"Les tips qui m’ont permis de décrocher un Summer Internship..."

Elève de dernière année à l’école d’ingénieur CentraleSupelec, une étudiante nous explique comment elle a réussi à faire de son background scientifique un atout pour les process de recrutement en finance. Elle revient également sur la stratégie qu’elle a adoptée pour obtenir le Summer Internship dont elle rêvait dans une américaine. 

 

Peux-tu nous présenter ton parcours ? 

J’ai obtenu un bac S dans un lycée à Clermont-Ferrand, puis j’ai effectué une classe préparatoire Mathsup/Mathspé en région parisienne. À la suite de cela, j’ai intégré l’école d’ingénieur CentraleSupelec, où je me suis beaucoup investie dans la vie associative. On y trouve beaucoup d’occasions de s’épanouir, d’apprendre à gérer des projets et ces expériences m’ont permis de mûrir.

 

Tu as effectué des stages à la BNP CIB : qu’en as-tu tiré ?

Mon premier stage de césure s’est déroulé chez BNP Cash Management. J’étais assistante de Gestion de Projet sur l’ouverture de comptes pour les entreprises. Ce fut une opportunité de découvrir de nombreux acteurs de la banque : commerciaux, juridiques, informatiques, gestionnaires des risques, etc. Les projets concernaient des milliers d’entreprises dans toute l’Europe. J’ai beaucoup appris sur l’organisation de la banque en général et le travail dans un contexte international.

J’ai ensuite effectué un stage au sein d’une équipe de trading de BNP Paribas dont la mission était de travailler sur un ensemble de produits dérivés. C’était une petite équipe chaleureuse et accueillante. La salle de marché est un environnement qui demande beaucoup de concentration car la moindre erreur peut être fatale. Mais on ne s’y ennuie jamais et on travaille avec des personnes vraiment très intéressantes. C’est une expérience qui ne m’a pas déçue.

 

Comment t’es venue l’idée de travailler en finance de marché ? 

L’idée m’est venue en première année d’école d’ingénieur lors de rencontres avec le club Finance et Consulting de mon école. Ils mettent à disposition des élèves de nombreux documents qui aident à découvrir les métiers de la finance. Grâce à eux j’ai réalisé que la salle de marché pouvait concilier mes deux centres d’intérêt : les mathématiques appliquées et l’actualité politique et économique. A l’époque, ma culture financière était tellement médiocre que je n’avais pas été acceptée au sein du club mais je ne me suis pas démotivée pour autant. Je ne le regrette pas.

 

Quelles sont les difficultés que tu as dû surmonter pendant tes différents stages ? 

Lorsque l’on n’étudie pas dans une école de commerce ou lorsque l’on ne prépare pas un master en finance réputé, on se sent moins « armé ». C’est une importante source de stress. Chaque salle de marché à Paris comme à Londres a ses « target schools ». Quand on sympathise avec les candidats, on réalise vite qu’ils viennent en majorité des mêmes écoles. Il ne faut pas se laisser décourager par ce constat.

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Quels ont été les moments forts des différents processus auxquels tu as pu participer ? 

J’ai participé à trois assessment centers à Londres. C’est stressant car on a l’impression que chaque minute de la journée compte mais ces expériences n’en sont que plus enrichissantes. On rencontre des personnes intéressantes dans un cadre très stimulant. Cela ressemble un peu à la télé réalité : les candidats sont sympas, on est bien accueillis, il y a même des moments assez drôles et conviviaux, mais on sait tous qu’à la fin, il n’en restera même pas la moitié.

 

Il existe des évènements de networking organisés par les banques spécifiquement pour les femmes et/ou les ingénieurs. As-tu eu l’occasion de participer à l’un d’eux ?

Au cours de la formation Alumneye, on nous prépare aux évènements de Networking organisés par les différentes banques. C’est en suivant leurs conseils que je me suis inscrite aux événements destinés aux femmes s’intéressant à la finance de marché. Pour être précise, j’ai même postulé à tous les événements pour femmes ou ingénieurs d’une dizaine de banques différentes car je ne voulais pas rater d’opportunités.

Je me souviens d’un événement appelé « Women who trade » au cours duquel une femme appartenant à une équipe de structuring nous racontait sa carrière. Elle nous conseillait de ne rien lâcher car elle avait réussi à devenir Executive Director tout en élevant deux enfants ! Ces événements sont très motivants car nous y rencontrons d’autres candidates mais également des femmes qui se trouvaient à notre place quelques années auparavant et qui ont réussi à atteindre les objectifs que nous nous fixons.

