Summer Internship en Finance : le meilleur moyen d'être embauché en banque ?

Pourquoi faire un Summer Internship dans une banque ? 

 

À l’heure actuelle, les offres d’emplois en Banque d’Affaires et en Finance de Marché se font aussi rares que les vertus du tabagisme, et il semble de plus en plus que le Summer Internship est une des valeurs les plus sûres pour décrocher un Graduate à Londres, ou un CDI en France. Bref, un « full-time » comme on dit dans le jargon.

 

london internship

 

Qu’est-ce qu’un Summer Internship ?

 

Alors qu’est-ce qu’est le Summer ? Le Summer Internship est un stage rémunéré qui dure environ deux mois (souvent de huit à dix semaines), et qui, comme son nom l’indique, se déroule l’été. Les candidats européens font leur Summer Internship à Londres ou optent parfois pour le Summer Internship en Asie, quand les Summer à New York sont généralement réservés aux candidats américains.

Ce programme a plusieurs particularités :

 

  • La sélectivité : plus de 17000 candidats ont apply au Summer Internship de Goldman Sachs en 2013. Les candidats de toute l’Europe postulent à ce programme d’élite. Il est indispensable de mettre toutes les chances de son côté pour faire la différence, et de se créer un Réseau au sein des différentes banques pour optimiser ses chances.

 

  • Les rotations au sein de différentes équipes : les candidats effectuent des rotations sur différents desks pour acquérir le maximum de connaissances en très peu de temps. Ainsi, au sein du Summer Internship Securities de Goldman Sachs, les candidats effectuent 10 rotations en 10 semaines ! Les autres banques proposent généralement entre 2 et 3 rotations, sur des équipes métiers, produits ou géographies différentes. Par exemple, un Summer Intern en Securities pourra faire une rotation en Sales Emerging Market, en Trading Fixed Income et en Structuration sur produits Hybrides de Taux. De la même manière, un Summer Intern en Investment Banking pourra travailler au sein d’une équipe M&A spécialisée en Telecom Media Tech (TMT) puis faire une rotation dans une équipe de Leveraged Finance.

 

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  • La rémunération : le Summer Internship est un programme qui rémunère ses stagiaires comme de véritables Analystes. Concrètement, un Summer Intern à Londres gagne souvent près de 4500€ par mois, quasiment net d’impôts. C’est une indemnisation extrêmement confortable, qui permet à des étudiants de vivre la grande vie durant les quelques semaines que dure le programme.

 

  • L’ambiance de travail : tout au long du programme, les candidats sont évalués. Ils passent d’une équipe à l’autre, travaillent sur des projets en parallèle, avec de nombreuses deadlines. Ils assistent à des présentations de la banque et des différentes business units, et sont fortement incités à participer à de nombreux événements de networking destinés à leur faire rencontrer un maximum de personnes au sein de la banque. Le but est de se faire connaître et de se faire apprécier, car le moindre avis négatif d’un membre d’une équipe et le candidat n’a plus aucune chance d’intégrer celle-ci à la fin de l’été.

 

  • L’objectif final : l’objectif pour tous les candidats lors d’un Summer Internship est de décrocher une offre d’emploi à la fin du programme. Pour cela, il est indispensable de faire la différence afin que les opérationnels expriment le souhait ferme de garder le candidat à temps plein au sein d’une équipe. C’est dans ce cas seulement que le Summer Internship débouche sur une offre d’emploi en Graduate au sein de la banque.

 

  • L’embauche : les taux d’embauche à l’issue d’un Summer Internship sont très importants, ce qui en fait la voie royale pour être embauché au sein d’une banque. Ainsi, il n’est pas rare de voir plus de 70% d’une promotion de Summer Interns embauchés en Graduate Program l’année suivante. Les mauvaises années, ces taux d’embauche peuvent chuter jusqu’à 30%, mais rarement en dessous car la banque a besoin de renouveler sa base d’Analystes même si l’activité est réduite.

 

  • Le processus de recrutement : il est extrêmement long. Près de 4h de candidature par banque. Pour la majorité des banques, il nécessite un CV, une Lettre de Motivation, des rédactions d’essais en ligne. Le processus varie en fonction des banques, mais pour beaucoup d’entre elles les candidats auront quelques jours pour répondre à des tests numériques, logiques et/ou situationnels en ligne. En savoir plus sur les tests numériques.

