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Vous visez un poste dans un cabinet de conseil en stratégie ? C’est un long périple qui vous attend…

Les grands acteurs du conseil en stratégie ont la réputation d’être parmi les recruteurs les plus exigeants. Pour intégrer un cabinet, comptez pas moins de cinq étapes : la sélection sur CV ; l’épreuve écrite ou numérique ; trois tours d’entretien mêlant études de cas, rédaction de slides, brainteasers et guesstimates ; pour finir par un entretien final avec un Partner.

 

La sélection sur CV : un premier filtre, sans appel

Ici, le critère principal est l’école d’origine de l’étudiant. Chaque cabinet de conseil en stratégie définit une liste d’écoles cibles. Si le candidat n’est pas issu de l’une de ces écoles, il est immédiatement recalé ! Les cabinets de conseil en stratégie du Top 3 – McKinsey, BCG et Bain – ont une liste composée uniquement des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs les mieux classées ; les autres ont des listes élargies.

Si l’école est un critère nécessaire pour la sélection de votre CV, elle est toutefois loin d’être suffisante. Un CV négligé, même en provenance d’une école cible, vous nuira à coup sûr. En effet, pendant l’entretien le recruteur utilise en grande partie le CV du candidat pour lui poser des questions. Il en va de même de la lettre de motivation. Ces documents sont cruciaux pour poser de bonnes bases pour l’entretien.

 

L’épreuve écrite : vos compétences quanti et analytiques sur le gril

La forme de cette épreuve écrite sur ordi et son contenu varient beaucoup selon les cabinets, avec toujours un objectif commun : tester vos compétences quantitatives – analyse de graphes, données et calculs – ainsi que votre capacité d’analyse de ces résultats.

Vous serez seuls devant l’écran ou la feuille de papier. Pour bien cerner cet exercice, il faut se rendre avant sur le site du cabinet et vérifier la durée, la notation, le matériel autorisé, le type de test, et les conseils de préparation. Chez McKinsey par exemple, le PST (Problem Solving Test) nécessite un entraînement bien particulier, tout comme le BCG Potential Test. Il existe des tests en ligne, comme ce test d’entraînement gratuit développé par AlumnEye, pour vous faire une idée du niveau d’exigence requis.

 

Trois tours d’entretien d’une heure : quand les consultants vous jaugent

Généralement, chaque tour se compose de deux entretiens. Lors d’un entretien type, 15 minutes sont dédiées à une discussion – les “questions de fit” – portant sur vos expériences personnelles, professionnelles et sur vos motivations.
Puis 40 minutes sont consacrées à l’étude de cas. Les 5 dernières minutes clôturent l’entretien et vous permettent de poser vos questions au consultant. Chaque partie est décisive et doit être impérativement préparée.

 

> La partie « fit », souvent négligée par les candidats (à tort !)

Elle comporte des questions comme “Présentez-vous”, “Pourquoi le Conseil en Stratégie ?” ou encore “Quels sont vos principaux défauts ?”. Pour y répondre parfaitement, il faut avoir réfléchi en amont à vos expériences principales, les quantifier avec des chiffres concrets et en faire ressortir vos compétences clés. Le recruteur va chercher dans le contenu, mais aussi dans la forme, la clarté d’expression et la pertinence qui font un bon consultant.

 

> L’étude de cas : l’épreuve reine (et piège) des entretiens

L’étude de cas traite souvent d’un problème auquel est confrontée une entreprise. Ainsi un cas extrêmement classique : “Vous avez été engagé par un producteur de coffrets cadeaux pour évaluer la possibilité d’augmenter la profitabilité de son entreprise”.  Le premier enjeu pour le candidat est de bien cerner la question sans hésiter à demander des précisions. Il s’agit ensuite de proposer une résolution du problème ultra-structurée pour aboutir à une conclusion concise et percutante. L’objectif n’est surtout pas de proposer une solution qui viendrait immédiatement à l’esprit. Il faut d’abord identifier la cause du problème. Pour cela, l’étude de cas se résout de manière interactive avec le recruteur.

Chaque cabinet ajoute une ou plusieurs variantes pendant les entretiens. Le « data dumping » en fait partie, il consiste à demander au candidat d’analyser 300 pages de documents pour répondre à 4 questions en deux heures. Il peut également être demandé de rédiger un résumé de ces 300 pages sous forme de slides, et dans une langue que le candidat dit maîtriser sur son CV.

Un autre exercice très classique qui revient systématiquement est la résolution de guesstimates, exercices d’estimations approximatives avec des informations limitées. Ainsi, un consultant pourra demander au cours de l’entretien d’évaluer le nombre de balles de ping-pong qui rentrent dans un A380. Là c’est la logique et le raisonnement qui importent, plus que le résultat.

 

> La dernière étape est l’entretien avec un Partner

Si vous avez réussi les précédentes étapes, ne reste plus que l’entretien avec l’un des partners du cabinet. C’est l’associé dans les cabinets de conseil – qui prendra la décision finale. Très loin de la technicité des tours précédents, cet entretien est l’occasion pour le candidat de démontrer ses qualités interpersonnelles pour convaincre une dernière fois, au terme d’un véritable parcours du combattant.

 

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