Entretien en M&A : les questions techniques fréquentes

L’entretien M&A se caractérise par une exigence technique très forte. La technicité financière exigée en entretien M&A s’organise autour de plusieurs grands sujets : analyse financière, valorisation, consolidation, LBO

 

Entretien M&A : questions techniques d’Analyse Financière

 

1 – Mon chiffre d’affaires a baissé de 30%, est-ce une mauvaise nouvelle ? 

Cela dépend ! A périmètre constant, une diminution de 30% du chiffre d’affaires peut apparaître comme une mauvaise nouvelle : en effet, l’activité a, a priori, fortement baissé. Cependant, il faut pouvoir investiguer afin de comprendre cette baisse. Il est possible, par exemple, que l’entreprise ait cédé une activité peu profitable (voire déficitaire), afin de se concentrer sur son activité principale, et maintenir un niveau élevé de marge. Dans ce cas, la baisse de 30% du chiffre d’affaires s’explique parfaitement et ne peut être considérée comme un mauvais signal, mais plutôt comme une réorientation stratégique salvatrice.

 

2 – Quel est l’impact de +10 d’amortissements sur les 3 états financiers, en considérant un taux d’IS de 40% ?

  • Au compte de résultat : +10 d’amortissements diminuera le résultat imposable de 10, et permettra donc une réduction d’IS de 4. Dès lors, le résultat net diminuera de 6.
  • Au tableau de flux de trésorerie : l’écriture des +10 d’amortissements n’a pas d’impact direct sur le cash, néanmoins l’économie d’impôts constatée au compte de résultat permettra un gain en cash de +4 sur le flux de trésorerie d’exploitation.
  • Au bilan : à l’actif d’une part, on observera -10 dans les immobilisations nettes du fait de l’amortissement constaté. De plus, les disponibilités augmenteront de 4 du fait de l’économie d’impôts. L’impact total à l’actif est, dès lors, de -6. Au passif, le résultat net (calculé dans le compte de résultat) est de -6. Ce qui équilibre notre opération.

LA4Lire aussi : Pourquoi le M&A ? les 5 raisons qui en font la voie royale de la banque d’affaires

 

Entretien M&A : questions techniques sur la Valorisation

 

3 – Considérons deux entreprises totalement similaires, sauf que l’une est cotée en bourse, et l’autre non. Laquelle des deux aura la valorisation la plus grande ?

Selon toute vraisemblance, la société cotée aura la valorisation la plus élevée, étant donné qu’elle bénéficie d’une prime à la liquidité. En effet, un acheteur sera toujours prêt à payer plus cher une action (ou plus généralement un actif) qu’il peut facilement revendre.

 

4 – Vrai ou faux, la méthode DCF nous indique toujours la Valeur d’Entreprise ?

Faux. En effet, cela dépendra du type de Free Cash Flow que l’on utilisera. Un DCF par les FCFF (Free Cash Flows to the Firm) renverra une Valeur d’entreprise, lorsque le DCF par les FCFE (Free Cash Flows to Equity) donnera la valeur des actions.

 

5 – Comment calcule-t-on le Free Cash Flow to the Firm (FCFF) ?

FCFF = EBIT * (1 – Taux d’IS) + Amortissements – Investissements – Variation de BFR

Le FCFF permet donc de calculer le cash généré sur une période donnée (généralement 1 an) et disponible à tous les apporteurs de fonds, aussi bien les prêteurs en dette financière que les investisseurs en capital. Très concrètement, ce cash disponible est l’association de deux choses : la quantité de cash généré par l’activité courante (EBIT * (1 – Taux d’IS) + Amortissements) moins les besoins de financement de son développement (– Investissements – Variation de BFR).

 

6 – Considérons deux entreprises A et B. Le Price / Earnings ratio de A est de 14, celui de B est de 9. A acquiert B avec une offre 100% en actions. L’opération est-elle relutive (augmentation pour A de son EPS – Earnings per share) ou dilutive (diminution pour A de son EPS) ?

Vous n’avez pas les EPS des sociétés A et B, et pourtant on vous demande de savoir si celui de A a augmenté ou diminué. Pas de panique, une technique simple permet de répondre à cette question. En effet, lorsqu’un deal est réalisé 100% en actions (ici, A émet des actions nouvelles qu’elle va distribuer aux actionnaires de B, pour pouvoir racheter B), il suffit de comparer les P/E ratios des deux entités, avec la règle suivante :

  • A acquiert B  (deal 100% actions)
    • Si P/E(A) > P/E(B) –> l’opération est relutive
    • Si P/E(A) < P/E(B) –> l’opération est dilutive

Explication : dans le cas dilutif (P/E(A) < P/E(B)), l’entreprise qui acquiert (A) devra « payer plus » pour chaque euro de bénéfice de B que ce que le marché « price » pour un euro de bénéfice de A. Pour parler plus approximativement, on dira que l’action de B est « moins chère » que l’action de A.

Entretien M&A : questions techniques sur la Consolidation

7 – Donnez la définition des Intérêts Minoritaires.

