Les métiers et secteurs de la finance : Interviews AlumnEye

Préparation entretien M&A AlumnEye

 

Découvrez les métiers et secteurs de la finance grâce aux interviews des membres du Réseau AlumnEye.

Les métiers de la finance : 

Le métier de Quant en Hedgefund (interview)

Le métier de Trading Cash Equity Emerging Market (interview)

Le métier de Quant en Banque d’Affaires (interview)

Le métier de Sales & Relationship Management (interview d’un Analyste en banque anglo-saxonne)

Les métiers de la Finance de Marché (vidéo)

Les métiers de la Finance d’Entreprise (vidéo)

La Banque Privée (Private Banking) (interview d’un Analyste en banque anglo-saxonne)

La Gestion de Patrimoine (interview d’une Analyste à Paris)

Le Private Equity en Real Estate (interview d’un Analyste dans un fonds majeur américain)

L’Equity Research (interview d’un Analyste en banque anglo-saxonne)

L’Equity Capital Market (interview d’une Analyste en boutique d’élite)

Le Structuring (ou la structuration) (interview d’un structureur en banque anglo-saxonne)

– Deuxième interview d’un Summer Intern en Structuration à Londres (dans une banque française)

Le High Frequency Trading (HFT) ou Trading Haute Fréquence (interview d’un Trader en banque anglo-saxonne)

Le Transaction Services dans un des Big 4 (Deloitte, KPMG, PwC, E&Y)

– Le Sovereign Advisory Group de Lazard

– Venture Capital & Private Equity

 

 

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Qu'est ce que le Sales & Relationship Management ? Interview AlumnEye

Nous avons interviewé pour vous, au sein du Réseau AlumnEye, un  Sales & Relationship Manager. Il nous décrit son métier, son équipe, et son quotidien dans le secteur du Sales & Relationship Management

Peux-tu présenter le métier de Sales & Relationship Manager ? 

AlumnEye finance sales Le métier de Sales & Relationship Manager en banque transactionnelle implique avant tout la gestion d’un portefeuille de clients, environ 30 à 40 par Sales. Ces clients peuvent être des entreprises, des institutions financières (banques ou non banques), ou des institutions publiques (banques centrales, caisses des dépôts..).
Les produits que l’on vend et met en place sont reliés aux flux des transactions bancaires et à leur bonne exécution, ainsi qu’à l’optimisation de la liquidité. Le support des transactions de commerce international (trade finance) fait également partie de ces produits.
Concrètement, on va procéder à l’ouverture de comptes de paiement pour un client, mettre en place des structures qui permettent de rémunérer ces comptes de la meilleure manière possible, ou alors confirmer des crédits documentaires pour assurer des importations en provenance des Etats-Unis.
Mon rôle consiste à être l’interlocuteur principal du client pour toute demande de nouveau service, et pour toute question sur l’utilisation des solutions mises en place. Il consiste également à présenter pro activement nos nouveaux produits aux clients et à atteindre des objectifs de vente.

Quelles étaient tes motivations pour postuler à un poste dans cette équipe ?

Ma principale motivation était d’être dans un rôle qui implique de la relation et du contact quotidien avec des clients, et de travailler sur des appels d’offre avec une portée internationale.

J’étais aussi excité à l’idée d’avoir des objectifs de vente, et de travailler dans un environnement dynamique qui demande de bonnes qualités d’adaptation et des déplacements fréquents.

 

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En quoi consistent tes tâches quotidiennes et celles de ton équipe ? 

Au quotidien, nous prenons les appels de nos clients afin de répondre au mieux à leurs questions et à résoudre certains problèmes. Nous assurons le suivi des opportunités de vente, travaillons sur la mise en place de nouvelles solutions, et rencontrons nos clients en personne.
Un certain nombre de tâches impliquent la rédaction de compte-rendus et la gestion des tâches administratives en interne. Cela peut aller de la mise à jour des données clients (KYC) et de la stratégie clients, divers rapports sur notre activité, et discussions avec les départements risque et crédit pour assurer le soutien de nos clients avec des lignes de crédit.
 