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En quoi ces évènements t’ont-ils aidée ?

Au cours de ces événements, j’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont donné de précieux conseils pour bien préparer mes process. Les professionnels qui participent à ces évènements se sont trouvés quelques années en arrière dans la même posture que nous, et c’est pourquoi ils comprennent nos difficultés. J’ai même assisté à un entretien blanc improvisé au milieu d’un cocktail.

 

Tu as décroché un Summer Internship en Sales & Trading. Peux-tu nous en dire plus ?

J’ai postulé aux Summer Internships dans une dizaine de banques via leurs plateformes internet respectives. J’ai suivi à la lettre les conseils d’Alumneye en ce qui concerne CV et lettre de motivation. Au bout de quelques semaines, j’ai été contactée pour planifier les premiers entretiens téléphoniques. À partir de là, tout s’est passé très vite : 1er entretien téléphonique, 2ème entretien téléphonique et enfin assessment center dans les bureaux de la banque à Canary Wharf. Il faut rester concentré jusqu’à la dernière ligne droite !

A ce titre, la formation Alumneye m’a permis de préparer mes process de recrutement de façon méthodique. Les process ont de nombreuses étapes et les banques attendent des candidats rigoureux et bien préparés. Alumneye nous explique de A à Z quelles sont les différentes étapes et comment les aborder. De plus, Alumneye permet de rencontrer d’autres candidats, on peut réviser en groupe, s’échanger des astuces et aller ensemble aux événements de Networking.

J’ai finalement été frappée par la diversité des profils et des origines des candidats. Je pense que c’est une grande spécificité des banques anglo-saxonnes.

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En quoi ton background d’ingénieur t’a-t-il été utile pour tes process ou tes stages ? 

Pendant mon stage au sein d’une équipe de trading, j’ai dû m’approprier très vite les différents logiciels des traders (il y en a beaucoup). Je pense que mes études d’ingénieurs m’ont aidée à être rapide et efficace dans ces tâches.

Par la suite, les traders m’ont demandé des programmes VBA pour les aider dans leurs tâches quotidiennes. C’est le genre de choses que tout ingénieur qui a suivi des cours d’algorithmique peut faire assez facilement.

 

Certaines filles pensent que la finance est un métier très masculin, es-tu d’accord avec ça ? 

Il y a quelques métiers de la finance où l’on rencontre encore peu de femmes, c’est vrai ! Mais cela ne veut pas dire que ces métiers ne sont pas faits pour nous ! Je me souviens d’une trader de produits exotiques chez BNP Paribas. Elle était tout à fait souriante et féminine mais c’était probablement l’une des personnes les plus dynamiques et rigoureuses de toute cette salle de marché.

 

 

Comment fait-on pour s’imposer dans des équipes où les gens ont des égos parfois surdimensionnés ?

Je pense que l’important est de connaître ses atouts, ses faiblesses et de jouer là-dessus.

Je ne pense pas correspondre au stéréotype du « requin » mais je joue sur d’autres traits de caractère. J’aime rire, parler d’actualité, je suis toujours prête à filer un coup de main. Dans la salle de marchés, les gens ont apprécié cela et c’est ainsi que j’ai trouvé ma place.

 

Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui se retrouvent aujourd’hui dans la même situation que toi il y a un an ?

Je leur conseillerais de chercher à faire un maximum de rencontres avec des professionnels du métier et de profiter de ces occasions pour poser un tas de questions. C’est le meilleur moyen d’acquérir une bonne compréhension du milieu de la finance de marché et c’est ce que les recruteurs apprécient !

 


Etudiant en école post-bac, il décroche un Summer chez Barclays

Issu d’une école de commerce post-bac, Thomas est actuellement en année de césure. Cet été, il aura la chance de participer au Summer Internship de Barclays en Investment Banking. Comment cet étudiant d’une école « non-target » a-t-il réussi à obtenir cette offre ? Dans cette interview, il vous raconte ses process, mais surtout ce qui, selon lui, a fait la différence.

Bonne lecture !