Les Intérêts Minoritaires représentent les actionnaires minoritaires des filiales qu’un groupe détient majoritairement. Exemple : Une entreprise A détient 80% d’une entreprise B. C détient les 20% restants. Dans les comptes consolidés de A, C représentera donc les intérêts minoritaires. Attention : beaucoup d’étudiants pensent souvent, à tort, que les intérêts minoritaires sont les participations minoritaires du groupe. Ce qui n’est absolument pas le cas selon la définition ci-dessus.

 

8 – Donnez la définition des Associates.

Les Associates (ou Sociétés mises en équivalence en français) sont le pendant parfait des intérêts minoritaires. Il s’agit des sociétés dont on détient une participation minoritaire offrant une « influence notable » dans une entreprise. En reprenant l’exemple précédent : Lorsque C établira ses comptes consolidés, il inscrira sa participation dans B (de 20%) comme « Société mise en équivalence ».

LA4Lire aussi : Question d’entretien: comment se déroule une transaction en M&A ?

 

Entretien M&A : questions techniques sur le LBO

9 – Quel est le rendement généralement espéré par un fonds de LBO ?

En général, on dit qu’un fonds de LBO espère, pour une opération, un rendement de minimum 20%. Dans les faits, celui-ci tentera de maximiser ce rendement afin qu’il soit supérieur à cela. Mais aussi, le contexte économique global (récession, taux bas, etc.) peut amener certains fonds à repenser leurs objectifs.

 

10 – Pourquoi un fonds de LBO va lever une dette financière significative pour financer ses acquisitions ?

L’objectif principal d’un recours massif à la dette financière est de réduire la part d’investissement propre (en Equity) du fonds, ceci afin de maximiser ton TRI (taux de rendement interne). En général, lorsqu’un investissement est rentable, plus on fait appel à de la dette financière, plus le rendement sera élevé.

 

11 – Paper LBO : calculer le rendement d’une opération LBO

Vous achetez une entreprise de distribution pour un multiple de 5,0x. Vous financez cette acquisition à hauteur de 40% de dette financière, et 60% d’Equity. Le coût de la dette est de 10%. L’entreprise prévoit cette année de réaliser 100M€ de chiffre d’affaires, avec une marge d’EBITDA de 40%.

Le chiffre d’affaires prévisionnel devrait croître de 50M€ chaque année, et les marges resteront stables.

Le BFR, lui, est stable chaque année. Les investissements représentent 20% du chiffre d’affaires. Les amortissements sont de 20M€ par an. Le taux d’IS est de 40%. Vous souhaitez réaliser votre sortie dans 5 ans.

En considérant toutes ces informations, pensez-vous que cette opération soit un bon investissement ?

Lorsqu’un fonds de PE annonce une acquisition à multiple de 5,0x, il est implicite qu’il s’agit du multiple « d’EBITDA forward » : On prend comme référence l’EBITDA de l’année N+1. Ici, en N+1, le chiffre d’affaires attendu est de 150M€, l’EBITDA N+1 sera donc de 60M€ (40% de 150M€).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le prix d’acquisition est de 60 x 5,0 = 300M€. La structure d’investissement étant de 40% en dette et 60% en Equity, vous avez levé 120M€ de dette financière, pour un investissement en capital de 180M€. Il vous faut à présent calculer les Free Cash Flows de chaque année à venir (cf tableau ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On considère que les Free Cash Flows accumulés (ici 45M€) chaque année serviront à rembourser la dette financière. Sauf indication contraire, nous supposerons par ailleurs que le multiple de sortie est le même que le multiple d’entrée, soit 5,0x l’EBITDA. Il s’agit ici d’une hypothèse conservatrice et communément admise par les équipes de fonds LBO, on parle alors de raisonnement à « isomultiples ». Calculons donc la sortie :

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon les hypothèses retenues, cette opération de LBO permet de réaliser un IRR de 28%, et un multiple d’environ 3,5x (par multiple ici on entend le ratio Equity Value de sortie / Equity Value d’entrée). Il s’agit donc d’un bon investissement !

 

Et c’est tout ? 

Il existe des centaines de questions potentielles pour un entretien en M&A. Voici 15 questions supplémentaires, pour vous entraîner :

  • Comment calculer l’Entreprise Value (Valeur d’Entreprise) d’une société ? (le Bridge)
  • Qu’est-ce qui est le moins cher, la dette financière ou le capital ?
  • Deux entreprises sont exactement similaires, sauf que l’une est endettée, et l’autre non. Laquelle des deux aura le WACC le plus élevé ?
  • Comment calcule-t-on le Beta ? Que signifie-t-il ?
  • Classer ces entreprises, de celle qui a selon vous le Beta le moins élevé à celle qui a le Beta le plus élevé : Peugeot, EDF, Samsung, Total
  • Dérouler un DCF avec un Levered FCF.
  • Pourquoi est-ce qu’on soustrait le cash dans le calcul de la Valeur d’Entreprise ?
  • Quelle méthode de valorisation donne la valeur la plus élevée ?
  • Une entreprise vaut 100M€, et procède à une levée de fonds de 10M€. Quelle est sa nouvelle valeur d’entreprise ?
  • Quels sont les drivers de la réussite d’une opération LBO ?
  • Connais-tu les différents types de dettes utilisées dans un LBO ?
  • Quels sont les multiples de valorisation les plus souvent regardés ?
  • Connais-tu d’autres multiples intéressants ?
  • Comment tu valoriserais une entreprise non cotée ?
  • J’ai beaucoup de cash dans mon bilan. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

