseille de contacter les étudiants qui y sont déjà et d’emmagasiner un maximum d’informations sur le programme et ses spécificités. Pourquoi je veux intégrer cette formation ? Qu’est-ce qu’elle va m’apporter ? Qu’est-ce que je peux y apporter ? S’il a une réponse claire à ces questions, il n’a plus qu’à soigner sa candidature et cliquer sur envoyer.

 

Pour obtenir plus d’informations à propos du Master in Finance de l’ESSEC, rendez-vous au lien suivant.

Merci à Mohamed pour ce témoignage !


Consolidation et expansion : les défis des banques chinoises

Sous Deng Xiaoping, le gouvernement central a entrepris un vaste programme de structuration du système bancaire. Après s’être efforcé de diminuer la part des créances douteuses dans le bilan des principales banques d’Etat, Beijing a continué son œuvre en mettant sur pied la CRBC (Commission de régulation des banques chinoises) en 2003. La troisième étape du développement bancaire chinois a vu l’injection de plus de 110 milliards d’euros dans les banques afin de consolider les passifs de ces dernières. De cette façon, le Parti Communiste a fait émerger un système bancaire conforme aux standards internationaux, et notamment aux exigences de Bâle II.

 

La structuration historique du système bancaire chinois face à ses limites économiques

Pour ce faire, l’Etat central a procédé au dépeçage de l’ancien système communiste mono-bancaire pour passer à un système dominé par quatre consortiums gigantesques, chacun dédié au financement du développement d’un secteur de l’économie. Avec plus de 3 420 milliards d’euros d’actifs gérés, l’Industrial & Commercial Bank of China est ainsi la plus grande banque au monde. Encore méconnue en Europe, son introduction en bourse en 2006 pour près de 19 milliards d’euros — un record depuis battu par une autre banque chinoise (l’Agricultural Bank of China, introduite en bourse en 2010 pour plus de 22 milliards d’euros) — signa l’entrée fracassante des banques chinoises sur un secteur largement dominé par les occidentales.

Quel modèle de développement pour le secteur bancaire chinois ?

Néanmoins, le secteur demeure fragile, notamment du fait de la proportion sous-évaluée de prêts non performants dans l’économie. Ces créances douteuses sont aussi bien le fait du système bancaire traditionnel que du système bancaire parallèle non surveillé (Shadow Banking).

Moody’s estime la taille du Shadow Banking à plus de 3 500 milliards d’euros. Echappant à toute surveillance des autorités de régulation, ces activités de crédit entre particuliers ou entreprises ont explosé ces dernières années en Chine. Confrontés à des conditions d’emprunts parfois rédhibitoires, à un taux de rémunération des dépôts plafonnés à des niveaux très faibles, ainsi qu’à la hausse des prix de l’immobilier, ce système constitue pour beaucoup de ménages et de PME un moyen d’emprunter et de prêter de l’argent facilement, via des intermédiaires financiers peu regardants. De la même façon, chez les grandes banques du pays, le taux de prêts non performants avoisinerait les 15%, voire 19% ; chiffres bien supérieurs aux 1,75% des statistiques officielles. La faute à des usages hérités de la période communiste, une trop grande fluctuation des recettes fiscales et des remboursements de prêts de la part de certaines entreprises publiques en surproduction.

En parallèle, le gigantesque plan de relance de 4 000 milliards de yuans lancé par le gouvernement en 2008 a laissé des traces dans les comptes des provinces chinoises. Financé seulement à un tiers par le gouvernement central, il a poussé les gouvernements locaux à mettre en place des véhicules d’investissement pour émettre de la dette. Ces LGIC (Local Government Investment Vehicles) ont donc contracté les prêts servant à financer des programmes d’investissement, afin de contourner le faible pouvoir d’émission de dettes sur les marchés que la loi confère aux provinces. Cette accumulation de dette pose aujourd’hui problème, alors que seuls 27 % des prêts des LGIV verraient leurs échéances actuelles couvertes par les recettes des investissements réalisés. Ce qui pose la question de la solidité du système bancaire régional chinois, principal apporteur de fonds des secteurs agricole et industriel au sein des zones rurales, et qui fonctionne encore largement sur un modèle de coopératives bancaires.