 

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Thomas, je suis étudiant dans une école de commerce post-bac et je suis actuellement en année de césure. Avant de commencer mes études supérieures, et parallèlement au lycée, j’étais footballeur professionnel. J’étais au centre de formation d’une équipe de Ligue 2 et je faisais partie de l’équipe nationale des U19. Après le Baccalauréat, je me suis dirigé un peu par hasard vers une école de commerce post-bac et c’est lors de ma 2ème année que j’ai décidé de m’orienter vers la finance. J’avais de très bons résultats, ce qui m’a donné la possibilité de faire un échange universitaire à Warwick, au Royaume-Uni. C’était très intéressant, car il y avait beaucoup d’événements de networking et c’est à ce moment que j’ai commencé à réellement m’intéresser aux Summers. Actuellement en césure, j’ai eu l’opportunité de faire un stage chez Air Liquide en trésorerie avant de devenir stagiaire en M&A dans une top boutique parisienne. J’ai commencé à candidater aux Springs et Summers assez tôt, notamment dans les Américaines (j’étais en process chez Morgan Stanley), avant de décrocher finalement une offre de Summer chez Barclays.

 

Peux-tu nous parler de ton process chez Morgan Stanley ?

Morgan Stanley a été une petite expérience très enrichissante. J’ai participé à un évènement qui m’a permis d’intégrer le processus de recrutement du Summer Program 2018, mais malheureusement je ne suis pas allé au bout. Cela dit, ce fut pour moi un très bel entraînement pour mes entretiens chez Barclays.

 

Air Liquide, M&A, Morgan Stanley, Barclays… Comment expliques-tu cette réussite qui peut sembler un peu surprenante ?

Je pense que Warwick m’a bien aidé pour décrocher mon Summer Internship, notamment parce que l’école était beaucoup plus target que la mienne, apportant ainsi plus de crédibilité à mon CV. Il y avait énormément d’évènements networking, ce qui m’a permis de rencontrer des professionnels, d’en savoir plus sur les métiers, sur les process, et de me créer un réseau. Aussi, mon passé de sportif de haut niveau suscite souvent la curiosité et la sympathie des personnes avec qui je discute, aussi bien les garçons que les filles pour le coup. Tous ces éléments me permettent d’accroître mes chances de temps en temps. Je reçois également beaucoup de refus, mais c’est le jeu !

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Parlons un peu de ton stage actuel : comment ça se passe en M&A ?

Je dirais que ça se passe bien, enfin j’espère que mon travail est satisfaisant. Les missions sont très variées, j’adore ça. Je travaille sur 6-7 dossiers, tous dans des secteurs différents. Certains concernent des projets et/ou des entreprises basées en France, d’autres en Afrique, d’autres aux USA. Je bosse sur des sujets de M&A, des sujets de financement et refinancement, un dossier en levée de fonds, etc. C’est extrêmement diversifié. Après, ça va tellement vite entre les dossiers que l’on a pas forcément le temps de bien comprendre tous les enjeux, il faut donc profiter du moindre moment de calme pour prendre un peu de recul, prendre le temps de relire des documents, de comprendre 2-3 points, de faire des recherches sur Internet pour obtenir plus d’informations, et surtout pour éviter de poser des questions bêtes aux analystes !

 

Au quotidien, ça donne quoi ?

Les semaines passent très vite et le rythme est soutenu même si ça reste très variable. C’est aussi ça que j’aime. Le travail et les missions arrivent de manière aléatoire et c’est vraiment différent des tâches redondantes que l’on peut faire d’une semaine à l’autre dans d’autres secteurs. Ici, c’est vraiment rare de faire quelque chose de routinier, les seules choses redondantes ce sont les “markets updates” à faire. Bien sûr, il y a une partie du travail qui peut parfois être moins amusante, fastidieuse et intellectuellement inintéressante, mais c’est très rare.  J’ai énormément appris en très peu de temps.

 

L’ambiance est bonne malgré ce rythme soutenu ?

J’apprécie beaucoup l’ambiance. Les analystes sont bienveillants et ça fait toujours plaisir de recevoir des remerciements lorsque l’on rend un travail. On se sent utile et valorisé. Je trouve qu’il y a également beaucoup de confiance. Parfois (je dis bien parfois) on a beaucoup de liberté sur le drafting de slides. Ça fait vraiment plaisir de savoir que notre travail est de qualité, et qu’il va être utile. L’ambiance entre les stagiaires est très bonne. On n’hésite pas à s’entraider, à se partager les tips qui font gagner un temps fou. C’est vraiment différent des clichés que j’ai pu lire sur la finance et le M&A en particulier. Au final, aucun stagiaire ne travaille sur le même dossier qu’un autre, mais ça reste super collaboratif. Pas besoin d’aller en startup pour avoir l’esprit “team work”.

 

Que gardes-tu de tes années foot ?