 

En conclusion l’entretien M&A exige une grande maîtrise technique doublée d’une prise de recul indispensable. Inutile de connaître la formule du DCF si l’on n’est pas capable d’expliquer intuitivement ce qu’est un EBITDA.

 

 


Quick advice for your Summer Internship

Starting your Summer Internship?

Here are a few tips I learnt from coaching over 2000 candidates

1. Attitude. This is worth 100 times every other advice. Be positive. Embrace feedbacks and quickly use them to improve. Ask for work, help your co-interns.

2. Proofread every document you produce. Being a "good" summer intern vs a "bad" one is often times a function of how many small mistakes you do. Print everything, read it 2 or 3 times and then only send it to your boss.

3. Go the extra mile. Always try to add value, even when you perform grunt work. When compiling data, highlight key insights. When drafting slides, suggest an executive summary.

4. Network. Knowing people inside the bank will be decisive to get a returning offer. Indeed, if your team cannot hire you because they don't have a headcount, you will need another team to sponsor you. Don't wait until the end of the Summer, it will be too late.

5. Realise your are constantly evaluated. The Summer Internship is a 10-week interview. Every interaction do matter: lunches, drinks, conferences, projects and trainings.

The last one is more personal: don't be a stupid wannabe-shark. No one will hire you. And if you do get hired, you won't get respect from your team.

Good luck !


"Les tips qui m’ont permis de décrocher un Summer Internship..."

Elève de dernière année à l’école d’ingénieur CentraleSupelec, une étudiante nous explique comment elle a réussi à faire de son background scientifique un atout pour les process de recrutement en finance. Elle revient également sur la stratégie qu’elle a adoptée pour obtenir le Summer Internship dont elle rêvait dans une américaine. 

 

Peux-tu nous présenter ton parcours ? 

J’ai obtenu un bac S dans un lycée à Clermont-Ferrand, puis j’ai effectué une classe préparatoire Mathsup/Mathspé en région parisienne. À la suite de cela, j’ai intégré l’école d’ingénieur CentraleSupelec, où je me suis beaucoup investie dans la vie associative. On y trouve beaucoup d’occasions de s’épanouir, d’apprendre à gérer des projets et ces expériences m’ont permis de mûrir.

 

Tu as effectué des stages à la BNP CIB : qu’en as-tu tiré ?

Mon premier stage de césure s’est déroulé chez BNP Cash Management. J’étais assistante de Gestion de Projet sur l’ouverture de comptes pour les entreprises. Ce fut une opportunité de découvrir de nombreux acteurs de la banque : commerciaux, juridiques, informatiques, gestionnaires des risques, etc. Les projets concernaient des milliers d’entreprises dans toute l’Europe. J’ai beaucoup appris sur l’organisation de la banque en général et le travail dans un contexte international.

J’ai ensuite effectué un stage au sein d’une équipe de trading de BNP Paribas dont la mission était de travailler sur un ensemble de produits dérivés. C’était une petite équipe chaleureuse et accueillante. La salle de marché est un environnement qui demande beaucoup de concentration car la moindre erreur peut être fatale. Mais on ne s’y ennuie jamais et on travaille avec des personnes vraiment très intéressantes. C’est une expérience qui ne m’a pas déçue.

 

Comment t’es venue l’idée de travailler en finance de marché ? 

L’idée m’est venue en première année d’école d’ingénieur lors de rencontres avec le club Finance et Consulting de mon école. Ils mettent à disposition des élèves de nombreux documents qui aident à découvrir les métiers de la finance. Grâce à eux j’ai réalisé que la salle de marché pouvait concilier mes deux centres d’intérêt : les mathématiques appliquées et l’actualité politique et économique. A l’époque, ma culture financière était tellement médiocre que je n’avais pas été acceptée au sein du club mais je ne me suis pas démotivée pour autant. Je ne le regrette pas.

 

Quelles sont les difficultés que tu as dû surmonter pendant tes différents stages ? 

Lorsque l’on n’étudie pas dans une école de commerce ou lorsque l’on ne prépare pas un master en finance réputé, on se sent moins « armé ». C’est une importante source de stress. Chaque salle de marché à Paris comme à Londres a ses « target schools ». Quand on sympathise avec les candidats, on réalise vite qu’ils viennent en majorité des mêmes écoles. Il ne faut pas se laisser décourager par ce constat.

LA4Lire aussi : Etudiant en école post-bac, il décroche un summer chez Barclays

 

Quels ont été les moments forts des différents processus auxquels tu as pu participer ? 