Quels sont les profils typiques des employés de ton équipe ?

AlumnEyeUne grande partie de mes collègues a fait une école de commerce, et a un profil de commercial avec une spécialisation en finance.
Le métier de Sales & RM demande de bonnes connaissances techniques du milieu bancaire, de la réglementation, et des produits bancaires, mais cela demande surtout un grand sens du relationnel et de la vente.

 

LIRE AUSSI

La gestion de patrimoine, qu’est-ce que c’est ?

Interview métier : le Private Banking dans une banque anglo-saxonne

Qu’est-ce que l’Equity Research ?

 

 

Peux-tu nous parler un peu plus en détail des grandes problématiques contemporaines liées à ton métier ?  (régulations, focus stratégique de la banque, gestion des risques…)

Les vagues de régulations aux Etats-Unis et en Europe (Dodd Frank, FATCA, EMIR) sont des sujets qui impactent nos clients au quotidien. Les accords de Bâle III ont aussi changé la manière dont les banques traitent et rémunèrent les dépôts de ses clients sur des comptes de paiement.
Comprendre et avoir une longueur d’avance sur les régulations pour pouvoir adapter nos produits et nos solutions proposées aux clients est un enjeu majeur de notre métier en ce moment.
La gestion du risque et le respect de la conformité (compliance) prennent aussi une place primordiale dans nos métiers, et ces enjeux doivent être maintenant considérés avant toute chose.


Stage en Finance : Les Métiers en Finance de Marché

Vous ne savez pas exactement quels sont les différents métiers de la finance de marché ? Vous ne connaissez pas les différences concrètes entre les métiers de la finance d’entreprise et ceux de la finance de marché ? Vous hésitez entre Sales et Trading ? Entre Structuration et Quant ?

Grâce à cette vidéo claire et concise, Michael Ohana, fondateur d’AlumnEye, répond à toutes vos questions concernant les différents métiers de la finance  de marché proposés par les banques, en partenariat avec Jobteaser.

 

 

LA4  Voir aussi : AlumnEye dans Capital sur M6

 

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Qu'est-ce que le Private Equity en Real Estate ? Interview AlumnEye

Nous avons interviewé pour vous, au sein du Réseau AlumnEye, une Analyste en Private Equity en Real Estate dans un fonds d’investissement de premier plan à Londres. Elle nous décrit son métier, son quotidien dans le secteur du Private Equity en Real Estate, et d’où elle vient.

Peux-tu présenter le métier du Private Equity en Real Estate ?

 

real estate finance

Le Private Equity en Real Estate consiste à investir les fonds collectés d’un fonds d’investissement dans des actifs immobiliers. Ces actifs immobiliers peuvent être aussi bien des complexes résidentiels, des résidences étudiantes, des complexes hôteliers, des centres commerciaux, ou des immeubles de bureaux.

Les fonds d’investissement spécialisés dans l’investissement en immobilier peuvent adopter deux stratégies d’investissements :

  • Investir dans un actif immobilier déjà construit, effectuer des travaux de d’aménagement en accord avec la stratégie d’investissement (positionner l’actif sur un secteur plus haut de gamme par exemple), le commercialiser, et le revendre ensuite
  • Créer et développer un nouvel actif immobilier sur un terrain acheté, ou à la place d’un ancien actif. Il s’agit alors de mener d’importants travaux de construction selon une thèse d’investissement étudiée au préalable.

De ce fait, sur chaque projet d’investissement, il est essentiel de travailler en étroite collaboration avec différents spécialistes :

  • Les brokers (ex : CBRE, JLL, BNP Paribas, …), afin de récolter des données de marché et des informations sur des transactions comparables passées dans le secteur étudié,
  • Les développeurs, qui nous fournissent un budget précis des travaux de construction à intégrer aux modèles financiers,
  • Enfin, les banques, afin de négocier les montants et termes des prêts qu’elles souhaitent nous accorder.
LA4  Lire aussi : Qu’est ce que la gestion de patrimoine ?

 

Quelles étaient tes motivations pour postuler à un poste dans un fonds de Private Equity en Real Estate ?