Quelque part le sport m’a aidé pour l’état d’esprit. Quand j’ai découvert le monde de la finance et notamment le M&A, pour moi, c’était un milieu totalement fermé et inaccessible. À partir de ce moment, c’était un challenge, comme de devenir joueur professionnel. J’ai tout donné pour y accéder. C’était devenu une obsession, j’étais à la recherche de la moindre information, à préparer toutes les questions. C’était un travail long et fastidieux, mais qui a fini par payer. Et comme je l’ai dit juste avant, cela reste un atout pour moi lors des entretiens, j’ai des choses sympas à raconter, on se souvient de moi.

 

Quels ont été, selon toi, les éléments clés pour décrocher ton Summer chez Barclays ?

J’ai réfléchi et construit mon parcours avec des expériences professionnelles en adéquation avec mon objectif de carrière, donc un stage en contrôle financier chez Air Liquide qui était très formateur et après du M&A dans une structure reconnue sont les premiers éléments clés. Le networking m’a également aidé dans la mesure où, par exemple, un alumni de Warwick chez Barclays m’a accompagné tout au long du process et m’a conseillé pour mon CV. Après ça, c’était à moi seul de faire mes preuves, comme n’importe quel candidat lambda. Mais ce qui m’a réellement aidé à décrocher cette offre, c’était le travail effectué en amont. J’avais la volonté de réussir et de décrocher un Summer et j’ai cherché tout ce qui pouvait m’aider à y arriver.

 

Comment as-tu fait pour te préparer au processus de recrutement ?

La première étape, c’était la formation AlumnEye. Je l’ai trouvé très enrichissante et elle m’a donné toutes les clés pour réussir. Ensuite, j’ai contacté quelques alumni de Warwick afin de pouvoir être en contact avec au moins un banquier par banque, et qu’ils puissent m’épauler tout au long du process de recrutement. Puis j’ai préparé toutes les questions basiques auxquelles il faut s’attendre et toutes les questions techniques plus précises sur la branche que je visais. Il est important de préparer tout cela avant, car une fois le process de recrutement lancé, on n’a plus le temps de préparer toutes ces questions, ça va très vite. Chez Morgan Stanley, j’ai eu affaire à un process de recrutement très classique. Barclays avait un process un peu différent, car j’ai seulement eu une étude de cas, un test numérique, ainsi que des entretiens plus orientés fit, et enfin l’interview vidéo pour laquelle j’avais préparé toutes les questions auparavant. La seule raison pour laquelle les choses se sont faites presque naturellement, c’est l’entraînement et la préparation que j’avais effectués.

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Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui n’est pas dans une école cible ?

Quand tu as un objectif en tête, il ne faut pas le lâcher, il faut devenir obsédé par ça. Tu te dois de chercher le plus d’informations possible, pour cela il faut lire des forums, des blogs, savoir comment présenter son CV, connaître toutes les étapes, faire du networking, et ne rien laisser au hasard. Sois aussi préparé moralement aux refus, car ils seront nombreux au début. Tu seras sûrement démotivé, mais c’est justement à ce moment-là qu’il ne faut pas perdre espoir, et au contraire, redoubler d’efforts, parce que le travail paie toujours ! Courage !

 

Merci à Thomas pour cette interview !


Verbal Reasoning Tests : comment s’y préparer ?


Vous souhaitez vous entraîner sur les tests de raisonnement verbaux ? Consultez les Verbal Reasoning practice tests de JobTestPrep

Avant d’envoyer votre CV pour un stage ou de postuler en ligne à un programme de type Summer Internship ou Graduate, c’est se tirer une balle dans le pied que d’arriver la fleur au fusil. Préparez-vous ! Vous serez très probablement soumis à des tests en ligne, notamment le test de raisonnement verbal, ou verbal reasoning test. De même que les tests numériques en ligne, ce sont les tests les plus communément utilisés par les banques et institutions financières pour écrémer les candidats. L’improvisation n’est pas le talent qui vous sauvera et l’entraînement reste le meilleur moyen d’améliorer ses performances et sa rapidité.

 

Quelques conseils pour s’y préparer

Il existe plusieurs types de tests de « verbal reasoning ». Ces derniers sont voués à tester les compétences des candidats en termes de logique et compréhension. Si l’on peut recourir au bachotage pour les questions de grammaire, seuls la pratique et l’entraînement pourront améliorer vos performances et votre rapidité devant des questions de logique et de compréhension. Il est donc recommandé d’entraîner le cerveau aux questions types et de savoir, lorsque vous candidatez, à quel type de test vous serez confronté afin de s’entraîner en amont et d’être préparé le jour J.