J’ai participé à trois assessment centers à Londres. C’est stressant car on a l’impression que chaque minute de la journée compte mais ces expériences n’en sont que plus enrichissantes. On rencontre des personnes intéressantes dans un cadre très stimulant. Cela ressemble un peu à la télé réalité : les candidats sont sympas, on est bien accueillis, il y a même des moments assez drôles et conviviaux, mais on sait tous qu’à la fin, il n’en restera même pas la moitié.

 

Il existe des évènements de networking organisés par les banques spécifiquement pour les femmes et/ou les ingénieurs. As-tu eu l’occasion de participer à l’un d’eux ?

Au cours de la formation AlumnEye, on nous prépare aux évènements de Networking organisés par les différentes banques. C’est en suivant leurs conseils que je me suis inscrite aux événements destinés aux femmes s’intéressant à la finance de marché. Pour être précise, j’ai même postulé à tous les événements pour femmes ou ingénieurs d’une dizaine de banques différentes car je ne voulais pas rater d’opportunités.

Je me souviens d’un événement appelé « Women who trade » au cours duquel une femme appartenant à une équipe de structuring nous racontait sa carrière. Elle nous conseillait de ne rien lâcher car elle avait réussi à devenir Executive Director tout en élevant deux enfants ! Ces événements sont très motivants car nous y rencontrons d’autres candidates mais également des femmes qui se trouvaient à notre place quelques années auparavant et qui ont réussi à atteindre les objectifs que nous nous fixons.

LA4Lire aussi : Conseils Summer Internship et Offcycle : 8 clés pour décrocher son offre

 

En quoi ces évènements t’ont-ils aidée ?

Au cours de ces événements, j’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont donné de précieux conseils pour bien préparer mes process. Les professionnels qui participent à ces évènements se sont trouvés quelques années en arrière dans la même posture que nous, et c’est pourquoi ils comprennent nos difficultés. J’ai même assisté à un entretien blanc improvisé au milieu d’un cocktail.

 

Tu as décroché un Summer Internship en Sales & Trading. Peux-tu nous en dire plus ?

J’ai postulé aux Summer Internships dans une dizaine de banques via leurs plateformes internet respectives. J’ai suivi à la lettre les conseils d’AlumnEye en ce qui concerne CV et lettre de motivation. Au bout de quelques semaines, j’ai été contactée pour planifier les premiers entretiens téléphoniques. À partir de là, tout s’est passé très vite : 1er entretien téléphonique, 2ème entretien téléphonique et enfin assessment center dans les bureaux de la banque à Canary Wharf. Il faut rester concentré jusqu’à la dernière ligne droite !

A ce titre, la formation AlumnEye m’a permis de préparer mes process de recrutement de façon méthodique. Les process ont de nombreuses étapes et les banques attendent des candidats rigoureux et bien préparés. AlumnEye nous explique de A à Z quelles sont les différentes étapes et comment les aborder. De plus, AlumnEye permet de rencontrer d’autres candidats, on peut réviser en groupe, s’échanger des astuces et aller ensemble aux événements de Networking.

J’ai finalement été frappée par la diversité des profils et des origines des candidats. Je pense que c’est une grande spécificité des banques anglo-saxonnes.

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En quoi ton background d’ingénieur t’a-t-il été utile pour tes process ou tes stages ? 

Pendant mon stage au sein d’une équipe de trading, j’ai dû m’approprier très vite les différents logiciels des traders (il y en a beaucoup). Je pense que mes études d’ingénieurs m’ont aidée à être rapide et efficace dans ces tâches.

Par la suite, les traders m’ont demandé des programmes VBA pour les aider dans leurs tâches quotidiennes. C’est le genre de choses que tout ingénieur qui a suivi des cours d’algorithmique peut faire assez facilement.

 

Certaines filles pensent que la finance est un métier très masculin, es-tu d’accord avec ça ? 

Il y a quelques métiers de la finance où l’on rencontre encore peu de femmes, c’est vrai ! Mais cela ne veut pas dire que ces métiers ne sont pas faits pour nous ! Je me souviens d’une trader de produits exotiques chez BNP Paribas. Elle était tout à fait souriante et féminine mais c’était probablement l’une des personnes les plus dynamiques et rigoureuses de toute cette salle de marché.

 

 

Comment fait-on pour s’imposer dans des équipes où les gens ont des égos parfois surdimensionnés ?

Je pense que l’important est de connaître ses atouts, ses faiblesses et de jouer là-dessus.

Je ne pense pas correspondre au stéréotype du « requin » mais je joue sur d’autres traits de caractère. J’aime rire, parler d’actualité, je suis toujours prête à filer un coup de main. Dans la salle de marchés, les gens ont apprécié cela et c’est ainsi que j’ai trouvé ma place.

 

Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui se retrouvent aujourd’hui dans la même situation que toi il y a un an ?

Je leur conseillerais de chercher à faire un maximum de rencontres avec des professionnels du métier et de profiter de ces occasions pour poser un tas de questions. C’est le meilleur moyen d’acquérir une bonne compréhension du milieu de la finance de marché et c’est ce que les recruteurs apprécient !