 

Avant de postuler dans la branche Real Estate d’un fonds de Private Equity, j’avais déjà effectué un stage de 9 mois dans un fonds de LBO. Je savais alors que travailler dans un fonds d’investissement me plaisait. Ce métier concilie en effet une dimension qualitative, que l’on retrouve dans la nécessité d’étudier en profondeur un marché, d’en comprendre le fonctionnement, d’analyser les moteurs de croissance, et une dimension quantitative dans l’élaboration de modèles financiers, supports à l’investissement. Chaque nouveau projet d’investissement exige une phase de due diligence au cours de laquelle il s’agit de se forger une opinion argumentée sur l’opportunité d’investissement, afin de rédiger une thèse d’investissement.

Ainsi, après avoir découvert le LBO, je voulais découvrir un autre secteur de l’investissement, et j’ai pensé que l’immobilier pouvait être intéressant. Je n’étais pas du tout une experte du secteur avant d’intégrer le fonds, mais j’étais décidée à mieux comprendre les problématiques liées à l’investissement en immobilier.

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En quoi consistent tes tâches quotidiennes et celles de ton équipe ?

L’équipe était scindée en trois parties : Acquisitions, Asset Management & Accounting.

  • L’Equipe Acquisitions

L’équipe Acquisitions est chargée d’étudier les nouvelles opportunités d’investissement, et de formuler une thèse d’investissement argumentée et justifiée. Il s’agit alors de construire des modèles financiers, afin d’évaluer le potentiel Retour sur Investissement.

Dès lors, elle travaille avec les brokers, développeurs et banques afin de construire une vision à long terme de la vie de l’actif : l’acquisition, la phase de travaux, la commercialisation et la revente. Différents éléments essentiels interviennent : le plan de financement, le planning de commercialisation ainsi que le timing et le montant de la revente. L’équipe Acquisitions doit alors présenter les conclusions de ses recherches (Information Memorandum) au comité d’investissement du fonds, qui tranchera sur la décision d’investissement.

  • L’Equipe Asset Management

L’équipe Asset Management est chargée de gérer les actifs immobiliers dans lesquels le fonds d’investissement a investi. Elle veille au bon déroulement des opérations sur chaque actif immobilier, et contrôle que celui-ci se déroule en accord avec la stratégie prévue par la thèse d’investissement.

L’équipe s’occupe principalement de la gestion des travaux d’aménagement ainsi que de la commercialisation des actifs immobiliers.

    • Il s’agit pour l’équipe de quotidiennement échanger avec les sociétés en charge des travaux, et de régler les problèmes qui peuvent survenir, de contrôler que le montant des travaux est bien en ligne avec le budget prévu.
    • Elle pilote également la commercialisation des actifs immobiliers : travail avec les agences de marketing, négociation des baux commerciaux, dans l’objectif de toujours maximiser le taux d’occupation des actifs.
    • Enfin, elle se charge d’effectuer, tous les trimestres, une valorisation des actifs en portefeuille pour revue par les managers du fonds.

 

    • L’Equipe Accounting

      real estate private equity AlumnEye

L’équipe Accounting s’occupe des problématiques de comptabilité et finance (transferts de fonds, valorisation des actifs par exemple).

 En tant que junior, j’avais l’opportunité de travailler à la fois avec l’équipe Acquisitions et l’équipe Asset Management. Selon l’équipe avec laquelle je travaillais, je devais :

    • Créer des modèles de valorisation pour une opportunité d’investissement (sensibilités sur prix d’achat, de vente et levier initial, élaboration de plans de financement, réalisation de benchmarks pour le prix de vente).
    • Rédiger des synthèses sur un marché particulier (état actuel, KPI historiques et projetés, avis des brokers sur les perspectives à moyen terme).
    • Mettre à jour des tableaux récapitulatifs des locataires d’un actif immobilier.
    • Préparer les revues trimestrielles de portefeuille : valorisation des actifs et données qualitatives sur l’actif et son marché.
LA4  Lire aussi : Quelles opportunités en finance et en conseil dans les pays du golf ?