LA4Lire aussi : La Chine en quête de « cash flow »

 

Quelle place pour les banques chinoises sur l’échiquier bancaire mondial ?

Face au ralentissement de l’économie sur le marché intérieur, le gouvernement chinois s’est montré très prompt à soutenir l’internationalisation de ses banques. Pour cela, l’Etat central et les dirigeants de ses institutions satellites ont très tôt porté l’idée de l’internationalisation du renminbi. La première étape de ce processus consista en l’établissement d’une plateforme d’usage offshore du renminbi à Hong Kong. Quatrième place financière mondiale, connectée aux bourses de Shanghai et désormais de Shenzhen, l’ancienne colonie britannique a su apporter son savoir-faire en matière de services financiers pour développer l’offre de produits libellés en monnaie chinoise. Ainsi, les succès des émissions obligataires de McDonald, Caterpillar ou encore Renault ont attiré de nouveaux investisseurs. Des fonds de Private Equity dédiés aux investissements en yuan ont ainsi fait leur apparition. Capitalisant sur cette crédibilité nouvelle, Pékin a par ailleurs bénéficié d’une deuxième source d’internationalisation de sa monnaie. En effet, le 1er octobre 2016, le renminbi a officiellement intégré le panier de devises du FMI, aux côtés du dollar, de l’euro, de la livre et du yen.

D’autre part, le gouvernement chinois a taché de poursuivre les efforts de bonne gouvernance déjà entrepris au sein des grandes banques du pays. Les dispositions prescrites par Bâle III furent par exemple intégrées au cadre législatif chinois dès le 1er janvier 2013, soit six mois avant les Etats Unis. Au-delà du renforcement des capitaux propres des banques qu’elles imposent, elles ont aussi poussé les banques chinoises à diversifier leurs activités. Des départements cash management et factoring ont ainsi fait leur apparition. Autre illustration, selon le classement annuel de The Banker, quatre des cinq premières banques mondiales en termes de ratio Tier 1 — mesure de la capacité des banques à absorber des pertes, générer une croissance rentable et résister à des crises — sont chinoises. En 2016, ces dernières représentaient 32% du bénéfice total des mille premières banques mondiales, contre 4% dix ans auparavant.

L’émergence des banques d’affaires chinoises

Les groupes bancaires chinois ne se contentent plus seulement des activités de banques de détail, et se tournent de plus en plus vers les opérations de haut de bilan, au service du développement des entreprises. Dopées par les acquisitions chinoises à l’international, les activités de M&A des banques de l’Empire du milieu ont atteint des sommets. Leur proximité avec les milieux décisionnels et la taille conséquente de ces établissements leur permet de décrocher de nouveaux contrats, là où les banques d’affaires occidentales ne se risquent pas à engager plus de 10% de leur bilan sur une opération. Portés par des coups d’éclat comme l’acquisition par ChemChina de Syngenta pour 43 milliards d’euros, ou l’augmentation de la prise de participation au capital d’Accor Hotels de Jin Jiang, les grands acteurs chinois de la banque d’affaires comme CICC, Citic et la China Construction Bank se frottent les mains.

Au-delà des considérations géopolitiques souvent évoquées, ces acquisitions accroissent les parts de marché nouvelles et apportent une crédibilité supplémentaire aux groupes chinois. En faisant l’acquisition de grandes entreprises, ce sont aussi des actifs valorisables et des marques matures et établies que les entreprises chinoises achètent.

LA4Lire aussi : M&A : vers une concentration du secteur bancaire allemand ?