 


Etudiant en école post-bac, il décroche un Summer chez Barclays

Issu d’une école de commerce post-bac, Thomas est actuellement en année de césure. Cet été, il aura la chance de participer au Summer Internship de Barclays en Investment Banking. Comment cet étudiant d’une école « non-target » a-t-il réussi à obtenir cette offre ? Dans cette interview, il vous raconte ses process, mais surtout ce qui, selon lui, a fait la différence.

Bonne lecture !

 

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Thomas, je suis étudiant dans une école de commerce post-bac et je suis actuellement en année de césure. Avant de commencer mes études supérieures, et parallèlement au lycée, j’étais footballeur professionnel. J’étais au centre de formation d’une équipe de Ligue 2 et je faisais partie de l’équipe nationale des U19. Après le Baccalauréat, je me suis dirigé un peu par hasard vers une école de commerce post-bac et c’est lors de ma 2ème année que j’ai décidé de m’orienter vers la finance. J’avais de très bons résultats, ce qui m’a donné la possibilité de faire un échange universitaire à Warwick, au Royaume-Uni. C’était très intéressant, car il y avait beaucoup d’événements de networking et c’est à ce moment que j’ai commencé à réellement m’intéresser aux Summers. Actuellement en césure, j’ai eu l’opportunité de faire un stage chez Air Liquide en trésorerie avant de devenir stagiaire en M&A dans une top boutique parisienne. J’ai commencé à candidater aux Springs et Summers assez tôt, notamment dans les Américaines (j’étais en process chez Morgan Stanley), avant de décrocher finalement une offre de Summer chez Barclays.

 

Peux-tu nous parler de ton process chez Morgan Stanley ?

Morgan Stanley a été une petite expérience très enrichissante. J’ai participé à un évènement qui m’a permis d’intégrer le processus de recrutement du Summer Program 2018, mais malheureusement je ne suis pas allé au bout. Cela dit, ce fut pour moi un très bel entraînement pour mes entretiens chez Barclays.

 

Air Liquide, M&A, Morgan Stanley, Barclays… Comment expliques-tu cette réussite qui peut sembler un peu surprenante ?

Je pense que Warwick m’a bien aidé pour décrocher mon Summer Internship, notamment parce que l’école était beaucoup plus target que la mienne, apportant ainsi plus de crédibilité à mon CV. Il y avait énormément d’évènements networking, ce qui m’a permis de rencontrer des professionnels, d’en savoir plus sur les métiers, sur les process, et de me créer un réseau. Aussi, mon passé de sportif de haut niveau suscite souvent la curiosité et la sympathie des personnes avec qui je discute, aussi bien les garçons que les filles pour le coup. Tous ces éléments me permettent d’accroître mes chances de temps en temps. Je reçois également beaucoup de refus, mais c’est le jeu !

LA4Lire aussi : HireVue et l’entretien vidéo en banque d’investissement : mode ou futur standard dans le recrutement ?

 

Parlons un peu de ton stage actuel : comment ça se passe en M&A ?

Je dirais que ça se passe bien, enfin j’espère que mon travail est satisfaisant. Les missions sont très variées, j’adore ça. Je travaille sur 6-7 dossiers, tous dans des secteurs différents. Certains concernent des projets et/ou des entreprises basées en France, d’autres en Afrique, d’autres aux USA. Je bosse sur des sujets de M&A, des sujets de financement et refinancement, un dossier en levée de fonds, etc. C’est extrêmement diversifié. Après, ça va tellement vite entre les dossiers que l’on a pas forcément le temps de bien comprendre tous les enjeux, il faut donc profiter du moindre moment de calme pour prendre un peu de recul, prendre le temps de relire des documents, de comprendre 2-3 points, de faire des recherches sur Internet pour obtenir plus d’informations, et surtout pour éviter de poser des questions bêtes aux analystes !

 

Au quotidien, ça donne quoi ?

Les semaines passent très vite et le rythme est soutenu même si ça reste très variable. C’est aussi ça que j’aime. Le travail et les missions arrivent de manière aléatoire et c’est vraiment différent des tâches redondantes que l’on peut faire d’une semaine à l’autre dans d’autres secteurs. Ici, c’est vraiment rare de faire quelque chose de routinier, les seules choses redondantes ce sont les “markets updates” à faire. Bien sûr, il y a une partie du travail qui peut parfois être moins amusante, fastidieuse et intellectuellement inintéressante, mais c’est très rare.  J’ai énormément appris en très peu de temps.

 

L’ambiance est bonne malgré ce rythme soutenu ?