 

Premier réflexe : se renseigner sur l’éditeur de test de votre recruteur

Les recruteurs n’innovent pas beaucoup en termes de verbal reasoning tests et prennent pour source de leurs questions les mêmes bases de données. Ces tests émanent d’éditeurs spécialisés comme Kenexa (PSL), SHL, Talent Q, etc. La plupart des tests de verbal reasoning se ressemblent, mais chaque éditeur de texte utilise un format-type de questions. Renseignez-vous donc sur l’éditeur de test utilisé par le recruteur chez lequel vous avez postulé afin de vous préparer de façon efficace : c’est une information clef et facile à obtenir (elle figure parfois sur le mail d’invitation au test ou en interrogeant un minimum les moteurs de recherche).

Pour vous entraîner, JobTestPrep propose des packs d’entraînement aux verbal reasoning tests spécialement conçus pour chaque éditeur de tests. N’hésitez pas à vous renseigner sur ces packs d’entraînement tests ici :

 

Les questions typiques

Afin de vous préparer au large éventail possible de questions présentes dans les Verbal reasoning tests, nous avons répertorié les principaux types existants :

  • Reasoning test :un texte vous est présenté et les questions portent sur des extraits précis du texte. Une question en rapport avec l’extrait vous est posée avec 3 réponses possibles. Il vous faudra évaluer si la phrase supplémentaire présentée est “Vraie”, “Fausse” ou “Impossible à déterminer” par rapport au texte initial.
  • Verbal comprehension test : comme son nom l’indique, il s’agit de mesurer la capacité de compréhension du candidat. Très fréquemment utilisé, ce test requiert une lecture rapide d’un texte afin d’en tirer les informations principales.
  • Verbal Application : ces tests de raisonnement verbal présentent des phrases partielles à compléter. Toujours sous forme de QCM, il faut choisir l’une des options proposées. Ces tests sont privilégiés pour des postes plus seniors de management.
  • Analogies :ces questions vous testent sur les relations entre différents mots et différentes phrases.
  • Grammar test : assez similaire aux tests d’English proficiency, ce test de grammaire vous demande d’identifier les tournures grammaticales incorrectes parmi un choix proposé.
  • English proficiency test :ce test évalue votre niveau de compréhension de la langue anglaise. Les questions portent sur la compréhension, le vocabulaire, mais aussi l’orthographe.

 

D’autres Verbal Reasoning tests plus atypiques

Il existe d’autres tests d’aptitude basés sur le raisonnement verbal mais qui n’entrent pas dans les catégories mentionnées plus haut. Ces tests différents portent un nom qui leur est propre et peuvent être préparés de façon distincte.

  • Watson Glaser test :répandu chez les recruteurs de cabinets d’avocats, ce test de critical thinking est utilisé par un grand nombre d’entreprises pour sélectionner leurs candidats. Pour en savoir plus, cliquez ici.
  • Logical/Deductive Reasoning tests :ces tests s’apparentent davantage à des tests de logique qu’à d’habituels tests de raisonnement verbal. Il convient lors de ces tests de trouver certaines informations par élimination ou bien par déduction. Pour en savoir plus, cliquez ici. Alors pour réussir, musclez votre cerveau et préparez-vous.

 

Exemple de question tirée d’un Verbal Reasoning Test :

Paragraphe principal :

There is no doubt that vegetarian food can be healthier than a traditional diet – indeed, research has demonstrated that vegetarians are less likely to suffer from heart disease and obesity than those who eat meat. One long-standing concern about a vegetarian lifestyle is the risk of failing to take in enough protein. However, historical calculations as to the amount of protein needed for a healthy lifestyle have recently been shown to overestimate the quantities needed, and if vegetarians select their food carefully they should be able to meet their protein needs.

Question :

A balanced diet is more likely to promote health than any particular food or food group in isolation.

  • True
  • False
  • Cannot Say

 

 


Comment obtenir une offre à Londres en venant d'une école d'ingénieur

Pour clore notre série de témoignages AlumnEye sur les Springs, un ingénieur vous éclaire sur sa semaine au sein d’une top-tier américaine. Il vous raconte comment il a su tirer profit des événements networking pour affiner sa candidature. Enfin, il insiste sur l’état d’esprit à adopter pendant la semaine afin de tirer profit au maximum de cette immersion, et, dans le meilleur des cas, rentrer à Paris avec une offre de Summer Internship !

 

Quel est ton profil ?