 

La tech : une aubaine pour les banques chinoises

Sur un marché dominé par des structures soutenues par l’Etat — comme Citic Securities — une nouvelle génération de banques d’affaires a fait son apparition ; à laquelle Renaissance Partners fait partie. Fondée en 2004 par Fao Ban — passé par Crédit Suisse et Morgan Stanley — cette banque-conseil s’est fait un nom en conseillant la majorité des deals sur le marché chinois. A la différence de ses aînées, qui ont perçu de généreuses commissions grâce aux IPO en série des anciennes entreprises d’Etat, Renaissance Partners s’est fixée un crédo : conseiller des opérations pour les géants de la tech chinoise. A la clé ? Des deals fondateurs pour l’écosystème chinois, comme la fusion à plus de 6 milliards de dollars entre les ex-ennemis Kuaidi et Didi, à qui Uber faisait pourtant les yeux doux depuis plusieurs mois. Les synergies créées pourraient permettre à la nouvelle entité de rejoindre le cercle des géants numériques chinois tels Baidu, Alibaba et Tencent. Dans l’Empire du Milieu, la niche du numérique est devenue une véritable mine d’or. Pour ces nouvelles banques d’affaires, il s’agit donc de cultiver la proximité avec la scène entrepreneuriale chinoise à Pékin, Shenzhen et Hong Kong.

Cependant, les activités de M&A des banques chinoises restent encore marginales à côté des activités de DCM. Ce sont les émissions obligataires d’entreprises qui ont joué le rôle de moteur de la croissance intérieure ces dernières années. Avec un montant avoisinant les 170% du PIB, la Chine est devenue le plus gros marché mondial de la dette d’entreprise en 2014. Pour faire face à cette hausse de l’activité, et continuer à diffuser les pratiques de bonne gouvernance, les banques chinoises tentent désormais d’attirer des banquiers seniors issus des acteurs traditionnels de la banque.

Un marché chinois en pleine ébullition, devenu trop étroit

Les activités de banque d’affaires visent notamment à élargir le spectre des revenus des groupes chinois sur un marché de plus en plus concurrentiel. Si les banques chinoises tentent de diversifier leurs activités, c’est également parce que la concurrence se fait de plus en rude sur les activités de détail. En effet, au cours des cinq dernières années, les banques en ligne ont connu un développement exponentiel. Très simples d’utilisation et permettant de dépasser le manque de bureaux de banque physiques, nombre de jeunes consommateurs et de petites entreprises ont rapidement adopté ce service, notamment sur les téléphones mobiles. Les activités des banques Internet ont ainsi augmenté de 248 % l’an dernier, contre une hausse de 20 % pour les transactions entre banques. Même si les sommes échangées restent modestes — 12 000 milliards de yuans (1 700 milliards d’euros) contre 1 106 trillions de yuans (163 000 milliards d’euros) pour les banques traditionnelles — cette croissance exponentielle laisse augurer de belles perspectives de développement pour ce marché. A tel point que l’un des plus grands assureurs chinois, Ping An, a lancé sa propre plateforme de banque en ligne.

Les banques chinoises face à leurs défis

Pour les banques chinoises, une plus grande efficacité économique passera nécessairement par l’assainissement de leurs bilans, afin de diminuer le poids des créances douteuses. Protégées par des taux d’épargne et de dépôt parmi les plus hauts au monde, les géants bancaires chinois devront cependant concilier leurs tentatives de faire respecter des règles de gestion rigoureuses et des incitations politiques à l’égard des banques pour favoriser l’octroi de prêts aux entreprises d’État et ainsi contenir la hausse du chômage. A l’international, la volonté gouvernementale de limiter l’érosion des réserves de change du pays risque par ailleurs de freiner les acquisitions chinoises sur le Vieux Continent.

 

Bastien Le Bars, étudiant à Sciences Po Rennes et contributeur du blog AlumnEye


« J’ai intégré le Master 203 de Dauphine après l’ESSCA »

Etudiant d’école post-bac, Louis a nourri un intérêt pour la finance de marché. Démontrant sa motivation, il a affiné son parcours et ses expériences, pour intégrer à la rentrée le prestigieux Master 203 de l’université Paris‑Dauphine. Son parcours et sa détermination inspireront peut-être certains d’entre vous. Il nous livre son témoignage sur le 203 et les étapes de son parcours. Bonne lecture !