 

Quels sont les profils typiques des employés de ton équipe ?

Au bureau de Londres dans lequel j’ai travaillé, tous les membres de l’équipe ont fait leurs études à Londres, dans des écoles orientées Business comme la LSE, Oxford ou Cambridge. A noter que tous ont directement commencé dans des métiers liés à l’immobilier… Les membres de l’équipe Asset Management ont souvent effectué des études ou formations en architecture.

Au bureau de Paris, certains sont diplômés de Grandes Ecoles de commerce, d’autres de Grandes Ecoles d’ingénieurs.

Aucune spécialisation particulière en immobilier n’est demandée à l’entrée.

 

Peux-tu nous parler un peu plus en détail des grandes problématiques contemporaines liées à ton métier ?

Une des caractéristiques principales de l’immobilier est son caractère cyclique. En effet, le secteur connaît des variations sensibles de prix et de taux de capitalisation (« cap rate ») selon les phases du cycle. Ceci constitue une problématique importante à laquelle les investisseurs en immobiliers doivent faire face. Par exemple, des actifs immobiliers achetés en 2007 ont une valeur de marché aujourd’hui souvent inférieure à leurs prix d’achat.

La seconde problématique liée à l’investissement en immobilier réside dans le fait qu’il s’agit d’une activité largement corrélée à la conjoncture économique. Depuis la crise économique de 2008, les banques sont bien moins enclines à prêter de l’argent. Ceci contracte l’investissement en obligeant les fonds à réduire leurs leviers d’endettement initial, ce qu’ils ne sont pas toujours prêts à faire afin de garantir des rendements élevés à leurs investisseurs.

LA4  Lire aussi : Portrait d’une nouvelle génération de banquier

 

Merci beaucoup pour ces réponses, à très bientôt !

Si vous avez des questions additionnelles concernant le métier du Private Equity en Real Estate, n’hésitez pas à les poser en commentaires, nous les ferons passer et les ajouterons en edit de cet article.

Retrouvez des informations sur les différents métiers sur le blog AlumnEye !  


Qu’est-ce que l’Equity Research ? Interview Exclusive

Nous avons interviewé pour vous, au sein du réseau AlumnEye, un Analyste en Equity Research dans une banque Tier 1 à Londres. Il nous décrit son métier, son quotidien dans le secteur de la recherche Action, et d’où il vient.
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Peux-tu présenter ton métier ? 

L’Equity Research, encore appelée Recherche Action,  ou Analyse Sell-Side, est le département d’analyse financière des banques d’investissements  ou des brokers.

Le métier consiste à suivre quotidiennement des entreprises d’un secteur donné ; on appelle ce périmètre le « coverage ». Quelques exemples des différentes équipes existantes : Oil & Gas ; Luxury Goods ; Banks ; Healthcare … L’objectif de cette veille est de communiquer aux clients – gestionnaires d’actifs, asset managers, portfolio managers, … – des idées d’investissement ou, a minima, la température des marchés.

Point important, la Research s’appuie sur la somme d’informations PUBLIQUES fournies par les entreprises cotées elles-mêmes : rapports financiers trimestriels mais

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aussi communiqués de presse (« Press releases ») qui peuvent concerner des opérations de M&A, l’annonce de nouveaux contrats ou encore la décision d’investir dans de nouveaux outils de production. Il n’est pas rare non plus d’utiliser des données économiques issues des grandes institutions internationales pour tout ce qui concerne les données macro (PIB…). Concrètement, le métier consiste en la rédaction de notes sectorielles ou portant sur une seule entreprise (« Single Stock ») . Une fois la note achevée, on s’attelle au marketing de ce produit auprès de la clientèle.

Contrairement à l’idée que j’en avais, la comptabilité et la finance ne sont pas au cœur de l’analyse – c’est juste le langage de base qu’il faut maîtriser ; les Analystes financiers tendent a décrypter les stratégies des entreprises et à porter des jugements sur celles-ci, évidemment à partir de la partie émergée de l’iceberg que sont les états financiers et les news quotidiennes.