J’apprécie beaucoup l’ambiance. Les analystes sont bienveillants et ça fait toujours plaisir de recevoir des remerciements lorsque l’on rend un travail. On se sent utile et valorisé. Je trouve qu’il y a également beaucoup de confiance. Parfois (je dis bien parfois) on a beaucoup de liberté sur le drafting de slides. Ça fait vraiment plaisir de savoir que notre travail est de qualité, et qu’il va être utile. L’ambiance entre les stagiaires est très bonne. On n’hésite pas à s’entraider, à se partager les tips qui font gagner un temps fou. C’est vraiment différent des clichés que j’ai pu lire sur la finance et le M&A en particulier. Au final, aucun stagiaire ne travaille sur le même dossier qu’un autre, mais ça reste super collaboratif. Pas besoin d’aller en startup pour avoir l’esprit “team work”.

 

Que gardes-tu de tes années foot ?

Quelque part le sport m’a aidé pour l’état d’esprit. Quand j’ai découvert le monde de la finance et notamment le M&A, pour moi, c’était un milieu totalement fermé et inaccessible. À partir de ce moment, c’était un challenge, comme de devenir joueur professionnel. J’ai tout donné pour y accéder. C’était devenu une obsession, j’étais à la recherche de la moindre information, à préparer toutes les questions. C’était un travail long et fastidieux, mais qui a fini par payer. Et comme je l’ai dit juste avant, cela reste un atout pour moi lors des entretiens, j’ai des choses sympas à raconter, on se souvient de moi.

 

Quels ont été, selon toi, les éléments clés pour décrocher ton Summer chez Barclays ?

J’ai réfléchi et construit mon parcours avec des expériences professionnelles en adéquation avec mon objectif de carrière, donc un stage en contrôle financier chez Air Liquide qui était très formateur et après du M&A dans une structure reconnue sont les premiers éléments clés. Le networking m’a également aidé dans la mesure où, par exemple, un alumni de Warwick chez Barclays m’a accompagné tout au long du process et m’a conseillé pour mon CV. Après ça, c’était à moi seul de faire mes preuves, comme n’importe quel candidat lambda. Mais ce qui m’a réellement aidé à décrocher cette offre, c’était le travail effectué en amont. J’avais la volonté de réussir et de décrocher un Summer et j’ai cherché tout ce qui pouvait m’aider à y arriver.

 

Comment as-tu fait pour te préparer au processus de recrutement ?

La première étape, c’était la formation AlumnEye. Je l’ai trouvé très enrichissante et elle m’a donné toutes les clés pour réussir. Ensuite, j’ai contacté quelques alumni de Warwick afin de pouvoir être en contact avec au moins un banquier par banque, et qu’ils puissent m’épauler tout au long du process de recrutement. Puis j’ai préparé toutes les questions basiques auxquelles il faut s’attendre et toutes les questions techniques plus précises sur la branche que je visais. Il est important de préparer tout cela avant, car une fois le process de recrutement lancé, on n’a plus le temps de préparer toutes ces questions, ça va très vite. Chez Morgan Stanley, j’ai eu affaire à un process de recrutement très classique. Barclays avait un process un peu différent, car j’ai seulement eu une étude de cas, un test numérique, ainsi que des entretiens plus orientés fit, et enfin l’interview vidéo pour laquelle j’avais préparé toutes les questions auparavant. La seule raison pour laquelle les choses se sont faites presque naturellement, c’est l’entraînement et la préparation que j’avais effectués.

LA4 Lire aussi : Etudiant à l’IESEG, il décroche une offre dans une américaine

 

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui n’est pas dans une école cible ?

Quand tu as un objectif en tête, il ne faut pas le lâcher, il faut devenir obsédé par ça. Tu te dois de chercher le plus d’informations possible, pour cela il faut lire des forums, des blogs, savoir comment présenter son CV, connaître toutes les étapes, faire du networking, et ne rien laisser au hasard. Sois aussi préparé moralement aux refus, car ils seront nombreux au début. Tu seras sûrement démotivé, mais c’est justement à ce moment-là qu’il ne faut pas perdre espoir, et au contraire, redoubler d’efforts, parce que le travail paie toujours ! Courage !

 

Merci à Thomas pour cette interview !


Verbal Reasoning Tests : comment s’y préparer ?


Vous souhaitez vous entraîner sur les tests de raisonnement verbaux ? Consultez les Verbal Reasoning practice tests de JobTestPrep

Avant d’envoyer votre CV pour un stage ou de postuler en ligne à un programme de type Summer Internship ou Graduate, c’est se tirer une balle dans le pied que d’arriver la fleur au fusil. Préparez-vous ! Vous serez très probablement soumis à des tests en ligne, notamment le test de raisonnement verbal, ou verbal reasoning test. De même que les tests numériques en ligne, ce sont les tests les plus communément utilisés par les banques et institutions financières pour écrémer les candidats. L’improvisation n’est pas le talent qui vous sauvera et l’entraînement reste le meilleur moyen d’améliorer ses performances et sa rapidité.

 

Quelques conseils pour s’y préparer

Il existe plusieurs types de tests de « verbal reasoning ». Ces derniers sont voués à tester les compétences des candidats en termes de logique et compréhension. Si l’on peut recourir au bachotage pour les questions de grammaire, seuls la pratique et l’entraînement pourront améliorer vos performances et votre rapidité devant des questions de logique et de compréhension. Il est donc recommandé d’entraîner le cerveau aux questions types et de savoir, lorsque vous candidatez, à quel type de test vous serez confronté afin de s’entraîner en amont et d’être préparé le jour J.