Etudiant à l’ENSAE, j’étais en deuxième année lorsque j’ai postulé aux Springs. J’avais auparavant réalisé un stage de trois mois dans une institution publique, mais je n’avais pas d’expérience préalable en finance. D’où l’importance des activités extrascolaires et des hobbies, qui sont réellement valorisés par les recruteurs. J’ai ainsi pu mettre en avant mon expérience en Junior Entreprise et mon engagement sportif. Avant de candidater, il est important de travailler sur ces aspects, qui sont déterminants pour les entretiens.

Comment s’est déroulé le processus de recrutement ?

J’ai postulé mi-octobre, après avoir participé à la soirée de networking organisée dans les bureaux de Paris. Cela m’a permis d’échanger avec des opérationnels français, ainsi que des RH britanniques présentes, et donc d’adapter ma candidature en conséquence.  La suite du process s’est décomposée en deux entretiens téléphoniques, chacun avec un opérationnel et durant une trentaine de minutes. Le premier, début décembre, était tout à fait classique : questions de fit sur mon parcours et mes projets, sur ma connaissance de la banque, et enfin un échange rapide sur des grands thèmes d’actualité. Le second entretien, que j’ai passé deux semaines plus tard, était plus atypique. Il était dédié à la résolution d’une étude de cas, orientée business et actualité, pas du tout technique. J’ai reçu l’offre début janvier.

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Quels étaient les profils des autres Springs Interns et qu’en était-il de la compétition ?

Le programme s’est déroulé sur cinq jours, avec le choix de deux sessions différentes. Nous étions 34 étudiants durant la première session du programme. Il y avait une grande majorité de britanniques, venus des plus grandes universités, avec, par ailleurs, quatre français (HEC, EDHEC), plusieurs espagnols, allemands, et d’autres nationalités. La plupart des étudiants avait tout de même un background en économie ou en finance, à l’exception de quelques britanniques qui suivaient un parcours en philosophie ou en histoire. Il y avait une bonne ambiance entre les Spring Interns, et nous nous côtoyions d’ailleurs tous après chaque journée. Je n’ai pas ressenti de véritable compétition entre nous, malgré la pression perceptible et les ambitions de chacun. Il est important, je pense, de garder une attitude naturelle et de ne pas chercher à se démarquer à tout prix : l’ouverture d’esprit, la volonté d’apprendre et l’intérêt pour le secteur feront la différence à la fin de la semaine.

Comment était organisé le Spring ?

Les deux premiers jours du Spring sont généralistes : des séances de questions-réponses avec des opérationnels et des case studies en groupe étaient organisés pour découvrir chacune des grandes divisions de la banque. L’essentiel est de toujours se montrer curieux et passionné, les RH étant constamment présentes pour nous évaluer. Les trois jours suivants étaient dédiés à une division spécifique, selon les vœux de chacun. Nous étions 17 personnes affectées à la division IBD. Nous avons ainsi suivi des présentations de la plupart des groupes de Coverage sectoriel (Technology, Industrials, Healthcare, FIG…) ainsi que de certaines équipes en ECM et DCM. Ces présentations étaient complétées de sessions de work shadowing avec des opérationnels, qui permettaient de découvrir plus en détail les tâches quotidiennes de chaque équipe. En somme, les journées n’étaient pas particulièrement longues – de 8h à 17h en général – mais intenses et particulièrement instructives. La semaine fut ponctuée d’un diner très sympa avec tous les Spring Interns, des opérationnels et des RH.

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Peux-tu nous en dire plus sur ton Assessment Center ?

Les épreuves de l’Assessment Center – habituellement regroupées sur une journée – étaient ici réparties sur les trois derniers jours de la semaine. Les présentations et sessions de work shadowing étaient donc entrecoupées de plusieurs entretiens et études de cas, seul ou en groupe. Tous les étudiants ont passé ces épreuves, sans sélection préalable. Une grande partie des entretiens était encore dédiée au fit, tandis que les études de cas ainsi que les questions techniques étaient tout à fait abordables avec les éléments étudiés lors de la formation Alumneye. En IBD, environ 20% des Spring interns ont reçu une offre de Summer dans les semaines qui ont suivi le programme.

Que retiens-tu du Spring ?

Cette semaine a été une excellente expérience. Tout d’abord, c’était évidemment une occasion unique de pouvoir rencontrer et échanger avec des opérationnels de tous grades, qui avaient de commun l’envie de partager leur expérience et leur quotidien. Je garde un très bon souvenir des sessions de work shadowing et des études de cas réalisées avec des opérationnels tout au long de la semaine. Un Spring est également un moyen de découvrir l’environnement et l’ambiance qui règne au sein de la banque et plus globalement à Londres. Cela permet de démystifier l’idée que l’on peut se faire de l’environnement ou des conditions de travail. Enfin, participer à un tel programme donne la possibilité d’en apprendre davantage sur la banque, son positionnement et sa structure. C’est une opportunité unique de faire un premier pas dans cet univers exigeant, avant, peut-être, d’y entrer de plein pied. Tout ceci nécessite évidemment une préparation importante à fournir en amont, en particulier lors des candidatures, mais qui avec la volonté et la curiosité nécessaires, aura toutes les chances de s’avérer payante à l’issue de la semaine de Spring.