LA4  Lire aussi : Les métiers et secteurs de la finance

Quelles étaient tes motivations pour postuler à un poste en Equity Research ?

Ce métier combine les compétences de finance d’entreprise et l’expérience des marchés financiers (et parfois les horaires !). Généralement, les équipes sont de taille réduite.  Il est donc possible, même au niveau junior, d’avoir des responsabilités.

C’est également un métier qui offre la possibilité de devenir un expert dans son domaine. Cela prend quelques années mais au bout de 6 mois, déjà, on devient capable de parler des grandes problématiques de son secteur et d’isoler les winners et loosers au sein de son coverage.

C’est enfin une excellente formation pour, à terme, passer côté investisseur – le fameux « buy-side ».

 

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En quoi consistent tes tâches quotidiennes et celles de ton équipe ? 

Bon à savoir avant d’intégrer une équipe d’Equity Research : les équipes sont assez bipolaires. D’un côté, des seniors qui connaissent parfaitement les entreprises et qui génèrent des idées. De l’autre, des juniors qui fournissent les données nécessaires à étayer ces idées et qui allègent la charge de travail dans tout ce qui est du domaine routinier.

En ce qui me concerne, voici la liste de mes tâches quotidiennes en tant que junior :

  • Mise à jour quotidienne des tableaux de suivi de performance des actions et des résultats financiers des entreprises. C’est un travail important car il permet de voir au jour le jour si des actions sont chères ou pas, ce qui peut nous amener à revoir nos ratings.
  • Préparation de tous les tableaux (« exhibits ») destinés a être publiés lors de la rédaction de notes de recherche. Cela peut aller du très précis (telles données de 20XX a 20XX au plus flou, et dans ce cas, c’est au junior de trouver des données intéressantes à montrer.
  • Au moment des résultats trimestriels : préparation des commentaires destinés a être publiés (en attendant l’annonce des vrais résultats financiers). Puis on complète nos modèles avec les chiffres publiés par les entreprises.
  • Réponse à des requêtes clients. Cela peut aller de la simple transmission de nos données à la recherche d’informations complexes sur internet et dans les archives des entreprises.
  • Recherche sur des projets plus long terme : pas de rush sur ces tâches là. Ces projets sont en toile de fond : les seniors savent qu’ils pourront avoir besoin de ces données dans le futur mais il n’y a pas d’impératif horaire.

Les seniors en Equity Research ont un quotidien sensiblement différent :

  • Ils scrutent le news flow, principalement l’actualité concernant les entreprises qu’ils couvrent mais aussi du ou des secteurs voisins et de l’économie en général, ceci dans le but de glaner des idées et de rédiger des commentaires (courts) ou des notes (plus longues).

50 calls par semaine et par analyste est un minimum requis

  • Ils passent des coups de fils aux clients – 50 calls par semaine et par analyste est un mimimum requis – ainsi qu’aux personnes chargées des relations investisseurs (« IR ») pour prendre la température des entreprises.
  • Enfin, ils animent des meetings clients, souvent directement dans les locaux des clients, ce qui implique des déplacements mais essentiellement à Londres. Les calls et les meetings clients constituent la partie « marketing » du métier d’analyste financier.
LA4  Lire aussi : Qu’est ce que la gestion de patrimoine ?

Quels sont les profils typiques des employés de ton équipe ?

Les profils varient en fonction des nationalités. Les britanniques sont surtout issus d’Oxford ou de Cambridge avec en général un diplôme de Bachelor. Ils sont souvent diplômés en Humanités (philosophie, sociologie, histoire, littérature). On trouve aussi des profils scientifiques.

En ce qui concerne les autres nationalités, les cursus académiques sont orientés Business. On trouve par exemple beaucoup d’italiens de la Bocconi, de français issus des Ecoles de Commerce et Science Po. Contrairement aux britanniques, ils sont généralement recrutés au niveau Master.

A noter pour les profils d’analyste : le CFA level  1 est exigé pour les juniors – ils le passent dans leur première année d’analyste. La CFA Certification (niveau 3) est fréquente pour les plus Analystes seniors.