 

Premier réflexe : se renseigner sur l’éditeur de test de votre recruteur

Les recruteurs n’innovent pas beaucoup en termes de verbal reasoning tests et prennent pour source de leurs questions les mêmes bases de données. Ces tests émanent d’éditeurs spécialisés comme Kenexa (PSL), SHL, Talent Q, etc. La plupart des tests de verbal reasoning se ressemblent, mais chaque éditeur de texte utilise un format-type de questions. Renseignez-vous donc sur l’éditeur de test utilisé par le recruteur chez lequel vous avez postulé afin de vous préparer de façon efficace : c’est une information clef et facile à obtenir (elle figure parfois sur le mail d’invitation au test ou en interrogeant un minimum les moteurs de recherche).

Pour vous entraîner, JobTestPrep propose des packs d’entraînement aux verbal reasoning tests spécialement conçus pour chaque éditeur de tests. N’hésitez pas à vous renseigner sur ces packs d’entraînement tests ici :

 

Les questions typiques

Afin de vous préparer au large éventail possible de questions présentes dans les Verbal reasoning tests, nous avons répertorié les principaux types existants :

  • Reasoning test :un texte vous est présenté et les questions portent sur des extraits précis du texte. Une question en rapport avec l’extrait vous est posée avec 3 réponses possibles. Il vous faudra évaluer si la phrase supplémentaire présentée est “Vraie”, “Fausse” ou “Impossible à déterminer” par rapport au texte initial.
  • Verbal comprehension test : comme son nom l’indique, il s’agit de mesurer la capacité de compréhension du candidat. Très fréquemment utilisé, ce test requiert une lecture rapide d’un texte afin d’en tirer les informations principales.
  • Verbal Application : ces tests de raisonnement verbal présentent des phrases partielles à compléter. Toujours sous forme de QCM, il faut choisir l’une des options proposées. Ces tests sont privilégiés pour des postes plus seniors de management.
  • Analogies :ces questions vous testent sur les relations entre différents mots et différentes phrases.
  • Grammar test : assez similaire aux tests d’English proficiency, ce test de grammaire vous demande d’identifier les tournures grammaticales incorrectes parmi un choix proposé.
  • English proficiency test :ce test évalue votre niveau de compréhension de la langue anglaise. Les questions portent sur la compréhension, le vocabulaire, mais aussi l’orthographe.

 

D’autres Verbal Reasoning tests plus atypiques

Il existe d’autres tests d’aptitude basés sur le raisonnement verbal mais qui n’entrent pas dans les catégories mentionnées plus haut. Ces tests différents portent un nom qui leur est propre et peuvent être préparés de façon distincte.

  • Watson Glaser test :répandu chez les recruteurs de cabinets d’avocats, ce test de critical thinking est utilisé par un grand nombre d’entreprises pour sélectionner leurs candidats. Pour en savoir plus, cliquez ici.
  • Logical/Deductive Reasoning tests :ces tests s’apparentent davantage à des tests de logique qu’à d’habituels tests de raisonnement verbal. Il convient lors de ces tests de trouver certaines informations par élimination ou bien par déduction. Pour en savoir plus, cliquez ici. Alors pour réussir, musclez votre cerveau et préparez-vous.

 

Exemple de question tirée d’un Verbal Reasoning Test :

Paragraphe principal :

There is no doubt that vegetarian food can be healthier than a traditional diet – indeed, research has demonstrated that vegetarians are less likely to suffer from heart disease and obesity than those who eat meat. One long-standing concern about a vegetarian lifestyle is the risk of failing to take in enough protein. However, historical calculations as to the amount of protein needed for a healthy lifestyle have recently been shown to overestimate the quantities needed, and if vegetarians select their food carefully they should be able to meet their protein needs.

Question :

A balanced diet is more likely to promote health than any particular food or food group in isolation.

  • True
  • False
  • Cannot Say

 

 


Comment obtenir une offre à Londres en venant d'une école d'ingénieur

Pour clore notre série de témoignages AlumnEye sur les Springs, un ingénieur vous éclaire sur sa semaine au sein d’une top-tier américaine. Il vous raconte comment il a su tirer profit des événements networking pour affiner sa candidature. Enfin, il insiste sur l’état d’esprit à adopter pendant la semaine afin de tirer profit au maximum de cette immersion, et, dans le meilleur des cas, rentrer à Paris avec une offre de Summer Internship !

 

Quel est ton profil ?

Etudiant à l’ENSAE, j’étais en deuxième année lorsque j’ai postulé aux Springs. J’avais auparavant réalisé un stage de trois mois dans une institution publique, mais je n’avais pas d’expérience préalable en finance. D’où l’importance des activités extrascolaires et des hobbies, qui sont réellement valorisés par les recruteurs. J’ai ainsi pu mettre en avant mon expérience en Junior Entreprise et mon engagement sportif. Avant de candidater, il est important de travailler sur ces aspects, qui sont déterminants pour les entretiens.