 

Merci à lui pour ce témoignage !


Comment Goldman Sachs recrutait ses Analystes en 1985

Goldman Sachs a toujours été une marque extrêmement forte dans l'imaginaire des candidats.
Cette réputation s'est construite sur la durée, grâce à une marque employeur parfaitement maîtrisée.

En 1985, Goldman Sachs publiait une vidéo de recrutement à propos de sa division Fixed Income.

Les plus attentifs apercevront John Corzine, ancien CEO de Goldman Sachs, à 7mn30

 

http://www.youtube.com/watch?v=zYIwdcEMUr0

 

A noter : la musique, exceptionnelle.


Etudiant à l'IESEG, il décroche une offre dans une américaine

La question des « target schools » est récurrente chez les étudiants qui envisagent de postuler en banque d’investissement en M&A, Trading… Si le passage des screenings se fait beaucoup plus aisément lorsqu’on étudie dans ce type d’écoles, leur brand name ne fait pas tout. Pour décrocher un Spring, la voie n’est pas toute tracée et l’inventivité paye car on ne le répètera jamais assez : le networking est essentiel. Que vous postuliez en Spring, en Off-cycle ou en Summer, vous pourrez toujours vous appuyer sur les contacts que vous aurez noués ; en témoigne cet étudiant de l’IESEG qui a réalisé son Spring Internship chez J.P.Morgan.

 

Quel est ton profil ?

Je viens de finir ma première année de Master à l’IESEG et je pars maintenant pour une césure. Lorsque les candidatures pour les Springs ont ouvert, je démarrais mon M1 et j’avais pour seule expérience professionnelle significative un stage en audit de fond de Private Equity chez Deloitte Luxembourg et quelques expériences associatives (Club d’investissement, IESEG Finance, BDS et une association caritative).

Comment s’est déroulé le processus de recrutement ?

Chez J.P.Morgan, le processus de recrutement pour les Springs reste très simple : un screening suivi d’un voire deux entretiens téléphoniques — si l’interviewer n’avait pas réussi à se faire un avis pendant le premier — chacun d’une durée de 30 minutes. J’ai été informé par mail après avoir passé le screening. La banque m’a alors proposé une date et un horaire pour mon phone interview. Le jour J, un Associate m’a appelé, s’est présenté et a commencé à poser les questions de fit basiques travaillées en formation AlumnEye. Dans un second temps, mon interviewer a commencé à me poser des questions plus techniques : différentes méthodes de calcul du beta, comment peut-on évaluer une action — savoir s’il faut acheter ou vendre — et comment était-il possible de « pitcher » une action… Le retour se fait alors sous une voire deux semaines.

Le networking a t-il été fondamental dans ta recherche

Complètement. Je venais d’une école « non target », voire inconnue par la plupart des banques. Décrocher un Spring paraissait perdu d’avance, car passer le screening relevait presque de l’impossible. Pour autant, je ne me suis pas avoué vaincu et me suis raccroché au networking. Pendant la Summer Session AlumnEye à laquelle j’ai participé l’été dernier, j’ai particulièrement apprécié le module « Recruiting Process & Networking » : il m’a permis d’avoir une méthodologie et surtout de savoir par où commencer dans ma démarche. Je me suis plus qu’inspiré des anecdotes de candidats que l’on nous a rapportées pour faire mes recherches et contacter les banquiers dans la plupart des banques londoniennes, ce qui a fini par payer.

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Quels étaient les profils des Springs Interns et comment était l’ambiance ?

Nous étions 114 au total, répartis dans 3 divisions : 50 en Financial Markets, 50 en IBD & Risks et 14 en Asset Management. Ils étaient anglais pour la plupart, étudiants à LSE, Oxford, UCL ou encore Warwick. Si leurs domaines d’études variaient énormément, l’ingénierie, les langues ou bien sûr l’économie revenait régulièrement. Nous n’étions que 8 étudiants provenant d’écoles françaises : 3 HEC, 1 ESSEC, 1 ESCP, 1 EDHEC et 1 EM Lyon. Le premier jour, l’on pouvait palper une once de compétition chez certains étudiants, mais cette année, J.P.Morgan a décidé de ne pas faire d’Assessment Center à la fin de la semaine. Ils ont préféré convoquer la plupart des Interns pour le premier AC de septembre. Selon moi, cette stratégie a permis de calmer les tensions car elle changeait la façon d’appréhender la semaine. De façon générale les relations étaient de fait plus naturelles et moins forcées, ce qui a permis d’instaurer un climat de coopération, plus que de compétition.