Peux-tu nous parler un peu plus en détail des grandes problématiques contemporaines liées à ton métier ?  

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Dans le métier d’Equity Research en général, j’identifie les problématiques suivantes :

  • Il existe de nombreux conflits d’intérêtspossibles avec les autres grands métiers de la Banque :
    • Trading : ne pas diffuser nos changements de rating au trading floor avant la publication officielle.
    • Asset Management : même conflit d’intérêt.
    • Investment Banking : ne pas essayer d’avoir des informations confidentielles auxquelles aurait accès les équipes de M&A, ECM, DCM, Leveraged Finance (ayant accès à de l’information privée). Ne pas être influencé dans nos ratings par les opportunités de deals avec les clients corporate (mettre un rating défavorable à l’un de nos clients M&A peut mettre en péril la relation commerciale par exemple).
  • D’un point de vue plus général, il y a une nécessité de rendre les métiers de Recherche plus économiques, afin tout simplement qu’ils puissent perdurer. En effet, le département Recherche est habituellement perçu comme un centre de coûts. Dans un contexte économique difficile et du fait des restructurations récentes, la fonction Research est en plein respositionnement. Dans les faits, il devient difficile d’obtenir le juste prix de la Recherche auprès des clients investisseurs. La rémunération s’effectue en effet par le partage des commissions entre le Trading, les Sales et la Recherche.
  • La grande variété des clients de la Recherche nécessite d’adapter son discours en tant qu’Analyste. Par exemple, la multiplication des HedgeFunds, consommateur de recherche mais avec un horizon temporel souvent différent des fonds Long-Only traditionnels nécessite d’avoir des vues sur un share price à disons 6 mois au lieu de 2 ans.

Quelle différence entre l’Analyste en Equity Research (Sell-Side) et l’Analyste Buy-Side ?

Il y a une vraie distinction entre ces deux métiers : même si le métier paraît semblable, la logique est relativement différente : d’un côté le Sell-Side a pour objectif ultime de générer des commissions auprès de son trading floor – et ce en rendant le marché aussi transparent que possible pour inciter les investisseurs a être actifs ; de l’autre l’analyste Buy-Side est là pour conseiller au mieux son gérant de portefeuille après avoir « digéré » les notes du Sell-Side et s’être fait sa propre opinion sur une entreprise ou un secteur. Le marketing du travail d’analyse

keep calm analyst

est donc très différent  En outre, les Analystes sell-side sont très spécialisés – ils couvrent en général une dizaine d’entreprises alors que les Buy-Side sont plus généralistes – 40/50 entreprises sont en permanence sur leur radar. Pour illustrer ceci je dirais que par exemple, en IBD, le secteur pétrolier sera reparti parmi des Analystes en suivant une structure matricielle : 3 grandes régions (Americas, Europe, Asia) et 4 maillons de la chaîne de valeur (Integrated – Services – Raffinage – Exploration & Production) soit une douzaine d’Analystes . En revanche, selon sa taille, une firme Buy-Side couvrira ce secteur avec seulement 2 ou 3 Analystes.

Il est intéressant de noter que d’’après un sondage auprès des investisseurs en Buy-Side, le principal atout du métier d’Analyste en Sell-Side est le corporate access, i.e. l’accès direct à des investisseurs et des clients corporates grâce aux relations entretenues par les départements de Recherche.

LA4  Lire aussi : Lumière sur le Shadow Banking

Un analyste en Equity Research buy-side est-il destiné à devenir portfolio manager ?

Il n’y a malheureusement pas de réponse unique à cette question, tout dépend de la structure.

Des fonds de taille réduite auront par exemple des positions de type « Analyste-gérant », qui combine les deux facettes.

Un fonds comme Fidelity ne recrute des juniors, dans son département « Investment », que pour des jobs en Equity Research. Selon leurs qualités (synthèse/analyse, vision macro/micro, etc…) et leur choix, les personnes deviendront PM ou resteront analystes.