 

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

Après un bac scientifique, j’ai intégré, via le concours Accès, le programme Grande École de l’ESSCA. Afin de renforcer mon profil, j’ai suivi la Summer School de la LSE et réalisé un stage en M&A FIG pour affiner ma connaissance des institutions financières. Toujours aussi motivé à faire carrière en finance de marché, mais grandi par ces expériences, j’ai alors postulé au Master 203 de Dauphine, que j’ai intégré à la rentrée 2016.

Pourquoi as-tu changé d’école ?

Dès ma première année à l’ESSCA, j’ai pris goût aux différentes matières financières, qui regroupaient essentiellement comptabilité et analyse financière dans les deux premières années avant une introduction à la gestion financière en troisième année, pour leurs aspects mathématiques et logique. Je me suis rapidement projeté vers une carrière dans ces métiers‑là, et de fil en aiguille j’ai eu envie de découvrir de façon autonome la finance quantitative. J’ai commencé par acheter un livre couvrant les bases des produits monétaires, obligataires et la gestion de portefeuille, avant d’enchaîner sur des ouvrages de finance quantitative comme le Hull et le Wilmott ; plus j’approfondissais ces notions et plus ces sujets m’intéressaient.

Cependant, après un premier stage en banque d’affaires, j’ai compris en parlant à des opérationnels que les diplômés d’écoles de commerce post‑bac étaient loin des profils‑cibles des banques d’investissement, de surcroît en finance de marché où les étudiants des meilleures écoles de commerce font déjà face à une rude concurrence des profils ingénieurs. J’ai donc voulu me réorienter et faire un Master en université spécialisé en finance de marché. J’ai postulé au M1 Finance généraliste de Dauphine et au Master (MSc) 203, ce dernier étant classé 1er de France et 9ème mondial par Eduniversal.

Pourquoi la Summer School de la LSE ?

Une de mes sœurs avait fait une Summer School en Business English et un des analystes de mon stage en M&A m’a parlé d’un cours de finance quantitative qu’ils proposaient lors de ces sessions. Pour postuler au cours Options, futures and other financial derivatives, il ne me fallait attester que de : mon niveau universitaire (3 ans après le bac), mes connaissances mathématiques et mon niveau d’anglais.

J’ai postulé car j’avais tout à y gagner : une expérience internationale incroyable au sein d’une université parmi les plus prestigieuses du Royaume-Uni et une preuve sur mon CV de mon envie d’apprendre dans le domaine de la finance quantitative. Plus généralement, quel que soit le domaine qui vous intéresse, je recommande ce genre de programmes qui peuvent se faire dans de nombreuses universités à l’étranger. C’est parfois un investissement financier important, mais c’est une occasion unique de découvrir ou d’approfondir des sujets d’études, de rencontrer des étudiants venant du monde entier et de suivre des activités spécialement organisées par les universités pour les étudiants de ces programmes.

LA4Lire aussi : Du BEP au M&A, le témoignage d’un ex rugbyman déterminé

 

En quoi ton profil est-il intéressant ?

Dans le cadre du semestre international obligatoire en troisième année à l’ESSCA, j’ai fait un stage en M&A à la Société Générale à Londres sur le secteur FIG (Financial Institutions Group) regroupant les institutions financières telles les banques, assureurs, gestionnaires d’actifs, etc. Cette expérience sur mon CV est un indicateur de résistance et de capacité de travail ; et ce même si ce n’est pas du tout le secteur de la banque vers lequel mène mon Master. Je n’ai pas choisi le secteur FIG par hasard : je voulais acquérir une connaissance approfondie des enjeux opérationnels, stratégiques et réglementaires de ces entreprises pour être mieux préparé à y faire carrière. De plus, mon admission à la Summer School de la LSE témoignait de ma motivation qui est – j’en parlerai plus tard – clé dans votre candidature.

Il faut savoir que si une bonne partie des étudiants en M1 sont des licenciés de Dauphine, il n’y a pas de quotas et le processus de recrutement n’est pas fait pour rechercher des profils‑type, mais des individus qui auront les qualités nécessaires pour suivre le Master puis une carrière dans les métiers auxquels il prépare.