 

Si la candidature du candidat est retenue, il est rappelé pour un premier tour d’entretien. Sinon, sa candidature est oubliée dans l’immense corbeille de l’Histoire. Elle ressortira des cartons le jour où il sera nommé CEO d’une entreprise cotée : « à l’époque j’avais postulé chez Goldman Sachs, sans réponse… »

 

La suite du processus de recrutement est tout à fait balisée. Mais pas au sens d’une balise qui vous aide et vous guide. Ici, tout est fait pour vous perdre. Les différents éléments à travailler pour réussir les processus de recrutement pour les Summer Internships : candidater au bon moment, rédiger les essays, passer la sélection en ligne, préparer les questions d’actualité financière, peaufiner les questions « competency-based », travailler les tests numériques, logiques et situationnels, se confronter à des brainteasers, maîtriser les pré-requis techniques en fonction de votre division (IBD ou S&T) et enfin travailler spécifiquement le « pourquoi cette banque et pas une autre ? ».

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LA4Lire aussi : Assessment Center : une journée dans la peau d’un candidat 

 

Pour mettre toutes les chances du côté des membres du Réseau AlumnEye, nous avons réuni la totalité des questions techniques et de fit qui sont posées en entretien. Nos membres ont accès à cette database exhaustive, avec les questions réparties par banque et par métier. Lors des trainings, nos membres sont formés à tous les points techniques. Il s’agit aussi de parler de la Banque et du métier qui vous attire, c’est pourquoi AlumnEye a développé un Réseau à votre service pour en savoir plus sur les métiers en Finance.

Si vous ajoutez aux trainings AlumnEye une bonne préparation individuelle, un CV et une LM bien travaillés, et une lecture quotidienne du FT, là vous pourrez considérer que vous avez mis toutes les chances de votre côté, et il en faut, pour se sortir de ce parcours semé d’embûches qu’est la quête du Summer Internship.

 

Vous n’avez pas encore mis un pied dans la banque de vos rêves ? Le Summer Internship est accessible ! Faites la différence en entretien en M&A, Private Equity, Finance de Marché grâce à une formation par des professionnels de Goldman Sachs, Perella Weinberg, BCG, Bain et tous les comptes rendus d’entretiens détaillés.


Comment bien choisir sa Banque ?

Comment bien choisir sa Banque ?

 

[dropcap]C[/dropcap]eci n’est pas un article qui répond à l’impérieux besoin d’un étudiant, ni même à celui d’un jeune couple, qui souhaite emprunter au meilleur taux possible afin de financer sa maison ou ses études. Ou bien l’inverse.
Non, cet article s’adresse aux gens qui hésitent entre différentes banques où travailler (après, bien entendu, y avoir postulé, et avoir réussi les entretiens de recrutement). Il y a différents paramètres à prendre en compte, certains avec plus d’importance que d’autres.
Pour les fans, possibilité donc de faire un tableau pros & cons.

 

Brand Name

Le pouvoir du nom, la puissance de la marque : c’est un paramètre essentiel, le prestige fait beaucoup dans ce milieu ésotérique. Chaque banque forge sa réputation, à coup de fusions gigantesques, de scandales financiers, de bénéfices plus élevés qu’une tour de Babel en 2.0, ou de sauvetages gouvernementaux.
Si aujourd’hui, le seul nom de Goldman Sachs fait s’ouvrir un bon nombre de portes, c’est grâce à la puissance de ce brand name, et c’est donc logiquement un des critères de choix pour choisir la banque où l’on souhaite travailler, car l’on sera ensuite soi-même représentant de ce nom, et porté par celui-ci.

 

 

Deal Flow

Le Deal flow d’une banque est le nombre et le volume des transactions réalisées. Du deal flow dépendra votre bonus, de manière directe ou indirecte.. Sur un desk de finance de marché, on ne parlera pas de « deal flow » mais de volume d’activité. Il est prudent de choisir des desks qui ont le vent en poupe : produits d’inflation, de volatilité, de crédit et de change. A l’inverse, des produits comme les structurés de crédit ont vu leur activité grandement diminuer depuis 2008. C’est un facteur important pour la pérennité de la banque, la sécurité de votre emploi, et la taille (souhaitée) de votre île déserte.

 

Salaire

Les salaires de juniors en Banque sont globalement harmonisés en Europe et au Royaume-Uni, si l’on prend en compte les différents niveaux de vie. Le salaire est donc un faux critère de choix pour un emploi. Notez toutefois que les taux d’impositions sont significativement plus faibles en Asie. Quoi qu’il en soit, que vous soyez simple Analyste, ou bien Partner, il y a de quoi se payer l’apéro.

 

 

 

Culture de la Banque

Toutes les banques n’ont pas la même culture d’entreprise. C’est un facteur fondamental dans votre choix. Sens de la hiérarchie, culture du facetime ou staffing sauvage, les règles du jeu diffèrent selon les banques, et mieux vaut être prévenu lorsque l’on signe son offre !