Ce qui caractérise le plus un analyste (buy-side ou sell-side), c’est l’expertise sectorielle. Si son fonds est également organisé de manière sectorielle le passage d’analyste à PM semble plus évident. Un fond plus généraliste s’appuiera plutôt sur des analystes, qui conseilleront un PM chargé de la gestion du portefeuille…

L’Equity Research sell-side est-il le meilleur moyen de passer buy-side, et si oui après combien d’années ?

A défaut d’y débuter directement, le sell-side représente la meilleure opportunité pour se diriger vers le buy-side, la technique d’analyse financière étant la même.

Le passage peut se faire à peu près à tous les niveaux.  Rare – mais pas impossible – pour un Analyst, il est le plus fréquent au niveau Associate et se corse un peu après – un VP « coûte » cher et le Buy-Side peut se montrer frileux niveau salaire avant d’avoir vu les réelles performances d’un individu (stock picking, market timing, alpha generation). Le fait de couvrir personnellement des entreprises est évidement un plus et en sell-side, l’attribution d’un coverage intervient généralement au niveau Associate, parfois dès l’année d’Analyst 3.

Néanmoins, certaines positions en buy-side privilégient d’autres background : traders pour certains HF voire des profils encore plus mateux (quant/structu…), M&A pour le PE ou certains HF « event-driven », …

LA4Lire aussi : Qu’est ce que le Transaction Services ? Interview

Merci beaucoup pour ces réponses, à très bientôt !

Si vous avez des questions additionnelles concernant le métier de l’Equity Research, n’hésitez pas à les poser en commentaires, nous les ferons passer et les ajouterons en edit de cet article.

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Interview : le métier de Quant en Hedgefund

Nous avons interviewé pour vous, au sein du réseau AlumnEye, un Analyste Quantitatif dans un Hedgefund à Palo Alto. Il nous raconte son parcours et son quotidien.

 

Peux-tu présenter ton métier ?

Je suis Analyste Quantitatif / Trader dans un fonds d’investissement américain spécialisé dans les devises. Au sein d’un fonds d’investissement, l’équipe de Portfolio Management est généralement composée d’un ou plusieurs managers et d’une équipe d’analystes à profils plus ou moins techniques.

Mon rôle en tant qu’Analyste Quantitatif dans ce fonds est principalement de :

  • Suivre l’évolution des stratégies déjà déployées et analyser les performances.
  • Développer et implémenter de nouvelles stratégies de trading systématique.
  • Apporter une analyse technique qui complète les différents projets de recherche menés par l’équipe.

Dans mon cas, je passe environ 50% de mon temps à trader et contrôler les portefeuilles et 50% dans un rôle de pur analyste quantitatif en alternant entre les trois fonctions listées ci-dessus suivant les périodes. Selon la taille de l’équipe et la structure du fonds d’investissement, le Quant pourra être amené à être focalisé plus particulièrement sur une de ces tâches uniquement.

AlumnEye Quant

Enfin, pour apporter plus de couleurs au secteur des devises, j’ajouterais qu’il s’agit d’une classe d’actif classifiée d’alternative par rapport aux classiques : Equities, Fixed Income, Commodities. Elle est donc propice aux stratégies de hedgefunds puisqu’elle permet d’obtenir des performances souvent peu corrélées avec le marché action ou le marché de la dette. C’est donc un moyen diversifier intelligemment un portefeuille. Par exemple, il est peu probable qu’investir sur la paire AUD/NZD (Australian Dollar vs New-Zealand Dollar) ait une quelconque corrélation avec un investissement sur le CAC 40.

Par ailleurs, Il existe deux façon complémentaires de trader les devises : l’analyse technique/graphique (paliers de supports et résistances, retracements de Fibonacci…) ou bien l’analyse macro-économique (étude politique et économique d’une région, analyse des décisions des banques centrales, analyse du pouvoir d’achat…).

Les stratégies appliquées relèvent du trading Moyenne et Basse Fréquence, car nous gardons des positions durant la nuit.

LA4  Lire aussi : Comprendre les stratégies d’investissement des Hedge Funds

 

Quelles étaient tes motivations pour postuler à un poste en Analyste Quantitatif en Hedgefund ?