Comment était structuré le Spring ?

Il était décomposé en 7 parties, réparties de façon homogène sur la semaine :

  • Les « social events ». Il y en avait deux et consistaient à réunir tous les Spring Interns, le soir, autour d’un verre. Ces événements se sont avérés très utiles puisqu’ils permettaient d’agrandir notre réseau, de faire d’excellentes rencontres dans un cadre informel.
  • Les « Afternoon tea – Networking ». Idem, nous en avons eu deux. Il s’agissait de pauses d’environ 40 minutes au milieu de l’après-midi, nous permettant de networker avec des banquiers juniors et seniors.
  • Les « introduction to X ». Ce sont des présentations des différentes divisions de la banque d’investissement : ECM, DCM, M&A, Leveraged Finance, Global Treasury Management…
  • J.P.Morgan Deal Overview. Deux Vice Presidents sont venus présenter un deal en exécution, de A à Z. Cette intervention était particulièrement intéressante parce qu’ils ont pu vraiment aller dans les détails et raconter quelques anecdotes sur le deal.
  • Fitch Learning. 4 sessions pour nous aider à améliorer nos compétences en présentation, networking, et même apprendre à lire efficacement le Financial Times !
  • Group project. Tous les jours, un créneau de 1 à 2 heures était bloqué pour nous permettre de travailler sur notre projet de groupe qui courait sur toute la semaine. La présentation finale se tenait le vendredi matin devant les Managing Directors de chacune des divisions présentées durant la semaine.
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Que recommanderais-tu à de futurs candidats ?

Il ne faut pas hésiter à postuler pour les Springs. Ce stage vous apportera vraiment beaucoup de choses qui seront plus qu’utiles pour la suite telles que :

  • Rencontrer d’autres étudiants tous aussi brillants les uns que les autres
  • Élargir son réseau
  • Mettre un pied dans la banque d’investissement
  • Avoir une première expérience en finance sur son CV, avec un brand name fort
  • Justifier son attrait pour la banque d’investissement. Et j’appuie vraiment sur ce point, car pour les recherches de stage, avoir fait un Spring confère une certaine légitimité ; il est alors plus facile de justifier son intérêt pour l’IBD.

Enfin, ne négligez pas l’importance du réseau. Même si vous venez d’une école prestigieuse, networker avant le Spring, pendant le processus de recrutement, vous permet d’accroître vos chances d’être sélectionné. Aussi, si vous êtes sélectionné, vous allez pouvoir rencontrer ces nouvelles connaissances que vous aviez contactées durant le Spring. Ils vous présenteront peut-être à d’autres collègues et amis qui nourriront davantage votre réseau. Ainsi, ce sont de multiples opportunités qui s’offriront à vous et constitueront autant d’éléments pour faire la différence lorsque vous postulerez en Summer Internship.

Quels ont été les éléments déterminants dans l’obtention de ton offre ?

Premièrement, comme je l’ai déjà expliqué, le network. Si j’ai réussi à décrocher des entretiens, c’est parce que j’avais la méthodologie adéquate et que je l’ai suivie à la lettre. Aussi, j’ai de la chance, je sais que je souhaite travailler dans la Finance depuis que j’ai 13 ans. Depuis, j’ai eu l’occasion de me construire un CV, même si les expériences restent simples : j’ai créé mon club d’investissement quand j’avais 16 ans, j’ai pu intégrer l’association Finance dès ma première année d’école, etc., etc. Tout ça pour dire que, le plus important lorsque l’on postule pour un Spring, c’est de montrer que vous êtes attiré par ce milieu, que vous êtes passionné et que vous avez vraiment envie de découvrir ce qu’est la banque d’investissement. Normalement, les recruteurs n’attendent pas de vous d’avoir énormément de connaissances techniques. Par contre, ils veulent que vous leur montriez que vous en voulez, et pour de bonnes raisons. Et il ne suffit pas de le dire, il faut pouvoir le montrer. J’ai pu le faire, et je pense que c’est aussi un élément clé dans l’obtention de mon offre.

 

Merci à lui pour ce témoignage !