Comment s’est déroulé le processus de recrutement ?

J’ai postulé mi-octobre, après avoir participé à la soirée de networking organisée dans les bureaux de Paris. Cela m’a permis d’échanger avec des opérationnels français, ainsi que des RH britanniques présentes, et donc d’adapter ma candidature en conséquence.  La suite du process s’est décomposée en deux entretiens téléphoniques, chacun avec un opérationnel et durant une trentaine de minutes. Le premier, début décembre, était tout à fait classique : questions de fit sur mon parcours et mes projets, sur ma connaissance de la banque, et enfin un échange rapide sur des grands thèmes d’actualité. Le second entretien, que j’ai passé deux semaines plus tard, était plus atypique. Il était dédié à la résolution d’une étude de cas, orientée business et actualité, pas du tout technique. J’ai reçu l’offre début janvier.

LA4Lire aussi : Etudiant à l’IESEG, il décroche une offre dans une américaine

 

Quels étaient les profils des autres Springs Interns et qu’en était-il de la compétition ?

Le programme s’est déroulé sur cinq jours, avec le choix de deux sessions différentes. Nous étions 34 étudiants durant la première session du programme. Il y avait une grande majorité de britanniques, venus des plus grandes universités, avec, par ailleurs, quatre français (HEC, EDHEC), plusieurs espagnols, allemands, et d’autres nationalités. La plupart des étudiants avait tout de même un background en économie ou en finance, à l’exception de quelques britanniques qui suivaient un parcours en philosophie ou en histoire. Il y avait une bonne ambiance entre les Spring Interns, et nous nous côtoyions d’ailleurs tous après chaque journée. Je n’ai pas ressenti de véritable compétition entre nous, malgré la pression perceptible et les ambitions de chacun. Il est important, je pense, de garder une attitude naturelle et de ne pas chercher à se démarquer à tout prix : l’ouverture d’esprit, la volonté d’apprendre et l’intérêt pour le secteur feront la différence à la fin de la semaine.

Comment était organisé le Spring ?

Les deux premiers jours du Spring sont généralistes : des séances de questions-réponses avec des opérationnels et des case studies en groupe étaient organisés pour découvrir chacune des grandes divisions de la banque. L’essentiel est de toujours se montrer curieux et passionné, les RH étant constamment présentes pour nous évaluer. Les trois jours suivants étaient dédiés à une division spécifique, selon les vœux de chacun. Nous étions 17 personnes affectées à la division IBD. Nous avons ainsi suivi des présentations de la plupart des groupes de Coverage sectoriel (Technology, Industrials, Healthcare, FIG…) ainsi que de certaines équipes en ECM et DCM. Ces présentations étaient complétées de sessions de work shadowing avec des opérationnels, qui permettaient de découvrir plus en détail les tâches quotidiennes de chaque équipe. En somme, les journées n’étaient pas particulièrement longues – de 8h à 17h en général – mais intenses et particulièrement instructives. La semaine fut ponctuée d’un diner très sympa avec tous les Spring Interns, des opérationnels et des RH.

LA4Lire aussi : Un Summer Internship en poche, un an et demi à l’avance

 

Peux-tu nous en dire plus sur ton Assessment Center ?

Les épreuves de l’Assessment Center – habituellement regroupées sur une journée – étaient ici réparties sur les trois derniers jours de la semaine. Les présentations et sessions de work shadowing étaient donc entrecoupées de plusieurs entretiens et études de cas, seul ou en groupe. Tous les étudiants ont passé ces épreuves, sans sélection préalable. Une grande partie des entretiens était encore dédiée au fit, tandis que les études de cas ainsi que les questions techniques étaient tout à fait abordables avec les éléments étudiés lors de la formation Alumneye. En IBD, environ 20% des Spring interns ont reçu une offre de Summer dans les semaines qui ont suivi le programme.

Que retiens-tu du Spring ?

Cette semaine a été une excellente expérience. Tout d’abord, c’était évidemment une occasion unique de pouvoir rencontrer et échanger avec des opérationnels de tous grades, qui avaient de commun l’envie de partager leur expérience et leur quotidien. Je garde un très bon souvenir des sessions de work shadowing et des études de cas réalisées avec des opérationnels tout au long de la semaine. Un Spring est également un moyen de découvrir l’environnement et l’ambiance qui règne au sein de la banque et plus globalement à Londres. Cela permet de démystifier l’idée que l’on peut se faire de l’environnement ou des conditions de travail. Enfin, participer à un tel programme donne la possibilité d’en apprendre davantage sur la banque, son positionnement et sa structure. C’est une opportunité unique de faire un premier pas dans cet univers exigeant, avant, peut-être, d’y entrer de plein pied. Tout ceci nécessite évidemment une préparation importante à fournir en amont, en particulier lors des candidatures, mais qui avec la volonté et la curiosité nécessaires, aura toutes les chances de s’avérer payante à l’issue de la semaine de Spring.

 

Merci à lui pour ce témoignage !