[pullquote-right]Beaucoup découvrent après les premières années que le terme de trading recouvre essentiellement un travail d’exécution.[/pullquote-right]

De nombreuses personnes sont attirées par la finance de marché pour devenir trader. Cependant, beaucoup découvrent après les premières années que le terme de trading recouvre essentiellement un travail d’exécution. Il m’a paru important de commencer dans un rôle d’analyse dans un premier temps, de manière à avoir une vision plus globale par la suite. La partie trading est évidemment importante, mais lorsque l’on développe des stratégies, on est naturellement amené a les implémenter/trader soit même par la suite. Après quelques années, ce poste d’Analyste Quantitatif évolue généralement vers des rôles de Portfolio Manager (ndlr : gérant de portefeuille, responsable d’un book de trading) ou directeur des recherches.

A savoir, l’analyste quantitatif sell-side (ndlr : travaillant en banque, contrairement à l’analyste buy-side travaillant en fonds) est plus étroitement lié à une équipe de recherche et la partie implémentation/trading est assurée par une équipe différente.

 

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En quoi consistent tes tâches quotidiennes et celles de ton équipe ?

Voici un planning de ma journée-type :
5:30 du matin : Arrivée au bureau (je travaille en effet à Palo Alto, d’où l’horaire matinal).
5:30-6:30 Avant l’ouverture du marché à 6:30 : mise à jour des books. Analyse du marche pré-open. Analyse des indicateurs économiques asiatiques.
6:30-7:30 Recalibrage des modèles. Génération des signaux de trading. Trading.
7:30-8:00 Sales conference call : on informe les sales sur les indicateurs du jour, la performance des fonds de la veille…QA8:00-11:00 Travaux sur projets existants. (Ajustement des portefeuilles les jours où le marché est volatile.)
12:00-13:00 Recalibrage des modèles. Génération des signaux de trading. Trading avant la fermeture des marchés à 13:00.
13:00-14:30 Après la clôture, meeting avec les analystes / Présentations de recherches / Discussions des expositions des portefeuilles / Discussion sur les indicateurs économique du lendemain.
14:30-15:00 Analyse des performances du jour, analyse des risques / Travaux sur projets en cours.
15:00 Je quitte le bureau. Parfois plus tard selon urgence des projets en cours.

A noter : On trade rarement après 1:00PM mais ça peut arriver. Le marché FOREX étant OTC, over-the-counter, ça n’est pas un problème (ndlr : un marché OTC est un marché où l’on peut trader directement avec la contrepartie, sans passer par l’intermédiaire de la Bourse). La liquidité est parfois moins bonne et donc les prix légèrement moins compétitifs, mais cela reste négligeable comparé au mouvement potentiel des devises pendant la nuit.

 

Quels sont les profils typiques des employés de ton équipe ?

Les diplômes les plus représentés sont : MS Computer Science, MS Financial Engineering, MS Political Science, Phd.

 

Peux-tu nous parler un peu plus en détail des grandes problématiques contemporaines liées à ton métier ?

Forex AlumnEye

Le marché du FOREX (ndlr : Foreign Exchange, le marché des devises) est le plus liquide des marchés. Le volume moyen par jour est d’environ 4 trillions de dollars échangés. De par la diversité des acteurs cela en fait un des marchés les plus flexibles d’un point de vue régulation, contrairement aux autres marchés. Par exemple il n’y a pas d’insider trading (théoriquement, aucun acteur ne peux faire bouger le marché à lui seul). Cependant, il est important de noter que, du fait du développement rapide des plateformes de trading électronique, les métiers de trading sur FOREX se réduisent avec le temps (sauf sur produits structurés et d’options). Au contraire, la demande en analystes quantitatifs reste élevée, mais il leur devient obligatoire d’avoir un excellent niveau de programmation.

 

Merci beaucoup pour ces réponses, à très bientôt !

Si vous avez des questions additionnelles concernant le métier d’Analyste Quantitatif, n’hésitez pas à les poser en commentaires, nous les ferons passer et les ajouterons en edit de cet article.

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