Qu’est-ce qui a fait la différence selon toi pour intégrer le Master 203 ?

Je n’ai pas assisté aux entretiens des autres candidats, mais je dirais que le plus important est votre motivation. Lors de l’entretien d’admission, vos examinateurs – dont la directrice du Master Gaëlle le Fol – vont, certes, vous poser quelques questions techniques (économétrie, finance ou mathématiques) car le programme est très quantitatif. Mais ils voudront surtout savoir ce que vous faites là ! Ils ne cherchent pas à vous piéger, mais à saisir la cohérence de votre projet avec le Master. Les métiers en finance de marché sont connu pour être exigeants et stressants, avec des salaires à la baisse ces dernières années en marché, au profit des activités de conseil. L’équation est simple, si vous n’aimez pas réellement ce que vous faites, vous ne tiendrez pas.

Il ne s’agira pas d’afficher cette motivation à tout va, mais véritablement de la démontrer. Il n’est pas obligatoire d’avoir des connaissances techniques en finance, mais vous devez savoir ce qui vous donne envie de travailler sur les marchés. Que vous ayez ou non une idée de ce que vous voulez faire – trading, structuration, gestion des risques – vous devez avoir une idée suffisamment renseignée des métiers auxquels le Master forme.

J’ai joué la carte technique alors que je ne venais pas d’un cursus technique ! Si un de mes examinateurs était surpris qu’un étudiant de mon niveau ait pu lire tant, j’ai pour autant dû montrer que mes lectures avaient été actives et m’avaient vraiment apporté. Lors de l’entretien, j’ai aussi séché sur certaines questions, et ce n’est absolument pas un drame car les quelques questions techniques servent seulement à vérifier que vous pourrez suivre les cours : vous êtes là pour apprendre, pas parce que vous prétendez tout savoir.

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Quel est ton ressenti sur le Master 203 ?

J’étais habitué à une large promo à l’ESSCA (250-300 personnes par campus), et j’ai découvert un Master où tout se déroule dans une classe de 20-25 personnes : différent, mais sympa aussi. Nous croisons rarement les M2 qui commencent les cours un peu plus tard et ont des horaires différents des nôtres, mais Stratéfi, l’association du 203, organise deux voyages d’une semaine à Londres et Hong‑Kong pour visiter les établissements ciblés par le Master (banques d’investissement et gestionnaires d’actifs). C’est l’occasion de mieux faire connaissance et de consolider le réseau du 203 entre les différentes promotions ; sans parler des traditionnels afterworks.

Nous avons l’avantage d’être beaucoup plus accompagnés individuellement par nos professeurs et par la directrice que dans les structures plus larges. Pour autant, si réussir son semestre est faisable, il faut tout de même garder en tête que le 203 est un Master difficile : il est très important de savoir tirer les leçons de ses erreurs et rebondir sans se décourager. Les étudiants ne sont pas à l’abri de mauvaises surprises, peu importe leur background : les examens sont exigeants et il est important de le réaliser. Les cours sont techniques et demandent un important investissement personnel, mais nous avons des professeurs passionnants.

Un conseil à donner à un étudiant visant un Master très sélectif ?

Je dirai qu’il faut avant tout rester humble et persévérer. Le 203 est un programme prestigieux dont les diplômés sont généralement satisfaits, mais il est aussi difficile et il est risqué de prendre la « grosse tête » car le retour à la réalité peut être violent. Au-delà des cours, le monde de la finance est très compétitif et stressant, et le secteur évolue dans un environnement difficile, notamment réglementaire. Être pris en Summer Internship dans une banque n’est pas garanti, même dans ces programmes, et trouver un stage long dans le domaine qui vous intéresse peut être tout aussi fastidieux. Si vous arrivez à rester humble face à vos succès (et intégrer le 203 en est un), vous saurez d’autant mieux rebondir sur vos échecs. Si votre motivation à travailler dans la finance est fondée, ces deux éléments devraient vous aider à ne pas vous décourager, qu’il s’agisse d’entrer au 203 après un parcours atypique, comme de construire votre future carrière.