 

 

 

Expertise et Management

Chaque banque est réputée pour un secteur d’activité donné. Une banque comme Deutsche Bank sera réputée pour sa practice DCM là ou une boutique comme Qatalyst sera reconnue pour son expertise dans le secteur des Technologies. Il en va de même pour les salles de marché. La Société Générale est ainsi réputée pour son expertise dans les Dérivés Actions. Souvent, cette expertise est liée aux précédentes expériences des Partners de la Banque.

Pour vous aider à faire votre choix, ou bien pour mieux connaître les spécificités internes des différentes banques, AlumnEye vous ouvre les portes de son réseau lors de ses séminaires.

LA4  Lire aussi : Les métiers de la Banque d’Affaires

 


CV: Les 13 Conseils pour ne pas se tirer une balle dans le pied. Voire la jambe, pour certains.

Faire un CV complet, c’est bien, c’est important. Oui, mais voilà, pour postuler en Banque, ça n’est pas suffisant. Le niveau d’exigence est si élevé que la moindre coquille sera discriminante, voire éliminatoire. D’où la nécessité d’avoir un CV affuté auquel vous aurez consacré de nombreuses heures de travail, un soin particulier ainsi que plusieurs relectures par vos pairs.

D’expérience, on ne trouve qu’un nombre extrêmement limité de CV sans coquilles. Or c’est cela qui fera la différence lors de votre candidature. Cet article vous donne des éléments pour passer cette première étape haut la main.

1. Ne pas inscrire d’objectif, du type « Objectif : décrocher un stage en M&A ». Si vous envoyez votre CV, il est déjà suffisamment évident que vous voulez ce poste. Vous n’avez pas assez d’espace sur une page pour le superflu.

2. Le CV doit être court : une page. Seuls les banquiers expérimentés avec un CV listant les deals sur lesquels ils ont travaillé pourront se permettre de s’étendre sur 2 pages.

3. Le formatting doit être soigné, aéré net et sobre. Pour la banque et le conseil, ne rien tenter de folklorique visuellement, un CV doit être sobre et professionnel.

4. Ne pas faire de phrases entières, les employeurs ne les liront pas. Les plus courtes seraient les meilleures. Il est temps d’oublier le traditionnel triptyque sujet verbe complément. En anglais, utiliser le passé (handled, realized…).

5. Renseigner une adresse mail professionnelle. Rappel : berlusconi28@hotmail.com n’a rien de pro ou de rassurant.

6. Ne pas surcharger d’adjectifs ou d’adverbes : l’emphase cache souvent une faiblesse structurelle.

7. Ne pas mentionner des activités ou des expériences professionnelles qui n’ont pas leur place dans un CV. Chez AlumnEye, on a déjà vu passer un « bodybuilding » dans la liste des Intérêts d’un candidat en Banque.

8. Ne pas mettre de photo, c’est à proscrire si vous postulez dans une banque anglo-saxonne. Si vous n’avez pas un physique de radio, vous pouvez toutefois ajouter une photo, surtout si vous postulez pour un poste de Sales en France.

9. Ne pas mentionner des informations personnelles non nécessaires, comme le statut marital, la religion, voire le numéro de sécurité sociale : vous donnerez ce genre d’infos lorsque vous épouserez le recruteur. Pas avant.

10. Ne pas mettre de références, cela fait perdre de la place. Le recruteur les demandera de toute manière s’il le souhaite.

 

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11. Ne pas mentir sur votre CV : Les background check sont monnaie courante. Ils ont lieu après l’obtention de votre offre et consistent en une vérification minutieuse de toutes les informations que vous avez fournies. Si l’employeur décèle une anomalie, vous risquez de remettre en cause cette offre.

12. Toujours envoyer son CV sous format PDF, sauf mention contraire, essentiellement pour des questions d’affichage du formatting. Après la conversion en PDF, faire attention que votre CV fasse bien 1 page.

13. Les erreurs les plus courantes à traquer : éliminer les doubles espaces, harmoniser les polices de vos titres et sous-titres, vérifier que la taille des tirets est la même, et que vous êtes cohérents sur les points finaux en fin de phrase.

Maintenant, maîtrisez votre CV sur le bout des doigts, et soyez prêts à développer chaque ligne que vous y avez glissée, que ce soit dans un ascenseur, en forum de recrutement, ou en entretien. 

Une fois cette étape passée, vous êtes prêts pour postuler à un séminaire AlumnEye.

   Lire aussi : Les tests standardisés (GMAT, TAGE, MAGE, TOEIC, …) Lesquels passer et lesquels mettre sur son CV